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Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération... A me faire des retours, des commentaires ou à me retrouver sur Le groupe du vin...

dimanche 19 novembre 2017

Des vins et un super diner

Bonjour à tous,

Quelques jolis vins ces dernières semaines et un super diner avec Michel et Nicolas, et donc forcément des Rieslings :-). Déjà que j'en avais ouvert beaucoup avant ce diner, un CR pour les amateurs de Riesling...

Même si ces 2 là, furent dégustés quelques jours avant :

Riesling, Mann Schlossberg 2012 : Un nez comme j'adore, mais entre 2 ages, mirabelle, pomélos mûr, note floral, épice, fond cire d'abeille, terpénique pointe tourbée. La bouche est ronde, large, ample, matière soyeuse pointe de gras, huile, puis de la tension, qui donne un côté acidulé à ces notes de mirabelle, plus orange que pomélos, note épice et floral, fond cire d'abeille, léger tourbé. La finale est ronde, belle fraicheur tonique et belle persistance de mirabelle, d'agrume mûr, le côté tourbé sur fond de cire d'abeille. Pas super complexe car entre 2 ages, (a perdu un peu de complexité par rapport à sa jeunesse) mais très gourmand. Excellent 92 17 Attendre pour que le vin bascule dans les aromes secondaire et gagne en précision (potentiel 93/94)

Riesling, Ginglinger Drei Exa 2015 : Un nez séduisant, élégant, expressif, d'agrume, orange, pomélos, note fleur blanche, pointe citron vert, fond terpénique, roche. La bouche est tendue, droite, matière qui se déploie en milieu de bouche, petite pointe de vivacité, sur le citron, puis plus pomélos, note fleur blanche, citron vert, fond terpénique et pointe roche. La finale est fraiche, toujours cette vivacité, tranchant, mais une belle persistance tonique d'agrume pomélos, de citron vert, note fleur blanche, fond léger résine et ce cote crayeux, salin. TB-Excellent 90 (16)

Australie, Clare Valey, Kilikanoon Block Road Cabernet Sauvignon 2004 : Un nez de liqueur de cassis avec un côté lourd, kirchée, sucrée, note bonbon à la fraise, typé tagada et vanille, fond balsamique marqué. La bouche est charpentée, droite, tanins soyeux, c'est frais et sucré, ce qui donne l'impression d'un bonbon acidulé au cassis, note fraise et vanille, fond balsamique. La finale est fraiche et sucré, persistance plutôt longue mais sur des aromes de bonbons acidulés cassis, fraise, vanille et fond balsamique. Pas mon style du tout. Jeune c'est trop boisé et fougueux, vieux c'est trop sucré, simple, bonbon... Même si à 24H, le vin est plus harmonieux, moins virulent, extrême, quand boire ces vins ? B 86 14+ pour les amateurs...

Ce vin a d'ailleurs fini dans le Bourguignon prévu pour Michel et Nicolas. La veille du diner, j'avais déjà ouvert un vin de Michel( pour accompagner un pad thai), ce qui a permis de réaliser une mini verticale de Pfersigberg dans le WE.

Riesling, Ginglinger Pfersigberg Hertacker 2012 : Un nez appétant, d'agrume typé pamplemousse, note florale, puis plus chaleureuse pain d'épice, thé de noel sur un fond de résine, cire d'abeille. La bouche est droite, à la matière aérienne mais dense au beau toucher soyeux, de la tension, une sensation de mousse légère, sur le pamplemousse, un peu plus amer, note pain d'épice gourmande, fond résine, cire d'abeille. La finale est équilibrée, de la tension, de l'intensité et de la finesse, tout ce que j'aime, avec ce coté enlevé, aérien, sur le pamplemousse, note pain d'épice, et fond cire d'abeille, résine. Pas super complexe aromatiquement (entre 2 ages ?) mais une structure que j'adore. Excellent 93 (17)

Et du coup le lendemain, 3 rieslings apportés par Michel. Je passe le Drei Exa 2008 qui avait un léger gout de bouchon. On commence en aveugle par :

Riesling Ginglinger Pfersigberg 2009 : Un nez classe, qui fait bien mûr, d'agrume, mandarine, orange confite, note floral et d'épice, fond pétrolant. La bouche est ample, ronde, bien mûr, matière soyeuse au veau toucher satiné, mais de la structure de bout en bout qui dynamise le vin, pas spécialement de sucre ressentie, sur l'agrume mûr, gourmand, de la délicatesse, note fleur jaune un peu chaleureuse, mandarine, fond de roche et pétrole. La finale est ronde avec de la finesse, profil sec, qui reprend même de la tonicité, comme une tension sous-jacente, belle persistance d'agrume mûr, de mandarine, note florale et fond pétrolant. On sent le millésime chaud et mûr, je pars sur un Pfersigberg 2000, mais c'est trop vieux, alors j'évoque un 2006 réussi, sinon un 2009. Pa si mal, en tout cas pour un 2009, ça envoie. Excellent 92 (17)

Pour ce dernier Riesling, je retranscris le CR de Nicolas, magnifique, quel talent oenololittéraire :-) :

Riesling Ginglinger Pfersigberg 2002 : Je n'avais plus recroisé ce vin depuis une fameuse horizontale de riesling 2002 organisée par Thierry Meyer à la Taverne Alsacienne en 2005. A désormais 15 ans, ce Pfersigberg 2002 offre un bouquet impressionnant de jeunesse, d'intensité, de pureté ; le fruit n'a pas pris une ride, il explose sur le brugnon... bien mûr, les fruits acidulés, le citron vert, le silex et une pointe fumée. L'attaque en bouche est juteuse, sphérique, très musclée/concentrée : l'équilibre global est rigoureusement sec mais très charnu. La structure semble s'être beaucoup étoffée au vieillissement car j'avais le souvenir d'une cuvée plus svelte et longiligne. L'ossature calcaire du Pfersigberg s'affirme sur la longueur, avec une charpente acide puissante qui prolonge le vin à l'infini et cette sensation si particulière de mâchouiller de la craie, qui marque la langue et le palais. Très grand vin, d'une jeunesse ébouriffante.

Je suis entièrement d'accord et d'ailleurs, le vin n'a pas fini la soirée... Excellent 95 (18) pour ma part (et celle de Sylvia)

Ensuite on passe au rouge :

Pauillac, Chateau Grand Puy Lacoste 1996 : Un nez expressif, très classique, liqueur de cassis, note graphite, cèdre, pointe poivron rouge, fond champignon, puis cuir. La bouche est charpentée, belle structure, fraiche, joli tanins, fins et soyeux, c'est profond, droit, sur la cassis, assez pur, note graphite, cèdre, pointe poivron rouge, fond entre cuir et champignon. La finale est fraiche, tonique, puissante, persistance intéressante de cassis, de graphite, cèdre fond de cuir. Pas super complexe, profil plutôt austère mais très bien fait, un Bordeaux très classique manque un poil de maturité/gourmandise pour moi. Excellent 92 (17)

Nuits Saint Georges, Mugnier Clos de la Maréchale 2007 : Un nez discret à l'ouverture et marqué d'une note animale peu élégante puis après 4H, ça devient plus élégant, délicat sur le fruit rouge, framboise, note épice typé girofle pointe fleurie pivoine, fond amande, carroube à peine fumé. La bouche est corpulente, large, délicate, pas très dense mais tanins veloutés, enrobant une jolie fraicheur, c'est mûr, acidulé sur la framboise, les épices girofle, pointe pivoine, fond plus cacao et fumé. La finale est fraiche, acidulée, tonique (pas super dense, un poil fuyante) mais belle persistance de framboise, de girofle, de pivoine, fond amande, carroube, léger fumé. Bon, rien à dire, c'est excellent 92 (17) et bien plus épanoui que les précédentes... fallait les attendre... Mais Sylvia a identifié la note animale durant le diner et cela l'a dérangé, moi elle s'était dissipée après 3H...
Par contre Nico, en pleine forme après une journée de salon, a tout de suite identifié une Côte Rôtie délicate... C'était tellement jouissif que je l'ai laissé lui faire croire un bon petit moment :-) Et Michel s'est rappelé qu'on avait gouté ensemble sur fut ce vin chez Mugnier il y a donc 10 ans, et il a été agréablement surpris de son évolution (moi aussi, meilleure note pour cette 3emle bouteille)

Amicalement, Matthieu

dimanche 12 novembre 2017

Après une danse à rochefort, ça repart fort

Bonjour à tous,

Avant un bon WE prolongé du côté de la Rochelle et de Rochefort qui nous a permis de prendre un grand bol d'air et de boisson fraiche, quelques CRs puis de belles dégustations.

Vin de pays, Domaine Trévallon 2008 : Un nez séduisant de petits fruit rouges, fraise des bois, framboise, note épice, orange sanguine, pointe végétal ronce, fond plus fumé que cacao. La bouche est corpulente, droite, fraiche, tanins au toucher rond mais dans une structure pointue, pas très dense, sur le fruit rouge friand, fraise des bois, framboise, note orange sanguine, pointe graphite, végétal poivron rouge très bordeaux like, fond fumé et léger cacao. La finale est fraiche, tendue, un poil amer, sur la fraise des bois, la framboise, note orange sanguine, épice, pointe poivron, fond fumé et cacao. Un millésime difficile mais une belle réussite, pas une grande concentration ni maturité mais très bien fait, un peu fluide mais gardant un côté friand. Par contre, pas un grand avenir selon moi, à boire à mon avis dans les 5 ans . TB 89 (15,5)

Châteauneuf du Pape, Guigal 2010 : Un nez très séduisant, tout en élégance, de fruit noir, de prune, note de figue marqué, puis fraiche de garrigue, herbe séchée, pointe épice réglisse sur un fond fumé, le tout est classique certes, mais très classe. La bouche est charpentée, droite, structurée, tout en équilibre avec une fraicheur bien enrobée de tanins soyeux, c'est droit, sur la prune, la figue, la mûre, note garrigue, herbe séchée, puis épice réglisse, fond fumé classe. La finale est fraiche, tonique et belle persistance de prune, de figue, d'épice, de garrigue, fond fumé et léger cacao. Moi j'adore, Ah c'est sûr, rien ne dépasse, c'est du classicisme, pas d'exubérance, non juste de l'élégance, de la classe... J'adore et pour 25€... Excellent 93 (17) J'ai quasiment arrêté les 6 ou 7 domaines que j'achetai pour me focaliser sur ceux que je préfère et Guigal, en dégustant cette bouteille, je ne le regrette pas...

Côte Rôtie, Cuilleron, Terre Sombre 2011 : Un nez jeune, encore marqué de son élevage gourmand, cassis, myrtille, puis plus floral/végétal/épice, violette, pointe ronce, poivre, un côté vanille d'élevage par moment, fond boisé moka et fumé. La bouche est corpulente, ample, de la fraicheur, des tanins soyeux aux jolis touchers, sapide, sur la myrtille, le fruit rouge, ce côté végétal ronce, puis floral violette, c'est très séduisant, friand, pointe épice poivre, fond moka et fumé. La finale est fraiche, tonique, un coté fruit rouge acidulé, presque groseille, note floral puis épice poivre, fond moka et léger fumé. Excellent, friand mais pas énormément de profondeur, cela reste un millésime tendre. Excellent 92 (16,5-17)

Saint-Aubin, Langoureau Sentiers au Clou 2010 : Un nez fin, droit expressif, poire puis fuit jaune, note chèvrefeuille, (tarte citron meringuée), pointe brioche grillé, fond amande, craie, très joli, élégant. La bouche est droite, tendue, profonde, matière soyeuse, pointe gras enrobant la fraicheur, sur la poire, le chèvrefeuille, note amande plus marqué, sésame aussi, fond brioche grillé, fumé plus présent. La finale est fraiche, puissante presque, tendue et persistance intéressante de poire, de chèvrefeuille, note amande grillé, pointe sésame, fond de craie. TB 90 (16)

Marsannay, Bart Montagne 2014 : Un nez séduisant de framboise, note d'élevage boisé grillé, puis ronce, épice réglisse, fond fumé noyau grillé. La bouche est corpulente, large, tanins soyeux, de la fraicheur qui tend la bouche, tanins soyeux, assez dense, sur la framboise, la ronce, le sous bois, ça pinote joliment, fond grillé fumé noyau de cerise. La finale est fraiche, voir acidulée, profil amer, framboise, groseille, note réglisse puis ronce, sous bois, fond fumé grillé noyau. TB 90 (16 ) Sylvia trouve que le vin est trop vif, il pique...


Chassagne Montrachet, Morey Coffinet La romanée 2012 : Un nez de poire, puis plus exotique, mûr, note toasté élevage amande grillé, pointe vanille, puis plus aubépine, fond sésame et craie. La bouche est ronde, ample, joli matière au toucher gras mais qui reste aérien, de la droiture, encore marqué élevage, sur le fruit jaune, pointe exotique, note un peu caramel/popcorn puis amande grillé, fond sésame et un coté menthol presque. La finale est ronde, manque un peu de tension à mon goût, persistance intéressante de fruit jaune, puis encore un peu boisé caramel puis sésame grillé et retour crayeux. Vin en phase ingrate, à attendre pour voir comment il évolue... TB - Excellent 88 - 92

Riesling, Paul Ginglinger Eichberg 2010 : Un nez classe d'agrume mûr, pointe exotique, zeste citron vert (noisette), note ambré, fruit sec, fond terpénique pétrole. La bouche est droite, ample, matière soyeuse, sapide, agrume mûr, pamplemousse, amer classe, zeste d'orange, de quinquina, fond terpénique, cire d'abeille. La finale est fraiche au beau toucher suave/huile, sur le pamplemousse, puis l'orange, la mandarine, pointe exotique, note ambré, tourbé, fond de cire d'abeille, pétrole. Excellent 92 (17)


Macon Pierreclos, Guffens Chavigne 2013 : Un nez très séduisant, expressif, de fruit jaune mur, pointe exotique, ananas, note chèvrefeuille, tarte citron meringuée, puis amande voir craie, fond fumé et sésame grillé. La bouche est ample à l'attaque puis droite, de la fraicheur bienvenue qui tend le vin, matière soyeuse, gourmande, sur le fruit jaune, pointe ananas, note tarte citron meringuée, fond fumé, sésame grillé classe puis crayeux amande. La finale est fraiche, tonique, bien enrobée, entre acidulée et amer qui équilibre, sur fruit jaune, ananas, note tarte citron et fond amande grillé, fumé, sésame puis retour crayeux. Comme d'hab TB+ 90+ (16+)

Amicalement, Matthieu

samedi 28 octobre 2017

Du mieux, reprise des dégustations

Bonjour à tous,

Après avoir raté la dégustation Pomerol avec les copains du DOP, le goût revient doucement. Autant se faire plaisir.

Vouvray, Chidaine Les Argiles 2011 : Un nez très séduisant de poire, de coing, note miel fleur d'oranger, ambré, épice, fond terpénique cire d'abeille classe. La bouche est ample à l'attaque, belle matière taffetas, c'est bien concentré, puis ça se tend, profond, tout en gardant la gourmandise, sur la poire, la pomme verte, le coing, note épice, miel fleur d'oranger, fond cire d'abeille presque pétrole. La finale est fraiche, bien enrobée, tonique, ronde, belle persistance un peu plus pomme granny, coing, toujours note gourmande miel fleur oranger, épice fond terpénique cire d'abeille, puis retour crayeux. Excellent 92 (17) même dans ce millésime tendre. Cela me confirme à nouveau que j'adore cette cuvée.

Saint-Joseph, Guigal Lieux-Dit 2010 : Un nez gourmand de cassis, note boisé à l'ouverture, certes, mais très séduisantes et qui s'amenuisent à l'aération, vanille, puis  ça prend de la profondeur sur le poivre, le bacon, fond moka. La bouche est corpulente, large, bien soutenue par la fraicheur, tanins soyeux, encore bien présent, sur le cassis acidulé, note épice poivre, réglisse, pointe vanille fond moka puis bacon grillé. La finale est fraiche, puissante, à l'empreinte qui accroche un poil, belle persistance de cassis, léger acidulé, note poivre puis réglisse, fond moka puis bacon grillé. Excellent 91 (16,5)

Pessac-Léognan, Chateau Haut Bailly 2006 : Un nez séduisant classe de cassis mûr, puis plus framboise, note légère de poivron rouge, encre, graphite, pointe épice réglissé, fond fumé commençant à évoluer cuir, classe. La bouche est corpulente, large, de la structure, un poil carré, mais profonde, tanins soyeux, sur le cassis, note plus végétal poivron rouge, ronce, puis épice, fond fumé. La finale est équilibrée, structure marquée, pointe fraiche et persistance intéressante de cassis, d'encre graphite poivron rouge, fond fumé. Très bon, très bien fait mais pas très complexe. TB-Excellent 91 16,5 (Sylvia aime bcp sur les magrets, un peu moins en dégustation pure)


Haut-Medoc, Chateau Agassac 2005 : Encore un peu malade, un nez de cassis marqué, note épice réglisse, puis cèdre, encre, pointe végétal bourgeon de cassis, fond fumé et léger cacao. La bouche est charpentée, droite, tendue, tanins ronds, sur le cassis, un peu mat, pointe amer bourgeon de cassis, puis poivron rouge grillé, note réglisse, fond fumé. La finale est fraiche, tonique, puissante, cassis marqué, note végétal bourgeon de cassis, profil amer, puis poivron rouge grillé, fond fumé et cacao TB+ 90+ (16+). Pas super complexe mais tendu, profond, très cassis fruit presque jeune encore.

Amicalement, Matthieu

samedi 21 octobre 2017

Quelques bouteilles avant un rhume carabiné qui dure...

Bonjour à tous,

L'été indien aura été pavé de ses belles couleurs brunes, oranges... mais aussi d'un amoncellement de mouchoir blancs beaucoup moins romantique. Heureusement, quelques jolis bouteilles avant que les miasmes ne réduisent ma dernière semaine en un monde d'anosmie et dysgueusie.

Bandol, Domaine Tour du Bon, Saint Ferreol 2004 : Un nez expressif de cassis, myrtille, pointe animal/œuf devenu légère après 3H d'aération, note d'orange sanguine, d'épice, fraiche et séduisante, pointe kirchées cerise, fond cacao, fumé puis cuir. La bouche est robuste, dense, tanins fins et soyeux, c'est carré et frais, donnant un ensemble droit et précis, sur le cassis, la myrtille, note orange sanguine, pointe animal, fond cuir et cacao. La finale est fraiche, fine, puissante, pointe alcool, kirch mais légère, belle persistance tonique, dans un profil un peu amer, de cassis, d'orange sanguine, d'épice sur fond de cuir et de cacao. Très joli vin qui arrive à maturité. Excellent 92 (17) Manque un poil de gourmandise, et sans avoir la profondeur invitant à la méditation.

Pouilly Fuisse, Domaine La Soufrandiere La Roche 2012 : Un nez classe, marqué poire assez pure, pointe légèrement alcool, puis note exotique comme une légère oxydation, puis fleur, aubépine et fond bien intégré, léger fumé tourbé, très élégant. La bouche est droite, tendue, profonde, matière pas très dense mais bien soyeuse, délicate, gourmande mais gardant de l'élégance sur la poire, note plus sucré miel, un léger beurrée et cette pointe presque exotique (pointe oxydée), la fleur se fait plus chèvrefeuille, fond léger fumé, amande grillé, craie. La finale est fraiche, élégante, délicate, en finesse, belle persistance de poire, note de miel agrume, puis plus crayeux, sur fond fumé tourbé, manque un poil de complexité dans la finale je trouve, mais cela reste Excellent 92 (16,5+)

Hermitage, Domaine Colombier 1999 : Un nez plutôt discret mais très classe, sur le cassis, note vieux cuir noble, de bacon grillé, pointe épice poivre puis plus végétal, fleuri sans être typé violette, olive noire grecque, fond fumé tabac. La bouche est corpulente/charpentée, droite, profonde, tanins fins, soyeux, c'est frais sur le cassis, un côté acidulé du à la fraicheur, note cuir élégante puis épice poivre, fond fumé tabac très syrah évolué. La finale est fraiche, profonde, pointe amer, empreinte légèrement accrocheuse, style assez mat, voir austère comme souvent je trouve sur ce soit disant immense millésime (excellent mais un peu austère à mon gout), persistance honnête de cassis, de cuir, de poivre fond fumé. Excellent 91 (16,5) pour cette 11eme bouteille.

Beaune, Rebourgeon Mure Vignes Franches 2009 : Un nez intéressant, friand, un poil mat, sur le cassis, note noyau puis ronce, sous-bois, fond fumé. La bouche est corpulente, droite, de la profondeur, tanins soyeux de belle densité, sur le cassis, la framboise, note noyau, puis ronce, sous bois, fond fumé profil plutôt austère mais profond. La finale est fraiche (!) tonique, profonde avec de la structure et des tanins mûrs, persistance intéressante de cassis, framboise, note ronce sous bois et fond fumé plutôt classe. Pas très complexe, mais très bon, sylvia a beaucoup aimé TB 89 (15,5)

Chambolle-Musigny Amiot Servelle 2013 : Un nez expressif de framboise, note ronce sous bois pinotante, fond sureau, noyau, amande, et léger fumé. La bouche est corpulente, large, tanins fins, précis, soyeux, de la fraicheur, c'est tendre, sur la framboise, note ronce sous bois puis élevage pointe vanille/caramel légère, friande, fond noyau et amande, fumé. La finale est fraiche, persistance honnête de framboise, note sous bois, ronce, puis léger boisé vanille caramel, fond noyau. TB 88 (15+). Cela reste un joli vin à l'image du millésime tendre et frais mais manquant un peu de fond et de matière.

Amicalement, Matthieu

dimanche 15 octobre 2017

Derniers rounds avant ré-approvisionnement

Bonjour à tous,

Ce qui est bien quand on arrive au bout de sa cave "tampon", c'est qu'il ne reste que les bouteilles qui n'ont pas eu l'occasion d'être bues... Et souvent, il s'agit de bouteilles pour les grandes occasions ! On prend le même plaisir à les boire pour de plus petites occasions :-).

Saint-Emilion, Chateau Pavie Macquin 2004 : Un nez expressif, marqué de prune, style mat et élégant, puis cerise (sans kirch) note orange sanguine, pointe épice, fond amande douce et un léger fumé, c'est très élégant. La bouche est charpentée, ample, belle fraicheur tonique, dynamique, mais avec aussi de la profondeur, tanins fins précis et soyeux avec une belle densité, sur la prune, puis la cerise griotte, acidulée, note épice, orange sanguine, fond léger fumé et amande douce. La finale est fraiche, tonique, plutôt pointu, précise, fine et élégante, belle persistance même si un peu mat, sur la prune, l'orange sanguine, touche épice et fond amande. Excellent 93+ (17+). Le vin s'est vraiment assagi et a gagné en homogénéité sur cette bouteille, offrant un profil plus élégant, droit et moins baroque qu'en 2014 date de ma première dégustation.

Chambertin Clos de Beze, Domaine Bart 2011 : Un nez très séducteur, fruit rouge et noir mûr, framboise, groseille, cassis, note végétal noble ronce, sous-bois, pointe épice réglisse et fleur (pivoine) sur un fond fumé classe, la grande bourgogne... La bouche est corpulente, beaux tanins fins précis et soyeux, belle densité dans une structure fraiche mais terriblement friande, un bonbon classe, sur la groseille, la framboise, note ronce raffle, puis épice et fleur séchée, pointe amertume et fond fumé. La finale est fraiche, tonique, pleine, ample, typé queue de paon, mais pas une immense persistance de groseille, framboise, note ronce, sous bois, pointe girofle et fond fumé. Excellent quand même 93-94 (17,5-18)

Meursault, Buisson Charles Tessons 2007 : Un nez très élégant de poire, d'amande avec une fine note grillé qui devient evanescente à l'aération, sur fond de roche, craie pointe de sésame classe en diable. La bouche attaque large, puis ça se tend, c'est profond, matière ronde avec un touché séduisant parfaitement soutenu par la tension, c'est droit, profond, sur la poire, note chèvrefeuille, aubépine, la pointe sésame et le fond de craie de roche. La finale est fraiche, droite, délicate, mais pesque puissante, reprenant du peps, et une belle persistance de poire, d'amande, aubépine, pointe chrevrefeuille, fond de roche craie. Excellent vin, pas dans l'esbroufe, la densité de matière, mais dans la précision, le cristallin, avec classe et élégance. Chapeau bas, niveau 1er Cru sans question. Excellent 92 (16,5+) Dernière bouteille et la meilleure (91, 90, et donc 92)...

Haut Medoc, Chateau La Lagune 2005 : Un nez qui arrive a maturité, assez marqué par l'élevage à l'ouverture, puis cassis mûr, note cuir/animal, presque œuf, fugace à l'ouverture, puis plus épice, pointe vanille-fraise, poivron rouge grillé, fond  boisé moka, puis plus fumé tabac blond. La bouche est charpentée, droite, ample, tonique, belle structure, profonde et tonique, aux tanins fins, précis, soyeux, sur le cassis mûr, la myrtille, note épice boisé plus vanillée, pointe poivron rouge grillé, fond fumé tabac et un peu bois précieux. La finale est fraiche, tonique, presque puissante, cassis, note épice, pointe fraiche poivron rouge, fond moka chocolat et léger fumé. Excellent 91+ 16,5+ Manque un peu de personnalité de mon point de vue mais cela reste très bon.

Dégusté lors d'un repas chez des amis, notre ôte nous a servi ce vin que je ne connaissais pas en aveugle (carafe) :
Saint-Emilion, Chateau Tuileries 1998 : Un nez évolué à maturité, sur le cassis, note encre, graphite, profond, pointe poivron rouge grillé fond de cuir. La bouche est droite, presque robuste, assez dense, tanins soyeux au toucher mais pas d'une grande finesse, c'est assez carré, mais sapide sur le cassis, puis l'encre, le graphite, note poivron rouge grillé et fond de cuir. La finale est fraiche, profonde, élégante et une persistance intéressante sur le cassis, l'encre, le poivron rouge et le cuir. Pas d'une grande complexité, ce vin est très bien fait et très agréable à table. Je l'ai placé en Rive gauche, sur un Haut médoc en 2001...

Après ré-approvisionnement, et vu la déconvenue de cet été (vin très évolué/oxydé), j'ai tout de suite ouvert ce ZH :

Riesling, Zind Humbrecht Clos Windsbuhl 2008 : Un nez très séduisant, classe en diable et beaucoup moins marqué évolué que la bouteille de cet été, sur l'agrume, orange confite, kumquat, pamplemousse, pointe résine de pin, puis note tourbé, fond terpénique  cire d'abeille, pétrole. La bouche est tendue, vive, presque tranchante a cause sans doute du gaz, matière ample, dense, du volume, de la tension, de la profondeur, mais du sucre aussi qui donne de la gourmandise, acidulée, pamplemousse, puis orange confite, note tourbé/fumé classe, fond terpénique, cire d'abeille, résine de pin, pétrole. La finale est fraiche, tonique, puissante, belle persistance agrume acidulée, tourbe, résine, cire d'abeille. Sur cette bouteille rien à dire, Excellent 94 (17,5) c'est très très bon, Sylvia est aux anges...

Amicalement  Matthieu