Bienvenue sur ce blog de dégustation


Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération... A me faire des retours, des commentaires ou à me retrouver sur Le groupe du vin...

jeudi 29 janvier 2009

La ou je ne comprends pas RP : Gigondas Santa Duc Prestige haute Garrigues 2006

Bonjour à tous,

Rentré récemment pour découvrir ce beau et réputé domaine de Gigondas, j'ai saisi la première occasion pour gôuter ce que nombreux considèrent comme un Chateauneuf !

Gigondas Domaine Santa Duc Prestige des Hautes Garrigues 2006 : A l'ouverture, un nez gourmand et séducteur type corbeille de fruit ultra-mûr sur un fond de garrigue et un côté lacté doux puis ça évolue vers la confiture. La bouche est robuste, large et monte en puisance en dégageant du fruit noir et rouge confituré avec des tanins soyeux mais qui finissent sec et poudrant. Au fur et à mesure, la bouche se marque d'un léger fond alcool, de sucré, la finale est puissante, marqué d'un fruit confituré, lacté, sur un fond de garrigue mais la persistance se fait sucré, confite, certes longue mais trop sucré, un vin de dessert ?
A peine fini, je me suis dit, ça fait vraiment vin extrait, puissant, cherchant la grande maturité, m'étonnerait pas qu'il est une super note RP celui-là !
J'ai donc été vérifié et effectivement, c'est 93-95 RP... Et là je me dis que parfois je ne partage pas du tout la vison de RP sur les vins excellents ! Pour moi, il n'est pas notable en l'état !
Amicalement, Matthieu

mardi 27 janvier 2009

Boeuf bourguignon avec Volnay caillerets Bouchard 99 et Nuits Argilières Rion 89

Bonjour à tous,

L'hiver, le plat préféré à la maison, c'est boeuf bourguignon, mais à ma façon ! Samedi, le plat de côte, le paleron, la macreuse, le collier et le gîte à la noix ont gentiment gargouillé tout l'apm dans un Bourgogne pinot noir 2006. Quelques amis plus tard, il est temps d'ouvrir les bouteilles qui accompagneront ce classique de la maison. Evidemment pas question d'ouvrir autre chose que des vins des côtes ! Mon ami, amateur en pleine découverte et plutôt hanitué du Bordelais, connaissant assez mal cette merveilleuse région, je décide en 2 bouteilles de lui proposer un aperçu de ce que peut produire le pinot. La première :

Volnay 1erC Caillerets Bouchard Pere&Fils 1999 : Un nez séduisant de fruit noir mûr, aux notes fleuries type pivoine, de la ronce, sur un fond délicatement lacté Torréfié/cacaoté issu d'un élevage juste mais encore marquée. La bouche est charpentée à l'attaque, large avec des tanins satins, précis, tout en délicatesse et dégage du fruit noir mûr et des notes de cacao. La finale est large, séduisante avec une belle persistance de fruit mûr et de cacao. Très Bien+
Une vision de style intermediaire du pinot, pas tout à fait arrivé à maturité, mais qui commence à s'exprimer de joli façon.
Ensuite, j'avais prévu un vin arrivé à maturité et plutôt en côte de Nuits :

Nuits Saint Georges 1erC Clos des Argilières Daniel Rion 1989 : Un nez complexe de fruit noir mûr aux accents kirchés avec des notes de champignons, cèpes, d'épices sur un fond fûmé. La bouche est corpulente, bien mûr, avec des tanins soyeux, amples, persistant sur le fruit noir compoté, le réglisse, le champignon. La finale est large, dynamique et intense sur le fruit noir mûr, le réglisse, les cèpes, des notes de cuir et un fond fûmé. Très Bien-Excellent
Cette fois c'est un Bourgogne mûr, à maturité de 1O ans l'aîné qui permet d'évaluer, pour les habitués de Bordeaux, le potentiel d'évolution, de complexité et de gourmandise du pinot !
Mission réussie, le bœuf bourguignon d'automne s'est subtilement marié et les invités ont été bluffés… ça y est le WE à Beaune est programmé ! Si seulement il savait vers ou il va...
Amicalement

lundi 26 janvier 2009

Une bonne recette de penne courgettes avec un Bourgogne Chavy Chouet les Femellottes 2007

Bonjour à tous,
Pour faire plaisir à ma douce et tendre qui aime les pâtes aux légumes, j'ai eu l'idée de faire une recette Italienne que je n'avais pas réalisée depuis un moment.

Tous les ingrédients sont là et c'est avec gourmandise que j'attaque des Pennes aux courgettes confites et croutons aillés avec feuille de chêne. Le principe est d'associer aux fondants des courgettes, le croustillant de miettes de croutons aillés et la fraicheur d'une salade de feuille de chêne. Le côté légérèment confit est obtenu en ajoutant une pointe d'huile d'olive citronnée au moment de la saisie des courgettes. Pour accompagner ce plat, un Riesling puissant aurait surement été approprié mais j'avais ouvert un Bourgogne et ma foi, celui-ci a apporté un contre-point très interéssant.

Bourgogne Les femelottes Chavy Chouet 2007 : Un nez aérien de poire aux notes de fruits secs, noisettes sur fond crayeux. La bouche est de belle densité, large, toucher doux et soyeux sur une trame fraiche avec de la noisette, du fruit blanc. La finale est fraiche dans un style acidulé marqué par le fruit blanc, la frangipane, la noisette et des notes beurrées. Bien-Très Bien. 85-87

Les notes acidulées et la densité de la bouche ont bien accompagné la puissance du plat et l'acidulé citroné des courgettes, les notes beurrées noisette se mariant joliment en soulignant le parmesan et le fond lèrèment aillé !
Amicalement

dimanche 25 janvier 2009

Reprise des dégustations : Saint-Estephe, Chateau de Pez 1999

Bonjour à tous,

Le Rhubbe étant enfin passé, j'ai retrouvé un odorat et le goût... Il fallait fêter ça ! Un beau magret et des pommes sarladaises feront très bien l'affaire. L'occasion d'ouvrir un vin de caractère, pas trop vieux pour supporter le puissant de la viande mais pas trop jeune pour se marier à son gôut complexe. Un petit tour de cave et je sors :

Saint-Estephe, Chateau de Pez 1999 : Un nez séduisant de fruit noir mûr sur un joli fond grillé toasté. La bouche est corpulente, droite, un léger creux à l'attaque, puis du fruit mûr cassis, mûre sur un fond toasté avec des tanins ronds qui accompagne le côté droit du vin. La finale est mûr sur le fruit noir, un peu acidulé puis délicieux grillé toasté de joli persistance. Très Bien. Un vin qui évolue très positivement avec le temps.

Amicalement, Matthieu

dimanche 18 janvier 2009

Nuits Saint Georges Argilieres Rion 2000

Bonjour à tous,
Pris par un rhume carabiné, impossible de sentir quoi que ce soit ce WE... Heureusement, j'ai eu le temps avant d'être privé de tout appendice de goût de profiter de ce :

Nuits Saint Georges 1er Cru Clos des Argilières 2000 : Un nez puissant de fraise des bois, puis de fruit noir mûr, de réglisse sur un fond légèrement animal cuir. La bouche attaque large avec des tanins soyeux dans une structure corpulente dégageant fruit noir, réglisse. La finale, légèrement amer, persiste joliment sur le fruit, et ces notes cuirs/animal. Très Bien +
Encore un très joli vin du domaine Daniel Rion, comme ces Nuits Saint Georges 1989, ce Chambolle Musigny1985, ce Vosne Romanée 1989,

Amicalement, Matthieu

jeudi 15 janvier 2009

Deux anniversaires à ne pas manquer : Latour Las Cases La Turque Guigal Giscours Gruaud Larose


Pas de chance, Nico a un job qui tombe le soir du repas d'anniversaire de 2 des lascars de notre petite bande… Nous, on a la chance d'avoir 2 remplaçants qui ne sont pas venus les mains vides… T'inquiète Nico, t'as rien raté d'exceptionnel non plus, juste quelques très beaux vins, jugez plutôt :

Apréro : Vouvray Brut 2001 Huet Un nez marqué par la pierre à fusil, les agrumes citrons, une bouche vive, droite tendue presuqe tranchante dans un registre fin léger, une finale droite longue de persistance moyenne. Très Bien

Avec l'entrée : Meursault Charmes BC 89 : Un nez réduit à l'ouverture aux notes de menthol puis apparaît de doux arômes de frangipane, de noisettes grillées. La bouche s'ouvre tranquillement mais surement sur une matière ronde, large de noisette, de grillé, de frangipane, la finale se poursuit en largeur et laisse des notes beurées, amende, noisette. Très Bien+
Le Pavillon blanc de Margaux 91 est malheureusement oxydé.
Le Riesling, car il en fallait un quand même, merci Mathieu, provient du Hengst et il est signé de Josmeyer dans le millésime 2002. Son nez est sans équivoque celui d'un Riesling tendu, droit, marqué de notes naphtées, d'agrume citronées puis plus pamplemousse. La bouche est tendue, droite comme I, puissante avec des arômes salins puis tourbés. La finale est longue et aux arômes tourbées s'ajoutent un fond d'agrume citronée, belle persistance. Excellent

On attaque les rouges sur une joue de bœuf fondante et sa purée. Comme récemment tenté, on décide d'aller du plus vieux au plus jeune en mettant les vins puissants derrière les plus délicats. Ça démarre avec :

Saint Julien, Château Gruaud Larose 1979 : un nez marqué par l'écurie à l'ouverture qui va évoluer vers le cuir puis arrive un beau cabernet de fruit noir et ses notes de poivron grillé sur un fond champignon, fûmé. La bouche est robuste, droite, un côté salé et une certaine rusticité bien que les tanins soient fondues et soyeux. La finale évolue sur une fraicheur acidulée, c'est long et ça persiste très joliment sur une belle complexité de fruit noir, de poivron grillés, des notes de cuir, de champignon sur un fond de thé fûmé. Très beau vin que nous avons placé en Haut Medoc et personnellement plutôt de type Moulis étant donné le côté rustique et sur un millésime des années 80. Perdu. Je ne connais pas bien le millésime 79, mais là je suis très surpris de la jeunesse du vin. Très Bien – Excellent

Margaux, Château Giscours 1989 : un nez fin de fleur, d'épices, sur un fond de fruit rouge mûr et des notes d'oranges confites. La bouche est large assez merlotante à l'attaque puis la structure corpulente fait très cabernet, c'est délicat, les tanins sont soyeux, et cela dégage du fruit rouge mûr, des épices. La finale présente une certaine amertume qui prolonge le vin sur les aromes du nez. Le côté fleur et l'attaque merlot m'ont initialement orienté vers Pomerol, mais la structure me guide vers Saint-Emilion. Perdu mais Très Bien +

Saint-Julien, Château Léoville Las Cases 1989 : un nez de fruit rouge mûr, de réglisse accompagné d'un boisé chêne grillé très classe. La bouche est droite, charpentée, longue, profonde avec des tanins soyeux enrobant avec de beaux arômes de fruit mûr, de havane, de grillé. La finale est superbe car elle est dynamique et bien enrobée par les tanins, c'est long et très persistant sur les arômes distingués du nez. Superbe vin encore un peu comprimé mais dans 10 ans… Excellent, et probablement exceptionnel dans quelques années ! Là, j'étais d'abord au sud, en Espagne ou en Italie, puis je suis remonté sur la rive gauche au fur et à mesure de l'ouverture du vin.

Riberra Del Duero, Vina Sastre 1998 : un nez de fruit noir mûr sur un fond réglisse avec des notes marquées de boisées toastées. La bouche est large, fondue, structure robuste sur la fleur, le fruit noir très mûr avec des notes de toastés fûmés grillés. La finale est fraiche et se prolonge sur une jolie longueur de fruit noir mûr presque confituré le toasté le grillé. L'aspect sucré et la matière abondante plus le toasté grillé, je lance un Sud-ouest type madiran (je sais aussi que c'est la bouteille de Stéohane) mais non perdu, pour autant c'est un très beau vin Très Bien – Excellent

Pommard, 1erC Clos Chanière Domaine Parigot 2005 : le nez kirché, noyau puis cerise, réglisse sous-bois sur un fond délicatement boisé ne trompe pas, c'est du pinot. La bouche est large délicate (surtout par rapport aux vins précédents) sur le fruit mûr. La finale tout en équilibre est aérienne sur la cerise, un fond un peu boisé. Ça manque encore de complexité mais c'est très gourmand et mûr. Très Bien

Côte Rotie, la Turque Guigal 2000 : Un nez très marqué par un élevage boisé toasté vanillé très dominant (trop ?) et un peu raccoleur à l'ouverture, j'aurai pu me croire à Bordeaux… puis arrive à émerger un peu de cassis très mûr et de légères notes de lard. La bouche attaque large et se développe ample et profonde dans une structure corpulente avec des tanins magnifiques, moelleux, soyeux sur le fruit noir très mûr et ce boisé évoluant vers plus de classe à l'aération. La finale est longue, ample, bien enrobé par ces tanins doux et pregnants mais surtout une persistante hallucinante de longueur, gourmande avec ce fruit noir très mûr mais pas sucré, un poil marqué alcool, beau boisé classe mais l'ensemble manque encore de complexité. Bref un peu déçu mais probablement un énorme potentiel ! A date Très Bien - Excellent

Pauillac, Latour 1997 : un nez de cabernet marqué par le poivron avec un côté un peu sous-maturité sur fond de cassis, de mûre, des notes animales et un fûmé délicat. La bouche est charnue avec des tanins terriblement soyeux, c'est long mais à nouveau ça manque d'un poil de maturité et la colone acide est difficilement enrobé par les tanins. La finale est longue et très persistante porté par la fraicheur, limite acide, sur le fruit noir, le tabac, le fûmé. Bien-Très Bien. Quelqu'un lance 2002 et je suis tout à fait aligné, c'est un rive gauche, c'est sûr, bien que le fûmé initial m'ai fait dire Haut Brion pour rire ! Finalement c'est bien un premier mais Latour, mais là ou je suis surpris c'est 97. Jusqu'à maintenant, les 97 que j'ai bu était plutôt souple, et c'est le manque de fraicheur qui les caractérisait (de mémoire récente GPL, et Potensac)…

Enfin sur le desssert, le Sauternes Rieussec 2000 est très puissant au nez sur ces notes d'oranges confites, de quinquinats, de sucre, c'est assez écoerant. La bouche évolue sur le même registre de puissance, très grade richesse, beaucoup de liqueur, c'est sucré et écoerant à mon gôut, la finale est longue et persistante mais c'est too much et beaucoup trop jeune pour moi ! Bien

Un très beau diner de reprise, des aniversaires fêtés dans les règles de l'art avec cette série de LaLaLa's ! (pour les curieux, Latour, La Turque, La's cases ) et pour moi, l'ordre du plaisir ce soir : Las Cases 89, Gruaud 79, La Turque 00 un rien devant Vina Sastre 98.

Amicalement, Matthieu

mercredi 14 janvier 2009

Gigondas Guigal et son risotto vin rouge, gésiers confits, bacon grillé et pousse d'épinards

Bonjour à tous,

Ce WE, avec l'épidémie de gastro, j'ai profité du reste d'un côte du rhone de qualité pour faire un Risotto vin rouge, et du coup, anticiper les mals de ventre à venir !
Pour cette première tentative, je souhaitais marier les couleurs (rouge du risotto forcément), les textures et les arômes.
Afin de s'associer au côté fondant à l'attaque et ferme en milieu de bouche du risotto, j'ai décidé d'adjoindre des gesiers confits pour le fondant et du bacon grillé pour le croquant. Les gésiers et le bacon ont été découpés en petits morceaux pour s'intégrer au risotto. Pour marier aromatiquement et répondre à la puissance du vin rouge ainsi qu'au sucré, le bacon a été déglacé au vinaigre balsamique et des feuilles d'épinards ont apporté l'amertume et le côté frais pour dynamiser l'ensemble en bouche.

L'ensemble était cohérent mais un poil trop salé. Les textures se marient très bien et procure de belles sensations en bouche.
Le plat est puissant aromatiquement et les gôuts évoluent vers une joli complexité balsamique, amertume offrent un contraste intéressant. Pour accompagner ce plat musclé, j'a choisi un vin jeune et puissant :
Gigondas Guigal 2005 : Un nez puissant dominé par des notes écurie/animal à l'ouverture sur un fond de pruneaux, de fruit noir mûr. La bouche est puissante, large sur une structure robuste dégageant des arômes de pruneaux, des fruits noirs mûrs sur un fond légèrement marqué alcool. Les tanins sont ronds et tactilement doux et accompagnent une finale musclée, un peu chaude, longue sur le pruneaux. A date, le vin est très jeune et part un peu dans tous les sens, même 24H d'aération ne l'a pas calmé ! Bien-Très Bien (86). Je suis curieux de voir son évolution sur 10 ans qui est le temps minimum pour dompter la bête. Par contre si la matière se fond et que le les arômes se complexifient, cela pourrait donner un très joli vin. Sur le plat, le vin a tenu son rang, sa fougue et sa puissance répondant très bien au plat pais on n'a pas jhoué la finesse sur ce dîner là !
Amicalement, matthieu

dimanche 11 janvier 2009

Découverte d'une identité : Domaine de Trevallon Eloi Durrbach

Bonjour à tous,


Acheté chez mon caviste en ligne préféré, après avoir grandement apprécié sa version 2005 acheté en primeur, j'ai donc ouvert ce vin de pays des Bouches du Rhone, j'ai nommé Trevallon, le vin de pays parmi les plus chers de France.

Suite à cette dégustation, ou j'avais trouvé le vin fin et délicat, une discussion fort intéressante sur le style du domaine s'en était suivi, et j'avais donc envie de découvrir d'autres millésimes.

Alors ce Trevallon 99 : Un nez expressif de fraises écrasées, de grenadine avec ce côté anchois car salin-iodé, puis un oeu de lait fraise, du cuir, du fûmé. La bouche est robuste, droite, belle longueur qui tient le vin et qui s'accompagne de jolis tanins ronds. Dès l'attaque, une belle sapidité salivante de fruit rouge acidulé un peu lacté, donnant un sentiment de finesse, d'épices, de cuir se développe harmonieusement jusqu'à une finale acidulé, plutôt mur mais gardant un côté frais et une persistance construite sur un fond d'amer/ salin avec ce côté anchois accompagné de fruit rouge très mûr, du sorbet à la fraise, des notes de cuir, d'épices, de fleurs, et qui finit joliment fûmé tabac. Très Bien-Excellent 90-91

D'abord, j'ai tout de suite été frappé par la ressemblance des arômes avec le 2005, clairement, on sent l'identité du vin, sa spécificité ici pour moi fraise des bois/anchois. Ensuite, la bouche est droite longue et fine ! Alors bien sûr le millésime 99 n'est pas le plus puisant, pourtant grande parenté de style avec le 2005. Le 99 présente une structure plus robuste que le 2005, plutot corpulent mais surtout le 2005 avait une délicatesse que ce 99 ne posséde pas !

En tout cas, clairement deux millésimes ou le vin se présente fin, droit et frais ce qui effectivement peut surprendre pour un vin du sud ! On sent la volonté de faire un vin, dans son style, de garder le fruit, la fraicheur... De jouer avec le millésime pour en titre sa moelle dans l'esprit de l'identité du vin...J'ai hate de déguster d'autres millésimes pour avancer dans la compréhension de ce cru et de son terroir !

Pour mémoire, Vin de pays Bouche du Rhone, Domaine Trevallon 2005 : Un nez de fraise écrasé style chupa chups lait fraise mais naturel pas chimique, puis du cassis, framboise acidulée, grenadine, fruit confit sur un fond salé. La bouche est charnue, sapide et construite en longueur, ça éclate de fruit rouge mûr, un peu de noyau, puis ce côté salin qui prend des airs... mais oui, des airs d'anchois ... Quoi, une GDP de l'autre côté du rhône ! Surtout que les tanins sont soyeux et s'étalent sur le palais, combinant à la longueur structurele, une sensation tactile large et séduisante, bon, encore astringents sur la finale à l'ouverture, le carraffage et les heures d'ouverture (bu sur 2 jours) vont bien atténués ce petit défaut. La finale est très équilibrée et reprend sa dominante fruit rouge confit, écrasé, plein de gourmandise et de longueur évoluant vers des arômes complexes légèrement épicés et chocolatés. Vin fin, gourmand, délicat, long et très équilibré... bref, une très belle bouteille et ce côté salin donne une belle complexité. Excellent 92-94.

Amicalement, Matthieu

mercredi 7 janvier 2009

Mon best of 2009 :Chambertin Echezeaux Leoville Cote Rotie Guigal

Bonjour à tous,

La fin d'année, c'est le temps des best Of, alors voici mes plus grands souvenirs oenologiques de l'année. Grands vins ou petits canons, ils m'ont procuré beaucoup de plaisir ! Mais comme vous le savez, le vin c'est le partage alors, ces grands moments, je les dois aussi aux amis avec qui je les ai partagé ! En rouge :
Pommard Clos des epenots Chateau de Meurseault 1978 : anniversaire 40 ans

Volnay Champans J.Voillot 1990 : naissance de mon fils Julien

Chambertin Rebourseau 1966 : Diner dégustation PLBM au Domaine Buisson Charles

Richebourg Hudelot Noellat 1988 : anniversaire 40 ans

Mais, Heuh, que des Bourgognes, surtout, il reste à mettre le Chambertin Rossignol Trapet 2004 et les Echezeaux du Domaine Romanée Conti, dégusté lors de cette soirée spéciale Romanée Conti... enfin, dans l'ordre, arrive un Rhone :
Cote-Rotie Guigal Brune&Blonde 1990 qui se situait au rang 4 avant cette dégustation moins exceptionnelle lors de ce nouvel an cote rotie contrarié (relation de cause à effet ?) et
Puis 3 Bordeaux, 3 Saint Julien, a égalité, Leoville Poyferre 82, Léoville Barton 78 et Léoville Las cases 75, drôle c'est les 3 Leoville !

En blanc : Riesling Frederic Emile 2000 : naissance de Julien

Vouvray Le Mont Sec 1989 : diner dégustation

Gewurztraminer SGN Domaine Paul Ginglinger 1994 : Diner dégustation PLBM au Domaine Buisson Charles

En espérant que la prochaine année soit aussi belle !
Amicalement, Matthieu

mardi 6 janvier 2009

Un premier WE réussi : Lagune Volnay Echezeaux Larcis Ducasse Saint Emilion

Bonjour à tous,
Ce premier WE de l'année me fait commencer 2009 de la meilleure façon qui soit. Des diners sylpas, des convives en formes, des vins réussis... Avec un Hachis Parmentier d'Automne l'occasion était belle de sortir quelques jolies bouteilles :
Haut Médoc Château la Lagune 93 : Un nez de cerise, de fruit noir avec une pointe de fraicheur et un fond léger de champignon t de fûmé. La bouche est corpulente, droite, tendue mais sans l'acidité du millésiume sur le fruit rouge et noir avec des tanins ronds doux. La finale est fraiche, longue, pure sur les petits fruits rouge, léger fond champignon fûmé. Très belle bouteille, grande digestabilité, belle pureté, un compagnon de table redoutable et quelle réussite pour le millésime Très Bien-Excellent 91
La bouteille fût rapidement vidé et j'allais cherché cette quille ouverte la vaille puis vacuviné et laissé au frigo :

Volnay 1erC Santenots Rebourgeon Mure 2006 : Un nez de cerise, de quetch sur un fond noyau, épice. La bouche est corpulente sur la cerise avec des tanins ronds larges. Une finale large ample sur le fruit rouge, la cerise, le noyau. Encore très jeune Très Bien 87-89.

Saint Emilion GC Château Larcis Ducasse 1998 : Un nez profond, rond, de cassis mûr, de cerise, un coté lacté des notes d'agrumes, de cacao et un fond très légérement fûmé. La bouche est charnue, large, avec des tanins soyeux amples, une impression merlotante construite sur une bonne tension. La finale est équilibrée, persistante, large, sur le fruit mûr, rouge et noir, des notes de cacao et un léger fûmé. Très Belle bouteille a maturité Très Bien- Excellent 91

Et pour finir, sur de belles pièces de bœuf aux morilles :
Echezeaux Domaine Guyon 1990 : Un nez mûr, gourmand, de cerise, de fraise des bois, un côté lacté sur un fond fûmé. La bouche est corpulente, puissante, construite sur l'amertume avec de beaux tanins soyeux, c'est très mûr sur la cerise et le fûmé. La finale dégage de la puissance sur un fond amer mais avec du fruit très mûr presque confituré puis fûmé bonne persistance. Un très bon vin dont on sent la race mais un peu trop de tout, puissance, maturité... et du coup un peu écoeurant. Très Bien + 90.
Finalement, je me suis rattrapé !
Amicalement, Matthieu

lundi 5 janvier 2009

Enfin, un dîner de Saint Sylvestre : Langouste risotto Chassagne Montrachet Maltroie Gambal

Bonjour à tous,
J'avais une revanche à prendre après cette Saint Sylvestre passé en blouse blanche !

C'est une blouse de type tablier que j'enfilais pour préparer quelques langoustes grillées que j'accompagnais d'un risotto safrané poireaux et roquette.
Le plat s'annonçait magnifique et je cherchais quel vin allait l'accompagner.

Le Beaune Clos St Landrie 2001 de chez Bouchard Père & Fils me semblait pouvoir faire l'affaire : un nez discret, un peu oxydé de fruit sec, de miel aux note épicées. La bouche est large dans un registre un peu oxydé de miel d'épices puis olive fenouil. La finale est large légèrement fûmé mais le tout reste assez simple et faiblement expressif. Je suis déçu, j'utilise une partie du vin dans le risotto et je cours chercher autre chose, et je sors :
Ce Chassagne Montrachet 1erC La Maltroie Alex Gambal 2003 : Nez de fruit jaune mûr, de miel, de fûmé/grillé très légère réduction, aux notes mentholées. La bouche est droite, ample, douce matière suave de belle tenue qui tient la longueur sur le fruit jaune mûr, les notes mentholées grillées. La finale est large, douce, mais garde un bel équilibre avec une persistance moyenne de fruit mûr, miel, note mentholée. Très Bien – Excellent et quel réussite pour le millésime. Superbe avec le plat, la matière accompagnant la texture de la langouste, l'amertume de la roquette accompagnant en contre-point le côté mûr du vin.
Enfin du bonheur !

Amicalement, Matthieu

dimanche 4 janvier 2009

Un réveillon Allo Dr : Cote Rotie Guigal Brune & Blonde 90 Meursault Buisson Charles

Bonjour,
Ce réveillon du nouvel an avait été organisé de main de maitre. Un petit dîner simple, des enfants déposés, puis une grande fête branchée Parisienne avec people et DJ à la mode ! Mais, car il y a toujours un mais… ! A peine de retour du bureau, en début d'apm, que le plus petit s'était déjà vidé à ne pas comprendre comment il pouvait encore paraitre si poupon ! Face aux complaintes des grands sur le thème j'ai mal… j'appelle SOS médecins, allo Dr… et là, c'est le drame : le grand, la grippe, la moyenne, une otite, le petit, la gastro !
Plus question de sortir, ce sera réveillon... infirmière !
Bon, pour se consoler, je sors une quille de compétition Internationale et je prépare quand même un dîner à minima et le côté fête cette Côte Rotie Guigal B&B 90 : un nez complexe de cassis mûr, de lard fûmé, de poivre, de rôti fûmé. La bouche est corpulente avec ses tanins soyeux, larges enveloppants, une caresse sur une stucture bien construite, droite, développant des goûts de cassis, de lard fûmé. La finale, tout en équilibre sur le fruit mûr, le rôti, le poivre est longue, persistante sur le bacon grillé, le poivre, le fûmé. Un Excellent vin mais il me manque quelque chose... comme je me demande en quoi je l'avais trouvé exceptionnel les dernières fois, me montent des envies de Volnay Champans Voillot, de Richebourg, de Chambertin RT… Et là je me dis, mais oui, c'est la magie qui me manque… La magie de ces grands terroirs patinés par le temps qui font de ces vins, des instants d'histoires… J'ai une envie de grands Bourgognes, comme ceux que j'ai eu la chance de déguster cette année… Mais la syrah, ce cépage que j'adore… et bien non, cette année je me suis rendu compte que ce qui me fait réver, c'est les grands pinots ! Allo Dr, je rêve de grands Bourgognes, c'est grave ?
PS : Bu à l'apéritif sur une entrée toute simple, le Meursault Tessons Buisson Charles 2006 a été royal : un nez élégant, fin, de pêche, de fruit sec, d'amende, de noisette aux notes délicatement mentholée. La bouche est droite avec une matière douce, ample, mais pas grassouille qui enrobe une fraicheur qui tient le vin, sur le lait d'amende douce, le fruit blanc mûr, des notes crayeuses. Une finale ample équilibrée sur la noisette, la brioche, la craie sur fond de fruit jaune, de fruit sec persiste plus qu'honorablement pour un village. Très Bien- Excellent 90 et fanchement, après avoir bu quelques blancs ces derniers temps et bien BC, ça le fait grave !
Amicalement, Matthieu

samedi 3 janvier 2009

Désaccord : Clos de Vougeot 71 Mouton Baron 70 Sotanum

Bonjour à tous,
Le WE entre les fêtes semblait tout indiqué au Parisien pour une pause campagnarde. Rdv en Bourgogne chez un camarade passioné de cuisine. Du coup, les fêtes aidant, j'en profite pour sélectionner quelques bouteilles de "fête". Mon camarade a quelques spécialités comme le gigot de 7 H..., me conduise vers de vieilles quilles de nobles origines : Clos de Vougeot 71, Mouton Baron 70… Bref, du sérieux. Arrivé sur place, c'est le WE du 28, il faut froid et les enfants ont eu comme cadeau de magnifiques livres de cuisine. Et là, pas le temps de dire un mot, il est décidé que les enfants feront la cuisine en choisissant une recette dans leur livre et là… c'et le drame… Les filles choisissent : Poulet tandori et nan fromage avec riz safran ! Heuh, j'ai pas de gigondas ou de gewurz… Mais bon qu'à cela ne tienne, ce sera intéressant de confronter ces mariages.
En entrée c'est vite vu, le Puligny Montrachet Champs Gain de Leflaive 1999 est oxydé… Le Champagne Gonet Medeville 1er C Blanc de noir présente un nez de pomme, de miel avec des notes de fruit rouge très agréables. La bouche est droite, traçante avec des bulles fines, délicates et une finale toute légère et persistante. Très Bien.
On attaque les choses sérieuses après une petite bataille avec le bouchon du MoutonBaron 70 (d'Armailhac aujourd'hui) qui s'est cassé en fin de bouchon ! Finalement tout se finit bien et sur le poulet tandori parfaitement réussi, on attaque :
Clos de Vougeot Domaine Armelle Rion 1971 : un nez marqué par le renfermé à l'ouverture puis à l'aérataion, arrive la cerise avec un léger kirch, un fond de cuir, de viande rôti, des note de cèpes, d'épices. La bouche est profonde, charnue, un côté acidulé qui confère une belle structure droite avec des tanins enveloppanst gagnant en amplitude et rondeur sur le fruit rouge, le champignon. La finale est acidulée avec un coté doucereux, souple, mais longue sur le fruit rouge confit, le cuir, le champignon, le fumé. Bien joli vin encore bien fringuant. Très Bien +. L'accord est finalement pas si mal car le vin possède une force et une tension interne qui soutient le plat et les épices légères du plat relève le fruité douceureux du vin.
Le Pauillac Château Mouton Baron Philippe 70 a un très beau nez typique de pauillac sur le graphite, la mine de crayon sur fond fûmé avec une dose de tabac, de champignon cèpe presque truffé. La bouche est charnue attaque droite et se présente tendue, fine avec des tanins ronds fondus mais cela manque un peu de matière et de charme et évolue très nettement sur le champignon. La finale est fluide, droite, et le creux en bouche n'est pas compensé dans cette finale courte. Bien+ 85. Par contre, la faiblesse des arômes est rédhibitoire sur le plat…
Le lendemain, un bœuf carotte rendra parfaitement la balle à un Sotanum des Vins de Vienne 2003. Cette syrah élevé comme une Côte Rotie posséde un nez précis, juteux, de cassis, de fruit mûr aux notes de poivre, de fleur donnant la fraicheur et un fond léger fûmé. La bouche corpulente est dynamique avec une jolie profondeur de fruit noir mûr, de poivre, c'est juteux et les tanins soyeux, amples, enveloppent une belle finale persistante et d'une grande gourmandise gardant de la fraicheur sur le cassis, la myrtille, le poivre, et un fond délicatement fûmé. Très Bien – Excellent. Une bombe de fruit qui garde de la fraicheur malgré le millésime… Chapeau !
Un joli WE oenophil !
Amicalement, Matthieu

vendredi 2 janvier 2009

Examen de passage avec Chambolle Musigny 85 et Ludon Pomies Agassac 90

Bonjour à tous,
Pour ce déjeuner de noel, direction grande tablée de famille ou je suis le petit nouveau ! Evidemment, ma passion étant connu, j'étais en charge d'une partie des vins, l'autre revenant au beau-frère. Je connaissais le Menu : rôti de biche. Ne voulant pas risquer l'incident diplomatique, j'ai pris du sûr ! Bordeaux : Ludon Pomies Agassac 90 déjà très bien goûté et une surprise Bourguignone pour les fromages…Le Haut Medoc Château Ludon Pomies Agassac 90 du domaine la lagune est un vrai régal. Au top de sa maturité, son nez profond, fûmé, de fruit noir accompagné de joli notes de champignons, de havane est des plus appetissants. La bouche fondue à souhait, corpulente glisse toute seule en laissant une empreinte de tanins ronds sur une belle droiture de fruit noir mûr et fumé. La finale tout en équilibre et douceur joue sa partition de tabac blond, de cèpes, de fruit noir sur une longueur plus qu'honorable ! ça se boit tout seul et d'ailleurs, les 2 bouteilles sont rapidement avalées, procurant de large sourire aux convives. Très Bien 89.

Ensuite, sur le fromage, je sors le Chambolle Musigny Les Echezeaux Rion P&F 85… Vu l'expérience de la veille avec le Vosne Romanée les Chaumes du même millésime, je ne suis pas tranquille en ouvrant délicatement ce village de 23 ans d'âge. Le nez de fruit rouge qui s'échappe du verre me rassure assez vite, cette fois, les arômes de kirch se dissipent vite laissant juste une trace vagabonde ou se mêle les épices, les notes tertiaires d'humus, de noble champignon, mais surtout ou reviennent de beaux fruits rouges bien mûrs. La bouche est bien dynamique, charnue construite sur une joli tension acidulée mais nettement moins envahissante que sur le Vosne et les arômes de fruit rouge mûr s'entremêlent aux champignons. Les tanins, tout en rondeurs, enrobent joliment une finale ample sur des notes plus fûmées ou seul la persistance assez courte trahit l'origine village de ce beau vin. Très Bien+ 90 quand même et examen passé haut la main !
Seul inconvénient, je risque d'être chaque année de "corvée" de vins !
Amicalement, Matthieu

jeudi 1 janvier 2009

Réveillon de Noel : Champagne Jacquesson 733 Vosne Romanée Chaumes

Bonjour à tous,
Cette année, c'est tranquille avec mes 3 enfants, alors pour le vin, je fais simple. Pour l'entrée et marquer le coup Champagne Jacquesson N°733 : joli nez de pomme, de fleur blanche, une bouche droite, faiblement dosée, à la bulle fine et belle sapidité. La finale est fraiche, longue, droite. Beau Champagne, Très Bien.


Ensuite : Vosne-Romanée, 1erC Chaumes Rion P&F 1985 : Un nez puissant aux accents kirchés sur la cerise avec un fond champignon mais un coté doucereux peu distingué. La bouche est corpulente, sur une trame acidulée aux arômes de kirch un peu envahissant, les tanins sont satinés et amples mais le côté chaud domine, y compris dans une finale puissante, dont l'acidulée devient presque acide, et trop marqué alcool sur le réglisse, le kirch et un fond fûmé. Bref, pas ce que j'attendais, une bouteille très (trop) mûr dont l'équilibre global ne me satisfait pas.
A revoir !
Amicalement