Bienvenue sur ce blog de dégustation


Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération... A me faire des retours, des commentaires ou à me retrouver sur Le groupe du vin...

dimanche 30 août 2009

Un accord au Top : andouillette et Chardonnay de la côte de Beaune

Bonjour à tous,

Un de mes accords préférés, l'andouillette et un beau chardonnay de la côte de Beaune ! Mais attention pas n'importe quelle andouillette, celle du marché de Toucy, une vrai belle andouillette... Peu grasse mais bien moelleuse, sa viande croquante bien grillée légèrement poivrée s'accorde à merveille avec la suavité et le léger gras, les arômes boisés toastés d'un Chassagne ou d'un puligny... Le côté pain grllé, brioche beurrée se mariant avec bonheur au côté légèrement animal et les structures s'épousant à merveille ! Un pur plaisir !
La dernière fois, je l'ai testé avec un Chassagne, un bourgogne de Puligny, un Chablis 1erC Fourchaume et bien, le mieux, le Chassagne et le Bourgogne Femelottes de Puligny, matière et rondeur épousant parfaitement celle de l'andouillette.

Bon appétit !

vendredi 21 août 2009

Diner d'été : Vosne Romanée Brulées Margaux Durfort Vivens Peyruchet

Bonjour à tous,
Dans la moiteur Parisenne de mi-Aout, une envie de cuisine, et quelques bons amis amateurs, nous ont permis de passer une bonne soirée en ouvrant quelques jolies bouteilles.
J'ai opté pour une "vérine" en entrée, un plat "à la mode" mais qui convient bien au grosse chaleur. Celle-ci fût réalisée sur une base de ricotta avec un développement aromatique épinard, pomme et pointe de roquefort. Bien fraîche, elle était très agréable accompagné de pousse d'épinard et de balsamique réduit. Pour l'accompagner, il me restait du côte de Bordeaux, vin moelleux, qui se maria parfaitement avec la douceur du plat :

Premières Côte de Bordeaux, Chateau Peyruchet 2006 : Si à l'ouverture le vin s'est montré assez puissant aromatiquement et avec une bouche onctueuse certes mais marquée par son sucre, quelques jours plus tard après vacuvinage, il en est autrement. Le nez est beaucoup plus discret mais les notes d'agrume confit et de miel sur un fond résineux sont très agréables. La bouche attaque large mais cette fois, elle s'allonge, a gagné en finesse et surtout en équilibre, plus de sensation sucrée mais un beau touché et une aromatique plaisante. La finale garde de la fraicheur, et n'est plus écrasée par le sucre, certes la persistance est courte sur les flaveurs du nez mais la sensation est des plus agréables ! Très joli vin. Bien + 85 (pour les possesseurs, 2 à 3 ans de garde devrait le bonifier)
Ensuite, nous attaquons un carré d'agneau cuisson lente à l'étouffée avec un risotto asiatique pousse d'épinard et mozzarelle. Le risotto basé sur les saveurs citronné (base du bouillon Pho) et le coeur de mozzarelle apporte la fraicheur qui coinvient à cette fin de soirée d'Aout pour contre-balancer, le fondant chaud de l'agneau, les texteures se répondant l'une à l'autre. Justement pour jouer sur la texture, j'ai ouvert :

Vosne Romanée 1er C Les Brulées Domaine Guyon 1999 : Un nez gourmand de fraises écrasées bien mûres, de groseille avec des notes humus-sous bois, une pointe de réglisse, sur un fond légèrement fûmé. La bouche est corpulente, large à l'attaque puis déploie ses beaux taninx velours, avec une grande amplitude enrobant cette structure longue avec une belle allonge ou se dégage la fraise écrasée, le fruit bien mûr, humus, sous-bois, réglisse. La finale est large, ample, et présente une longue persistance de fruit rouge mûr, d'humus, de fûmé. 2eme bouteille, et je confirmle que c'est un très beau vin, un peu moins aboutie que la bouteille précédente mais cela reste Excellent 94.

Ensuite, nous allons sur Bordeaux, car mes invités ont peu l'habitude des Bordeaux à maturité avec ce vin de faible réputation mais que j'aime beaucoup sur ce millésime (le stock diminue à vue d'oeil...) :

Margaux, Chateau Durfort Vivens 1978 : Un nez d'une grande élégance, de fruit noir mûr sur un fond de cèpe, champignon , avec des notes de cuir, de sous-bois. La bouche corpulente est large avec de beaux tanins bien fondus, tout en finesse et délicatesse, le tout dégageant fruit noir et rouge compôté, champignon, sous-bois, réglisse. La finale est large avec une bonne persistance et une grande gourmandise de fruit mûr, de cèpe, d'humus, de réglisse. Vraiment le Bordeaux fin, délicat, sans esbrouffe comme je les aime. Très Bien - Excellent 91.

Pour finir, le Chateau Rayne Vigneau 1996 ne m'a convaincu plus que ça à l'ouverture, puissant, sucré, je dois le re-goutter après aération pour le commenter à nouveau.


Amicalement, Matthieu

jeudi 20 août 2009

Carnet de vacance 10 : Pauillac Pontet Canet Saint Joseph Guigal Lieu Dit

Bonjour à tous,
Fin de la deuxième série de juillet (enfin, il arrête de boire !) avec deux jolis vins en devenir. La nouvelle star de Pauillac, Pontet Canet, 3* dans le nouveau guide RVF, je crois qu'il passe à 4 BD aussi... Bref, la biodynamie à Bordeaux fait recette... ceci dit, pour les amateurs, sur le site LPV, les textes de Jean-Michel COMME , régisseur du domaine, sont absolument passionnants et sa vison de la biodynamie, un régal pour comprendre les subtilités de cette agriculture s'éloignant de nos répères cartésiens scientifiques industriels et s'approchant de la poésie productive de l'ére romantique !

Pauillac, Chateau Pontet Canet 2002 : Un nez jeune, sur fond de café se développe des notes de cassis, de fruit noir puis arrive une pointe de chocolat. La bouche est ample, corpulente, large à l'attaque et bien enrobée de tanins soyeux encore sec avec un beau développement de cassis et de fûmé en mileiu de bouche. La finale est droite, grosse structure toute pauillacaise avec encore pas mal d'astringence en dégustation pure, et une joli persistance de cassis fûmé et de fûmé. Très Bien 88-90. Vin en devenir, encore un peu brut et fougueux qui mérite quelquues années pour entrer dans la sagesse et gagner la complexité des vieux sage ! 15,5 - 16
Saint-Joseph, Guigal Le Lieu Dit 1999 : Un nez de syrah sur le cassis mûr, avec des notes de poivre et fond assez animal. La bouche est large et part un peu dans tous les sens, puissante, un peu marqué par l'alcool, elle présente des tanins soyeux mais un peu lâche. La finale est large avec un clair accent poivrée, sur le cassis et un fond animal évoluant sur le cuir à l'aération. Très Bien 87-89. 15 - 15,5
Amicalement, Matthieu

mercredi 19 août 2009

Carnet de vacance 9 : Chateauneuf Clos Mont Olivet Saint Emilion Larcis Ducasse

Bonjour à tous,
Suite de cette deuxième série avec 2 vins que je connais bien du millésime 98. Un dont la bouteille était à son niveau, Larcis, l'autre par contre était décevant ! J'avais déjà lu des commentaires contracditoires sur ce vin, visiblement, les bouteilles n'ont pas toutes évoluées sereinement, il me semble !

Chateauneuf du Pape, Clos Mont Olivet 1998 : Un nez kirchée de prune, d'épice, un peu étouffant et manquant de complexité. La bouche est large, charnue, ample mais trop marquée kirch, prune, un peu écoerante et présentant des tanins un peu fuyants. La finale est chaude, kirchée et offre une persistance sur la prune, la cerise à l'eau de vie un peu brut ! Bien + 86 mais de loin, la moins élégante des bouteilles bues jusqu'ici : (89-88-92-90-89) !
Saint Emilion GC, Chateau Larcis Ducasse 1998 : Un beau nez précis, distingué, de fruit noir mûr, note fûmé et soupçon de champignon. La bouche est large, dense, corpulente, avec une belle allonge sur des tanins soyeux bien enrobants dégageant du cassis, de la mûre, des notes fûmées. La finale tout en équilibre se présente bien mûr, sur les aromes du nez avec une jolie persistance distinguée. Très bien + 90
Amicalement, Matthieu

mardi 18 août 2009

Carnet de vacance 8 : Cote Rotie Guigal Nuits Saint Georges Argilières

Bonjour à tous,
Dans la 2eme série estivale, je voulais faire découvrir quelques très bons vins à des proches de ma famille et surtout leur montrer qu'on fait d'excellents vins en dehors du Bordelais ;-) !

Côte Rôtie Brune et Blonde Guigal 1991 : Un nez classe de cuir, de cassis mûr, des notes fûmées et quelques épices douces, pas d'erreur, c'est de la côte Rôtie, c'est Guigal, c'est beau. La bouche est charnue, large à l'attaque, puis se densifie avec de beaux tanins ronds amples qui donnent de l'allonge et ça vous amplit la bouche de fruit noir mûr, de cuir, des notes fûmées. La finale est longue, ample, persistante sur le cuir, le cassis et un beau fûme. Encore une fois une très belle bouteille. Excellent 94 et 92,8 en, moyenne de 5 dégustations !

Nuits Saint-Goerges, 1erC Clos des Argilières Domaine Rion 2000 : Un nez gourmand ample de fruit noir mûr, des notes de réglisse, un fond d'humus, de sous-bois. La bouche est corpulente, large à l'attaque puis se développe en longueur avec de très beaux taninx soyeux enrobants, c'est plein, intense, sur les fruit noirs et rouges mûrs, et un côté frais de sous-bois. La finale, tout en équilibre, persiste joliment sur le fruit des bois mûr, la réglisse, les épices, le sous bois un petit fond délicat de fumé. Excellent 92.
Ces deux bouteilles ont fait l'unanimité ! et c'est bien mérité...
Amicalement, Matthieu

lundi 17 août 2009

Carnet de vacance 7 : Madiran Montus Brumont Pommard Lescure Chanlains

Bonjour à tous,
Après cette première semaine animée, une deuxième série sur 10 jours, un peu moins intense mais tout aussi réjouissante :

Madiran, Chateau Montus Prestige Brumont 1988 : Un nez de casis mur, ample, profond, avec des notes d'humus et un fond de cuir classe joliment intégré. La bouche attaque large avec une belle amplitude puis évolue droite, profonde, robuste sur le cassis, le cuir avec des tanins soyeux enveloppant à qui l'on peut reprocher un peu de rigidité. La finale est fraiche, longue, sur le cassis le cuir. Excellent 92

Pommard Domaine Chantal Lescure les Chanlins 1999 : Un nez gourmand de fruit noir mûr, de chocolat sur un fons de ronce. Une bouche puissante, robuste, avec des tanins ronds encore un peu sauvage sur fruit noir mûr, et ces notes chocolatées. La finale est basée sur l'amertume et dégage du chocolat et du fruit noir. Bien + 86

Amicalement, Matthieu

dimanche 16 août 2009

Carnet de vacance 6 : Larcis Ducasse Chassagne Montrachet Saint Emilion

Bonjour,
Pour finir la première série vacance, bu l'un sur un gigot d 7H divin, l'autre sur une andouillette de première qualité :

Saint-Emilion GC, Chateau Larcis Ducasse 1970 : Un nez fondu, mûr, de cassis sur fond de champignon, de cuir. La bouche est ample à l'attaque avec des tanins soyeux mais le développement se fait sur une trame acidulé marquée, pas d'une grande élégance et légèrement écoeurante. La finale se poursuit sur l'acidulée avec une persistance de cuir. Très Bien 87

Chassagne-Montrachet, Domaine Michel Colin Deleger 2001 : Nez frais de peche chevrefeuille, beurre, bouche matière ronde bien tendu, finale fraiche longue fruit jaune, beurre, menthol Bien- Très Bien 86


Amicalement, Matthieu

vendredi 14 août 2009

Carnet de vacance 5 : Riesling Osterberg Kientzler Saint Joseph Coursodon Vouvray Huet

Bonjour à tous,
Dans la série, dégustations estivales, voici quelques blancs :

Saint-Joseph, Domaine Coursodon Paradis Saint-Pierre 2005 : Un nez séduisant de chêvrefeuille, avec des notes mentholée et anisées sur un fond boisé bien intégré. La bouche est larg, opulente mais dynamique, avec un joli gras sur la fleur, l'abricot, et ces notes anisées et légèrement vanillées. La finale est large, séduisante, mûre sur le fruit jaune, la fleur, et ce boisé mentholé. Meilleur des bouteilles jusqu'à présent Bien-Très Bien 87

Vouvray, Domaine Huet Le Mont sec 2006 : Un nez crayeux de coing avec une pointe agrume, des notes fleuries. La bouche attaque droite, traçante avec une matière ronde sur la craie, le fruit jaune. La finale est douce, ronde évoluant vers une pointe d'amer marquée mais agréable sur le fruit jaune mûr, la craie, la silex et un coté salin salivant. Très Bien 88. Le vin s'est ouvert en 1 an mais surtout a gagné en homogénéité, l'équilibre rondeur/fraicheur n'est plus très loin et l'amertume s'estompe sur cette bouteille. tant mieux !

Riesling Osterberg Domaine Kientzler 2007 : Un nez floral sur un fond de fruit sec, de pêche, avec un côté aérien, évanescent. La bouche est fine, délicate, droite, tendue, ça goutte très sec, même si la matière ronde enrobe l'acidité en milieu de bouche. La finale est traçante, tendue, pour les amateurs de riesling sec, tout en délicatesse et légèreté sur la fleur, le fruit mûr, c'est très homogène, ça fait argilo-calcaire (j'ai vérifié et je crois que c'est ça, je suis pas peu fier... Nico, tes cours commencent à être assimilés) mais ça manque encore d'ampleur, de rondeur pour adoucir le tranchant et pour devenir grand, vous me direz c'est jeune ! Très Bien 89-91. A attendre je pense quelques années !

Amicalement, Matthieu

jeudi 13 août 2009

Carnet de vacance 4 : Cote Rotie Brune Barges Ludon Pomies Agassac

Bonjour à tous,
Comme nous étions assez nombreux, j'avais porévu pas mal de bouteille... Ce qui nous a permis d'ouvrir et de tester des accords mets vins avec pas mal de bouteilles dont celles-ci :

Côte Rotie, Côte Brune Barges 1997 : Un nez distingué de cassis sur un fond de vieux cuir classe, avec quelques notes de réglisse. La bouche est corpulente, fondue et se déploie avec amplitude en présentant des tanins ronds et bien concentrés délivrant du fruit noir mûr, du cuir, des notes de champignons. La finale est de belle persistante et affiche une bonne dynamique de cuir, de fruit noir mûr, sur un fond devenant plus animal à l'aération. Très joli vin. Très Bien + 90 (moyenne 5 bouteilles : 88)

Haut Medoc, Château Ludon Pomies Agassac 90 : Un nez séducteur, gourmand mûr de fruit noir avec des notes de champignons sur un fond fûmé sans exces. La bouche est corpulente, bien fondue avec des tanins ronds sur le fruit mûr et le fumé. La finale est équilibrée sur le fûmé, le champignon. Vin a parfaite maturité, très bon, rapport Q/P superbe et beaucoup de plaisir. Très Bien 88
Amicalement, Matthieu

mercredi 12 août 2009

Carnet de vacance 3 : Pommard Commaraine Saint Joseph Vallouit

Bonjour,
Parait-il que c'est dans les vieux pôts qu'on fait les meilleures confitures ! J'ai testé le : "c'est dans les vieilles quilles, qu'on trouve les meilleures vins"

Pommard, Clos de la Commaraine, Jaboulet Verchère 1978 : Un nez puissant, sucré, doucereux, kirchée sur le fruit noir. La bouche est large, puissante, marquée par l'alcool avec des tanins fondus et soyeux mais genre cavalerie. La finale est toujours sur la puissance, large, ample, kirchée sur le fruit noir et le champignon. Ce vin a dépassé son apogée et présente un profil de vin vieux, très mûr et du coup ecoeurant.... Dommage,c'est sans doute le filet métalique qui emprisonne la bouteille qui a permis à cette puissance de se concentrer durant des années, elle n'a jamais pu s'échapper... Pour amateur de vieillerie



Saint-Joseph, Domaine de Vallouit Les anges VV 1989 : Un nez fondu de cuir, de cassis mûr, un coté animal, belle présence, et belle promesse. La bouche évolue dans un registre souple mais dense, ample, sur le fruit noir, le cuir, avec des tanins soyeux mais un peu fuyant sur la finale. Celle-ci reprend de la fraicheur pour s'installer en largeur avec une persistance honnête de cuir, de fruit noir. Très Bien 89. Un joli vin à parfaite maturité qui régale gentiment. J'avais adoré l'Hermitage greffieux 94 de ce domaine racheté par Guigal dans les années 95-2000. Ce Saint-Joseph confirme la qualité des terroirs et le soin des vinifications.
Et donc non, c'est pas forcéméent dans les vieilles quilles qu'on trouve les meilleurs vins...

Amicalement, Matthieu

mardi 11 août 2009

Carnet de vacance 2 : Riesling Weinbach Volnay Pousse d'Or

Bonjour,

En vacance, il faut en profiter... Alors j'avais apporté quelques quilles qui me faisaient de l'oeil depuis un moment dans la cave. Elles ont été bues à table en très bonne compagnie sur de la bonne cuisine !

Riesling Schlossberg GC Domaine Weinbach 2007 : Un nez frais, floral, chevrefeuille, pointe agrume, aubépine, badiane pour le côté anisé. La bouche est fine avec une matière ronde et délicate qui enrobe une acidité qui tient le vin et lui donne beaucoup d'allonge, très belle équilibre, grand homogènéité entre la structure et les arômes de fleur, d'agrume mûr, d'épice. La finale est puissante, avec une pointe de fraicheur, c'est long et très persistant sur la fleur, l'agrume, le menthol. Très belle bouteille, meilleure blanc bue cette année, un riesling sec et mûr, droit, racé, beaucoup d'élégance, de finesse... beaucoup de plaisir déjà ! Excellent 93-95.

J'avais depuis longtemps envie de gouter ce domaine phare de Volnay, racheté en 99, et donc premier millésime de la nouvelle équipe sur un des crus emblématique du domaine dans un très grand millésime à Volnay :

Volnay, Clos de la Bousse d'Or 1erC Domaine de la Pousse d'Or 1999 : Un nez de cerise, profond, frais avec des notes de ronce. La bouche est charnue, ample, avec de beaux tanins soyeux mais encore brut et un peu rustique sur la cerise. La finale est fraiche, longue, sur la cerise et la ronce. Un joli vin qui manque encore de comlexité et surtout de raffinnement pour en faire l'égal des meilleurs crus que j'ai dégusté sur la commune. Je crois que la nouvelle équipe a su tirer meilleur parti de ce terroir superbe sur les millésimes suivants ! Très Bien + 89-91

Amicalement, Matthieu

samedi 8 août 2009

Début de vacance et fin de primeur : Chateauneuf Usseglio Grand Puy Lacoste

Bonjour à tous,
La première semaine de vacance fût assez consacré au plaisir de la chair ! Bon menu et quelques vins qui nous avaient accompagnés jusqu'en Bourgogne nous ont permis de bien commencer les vacance. Ce premier CR est consacré à la fin des dégustations des primeurs 2006 rentrés au printemps.
Chateauneuf du Pape, Pierre Usseglio 2006 : Un nez de fruit noir, de noyau, de prune, des notes de laurier et une pointe de camphre montre un nez assez typé jeune chateauneuf classique. La bouche est large à l'attaque, puis cela devient suave avec des tanins soyeux, le tout dégageant du fruit mûr, de la prune, de la figue. La finale est large et garde une bonne dynamique sur le prune, la figue, et des épîces type giroffle. Un chateauneuf classique, sans excès de maturité et une trame bien équilibrée. Très Bien + 89-91

Pauillac, Chateau Grand Puy Lacoste 2006 : Un nez dominé par un élevage boisé fûmé bien fait sur un fond de cassis mûr. La bouche est large, robuste, mûr sur le fruit noir, le cassis, la mûre accompagné de tanins ronds et amples mais manquent un peu de soyeux et de finesse à ce stade. La finale est puissante mais un peu courte et manque surtout de complexité à date pour un cru de ce standing. Début de phase de fermeture j'espère ! Très Bien 88-90

La suite des degusts d'été à l'épisode 2, amicalement, Matthieu

mardi 4 août 2009

4 grands vins et 1 surprise, 41 ans quoi : Haut Brion 70 Ducru Beaucaillou 75 Chapelle 85 Beaucastel 85 Hermitage

Bonjour à tous,

Cette année, j'avais décidé de fêter mes 41 ans tranquillement. Un petit dîner en bonne compagnie et quelques bouteilles de nobles origines à partager avec un bon repas.

Je rentre donc ce soir là, assez exité de la soirée œnologique qui m'attend. Ma compagne s'affaire à la cuisine, elle tenait absolument à faire le dîner ! Je lui avais donné quelques pistes pour le menu, car on ne boit pas tous les jours (voir tous les mois, voir tous les ans comme dirait Nicolas), Haut Brion 70, Chapelle 85 et Beaucastel 85 !

Donc pendant qu'elle tripatouille en cuisine, j'ouvre amoureusement les bouteilles mis à la verticale depuis la veille. Les niveaux sont impeccables et les bouchons sont superbes ! Imbibés sur toute leur longueur, ils viennent d'un coup sans se casser. Je hume les vins, tout va bien, pas de TCA mais de superbes arômes qui confirment que les vins sont en super état, on leur donnerait 10 ans de moins !

Tout excité, je me décide à aller travailler ma compagne pour connaître le menu et déterminer l'ordre de service des vins. En arrivant dans la cuisine, un immense sac en papier m'arrête. Je regarde, et là vision d'horreur, il y a au moins 7 ou 8 baguettes !
Ah, non pas ça ! Pas l'anniversaire surprise avec 15 potes assoiffés le jour ou j'ai ouvert Haut Brion 70…
Et bien Si ! Et quel menu pour de tels vins : crudités sauce coktail, charcuteries divers et variés, plateau de fromage…Je vais donc devoir servir quelques jolis vins de buffet :

Pessac Leognan, Château Haut Brion 1970 : Un nez marqué d'une pointe vanillé/fûmé sur un fruit de cassis mûr, le fruit est fringant, le vin fait mature mais certainement pas vieux, on entand année 80. La bouche est large, corpulente, profonde avec des tranins taffetas sur le fruit noir, le tabac, la fûmé et des notes de cèpes, c'est fondu et élégant. La finale est dynamique avec une pointe de fraicheur moins acidulé que d'autres 70 déjà tasté, tout en longueur avec une belle persistance de fruit noir, de cuir, une pointe fûmé vanillé et des notes de champignons type cèpe. Excellent vin à maturité sur cette bouteille bien conservée 94.


Hermitage, La Chapelle Jaboulet 85 : Un nez profond, classe de vieux cuir, sur le cassis mûr, des notes épicées, belle patine, belle homogénéité. La bouche est droite grande profondeur, beaucoup d'allonge, grande délicatesse de tanins soyeux accompagnant la longueur, sur le cassis mûr, le cuir, des notes fleuries, des épices. La finale est fine, d'un équilibre écclésiastique, grande persistance, beaucoup de délicatesse, d'élégance, de classe, de cuir, de cassis et un léger fond fûmé/roti. Excellent-Exceptionnel 96. Plus belle Chapelle dégustée et cette bouteille, en parfait état, propose un jus que je goutte mieux que 83, 88, 89, les millésimes des années 80 que j'ai déjà goûté. Meilleur rouge bu cette année !


Chateauneuf du Pape, Beaucastel 1985 : Un nez animal de cuir, très mûr sur fond de prune, chocolat, café. La bouche est large, puissante, corpulente marqué un poil alcool, kirchée, très mûr, fruit noir compoté, prune, chocolat et cuir. Les tanins sont soyeux, amples, qui enrobent une finale longue sur le cuir, la prune, un peu chaude, puissante et une grande persistance de cuir, de cerises noires confites. Très beau vin mais trop puissant, kirché, fait un peu trop pour moi. Excellent 92.


En cours de buffet, mon ami David m'offre un petit vin de buffet comme cadeau, Ducru Beaucaillou 1975. Au point ou on en est, je décide de l'ouvrir :
Saint Julien, Château Ducru Beaucaillou 1975 : Un nez encore jeune de cassis sur fond de cèpe, belle profondeur, humus. La bouche est droite, longue, robuste avec des tanins soyeux sur le cassis, myrtilles, puis arrive le champignon, le sous-bois, grande allonge, belle harmonie, mûr sans être raide, finale fraiche et longue, racée, élégante fruit noir, un peu de cuir, cèpe, sous-bois, belle persistance, un peu au dessus du Las cases 75 bu l'année dernière en tout cas pour moi ! Excellent + 95

Sinon, ont aussi été servi pour étancher les soifs multiples :
Weingut Dr Thanisch Bernkasteler Lay Riesling Spätlese 1990 Mosel-Saar-Ruwer : Superbe sur le fruit sec, les fleurs d'oran,ger, c'est léger et intense, aérien et persistant. Grand vin qui a totalement digéré ses sucres !
De même, le Riesling Sommerberg Domaine de l'Oriel 2004 est superbe. Evidemment plus puissant, plus voluptueux mais en gardant une allonge, une droiture, une race incroyable. Encore une fois un grand vin sur cette 3eme bouteille.

Et voilà, une soirée ou j'ai bu les meilleurs vins de buffet que j'ai jamais bu ! Et je les ai donc partager avec les gens que j'aime, et c'est finalement ça le plus important, et même s'ils étaient nombreux ! Merci à ma Chérie pour cette belle surprise.

Amicalement, Matthieu