Bienvenue sur ce blog de dégustation


Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération... A me faire des retours, des commentaires ou à me retrouver sur Le groupe du vin...

lundi 27 septembre 2010

Secret Wine : ma dégustation

Bonjour à tous,

Sélectionné pour participer à l'opération Secret Wine, je reçois donc 3 bouteilles identiques seulement différencié par un N°.


N° 079 :


Nez gourmand fruit rouge mûr, prune, un côté lacté, et noyau, de l'olive noire fond léger boisé un peu caramel ou pas de boisé mais confit, côté bio, peu soufré, base grenache, syrah peut être carignan, très fruit et mûr. La bouche est large, sapide, tanin soyeux bien extrait, corpulent, matière bien travaillé, fruit rouge mûr, lacté, prune, mûr à la limite du confit, un côté noyau. La finale est tenu par l’alcool sans être trop grasse, manque un peu de vivacité, milésime bien mûr, limite confituré belle persistance, beau terroir, beau travail style soigné à la vinification en mode « moderne » vers le fruit.

Ça ressemble au type de vin de la Mordorée, et le côté prune fruit rouge m’amène sur du très beau village cote du rhone, et de vieille parcelle bien placée, peut-être : Rasteau, Lirac, Cairane. Peut-être même Vacqeyras, Gigondas voir Chateauneuf. Après une longue hésitation entre 2006 sur une matière manquant de finesse et 2007 pour le côté charge alcoolique et forte maturité, je reste sur 2007.

Après 24 H00 un fond fûmé indique quand même un boisé d’une cuvée ambitieuse, la raison me pousserait à dire très beau Cote du Rhone, mais j’irai juqu’au Chateauneuf du pape, 2007, belle cuvée, belle maison. 90-92

N° 390 :

Nez du même type, sudiste mais plus poivré et surtout terriblement marqué d'un boisé vanillé caramel coco à l’ouverture masquant les aromes primaire hormis le cassis, pointe fleurie qu'on devine, ça fait très syrah du nord ambitieuse, gros élevage, sur un millésime moyen. La bouche charpentée attaque carrée tanin rond puis ça devient plus fluide, et souple, cassis mûr, boisé vanille/fûmé/toasté (qui masque la typicité, on pourrait aussi bien être à bordeaux, rhone nord, loire ambitieux...) tanin accroche un peu en séchant légèrement confirmant une extraction qui s’est fini à temps, finale un poil fluide un peu marqué alcool qui chauffe cassis, vanille note poivrée qui ramène en Rhone nord ou en tout cas un assemblage avec pas mal de syrah. 24H après le boisé se fait très fûmé/pneu brûlé plutôt style Tardieu Laurent que Guigal qui était ma piste à l’ouverture. La finale un peu fuyante fait 2008, mais la matière ? Du Saint Joseph Guigal Lieu dit, je passe à Tardieu-Laurent le Crozes Hermitage.

Etant donné que le boisé écrase un peu tout, je finirai donc par Crozes Hermitage Tardieu Laurent mais c’est tellement boisé que ça pourrait être le Vacqueyras VV, ou à Bordeaux, en côte de Provence, en Loire ou partout ailleurs ! 86-88

N° 714 :

Nez plus fermé assez alcool médicinal kirch, note cerise et noyau,pointe fleurie et un léger fond fûmé/pain grillé, bouche charnue tanin assez rustique, structure droite, peu d’amplitude, plus de fraichuer que les bouteilles précédentes, matière qui s’exprime peu, ou moins travaillé, faible intensité aromatique, c’est assez étriqué à date, cassis peut-être, cerise et son noyau, cacao amer, finale fraiche assez courte poivrée, pointe végétale poivron plus que ronce sous bois, donc pas de pinot à mon avis. Le vin est assez muet aromatiquement ce qui n’aide pas.

Compliqué, ça ne m’évoque pas grand-chose, le côté poivré me ramènerait au sud tandis que la structure de la bouche m’enverrai en Loire. Mais pas de poivron marqué plus que ça, pas de signe aromatique de cabernet ou merlot.

Après 12H00, un côté fleurie apparait pouvant relancer l’hypothèse Languedoc, voir merlot du Languedoc basique. Au final, quitte à dire quelque chose, je finirai en Languedoc avec un assemblage de nombreux cépages, syrah, carignan, grenache,… avec un Coteaux du Languedoc 2007 et si j'osais je dirai même Minervois. 84-86. Et après 24H00 de plus, le vin tient encore ! Pour un merlot du languedoc, c'est fort.

La réponse sous quinzaine !

Amicalement, Matthieu

dimanche 26 septembre 2010

Un diner travaillé : Hermitage Emilie Remizieres, Saint Julien Lagrange

Bonjour à tous,

Pour accompagner les vins, j'aime bien cuisiner comme beaucoup d'entre nous d'ailleurs. L'occasion de jolis diners est souvent pretexte à sortir de belles bouteilles, c'est le mérite après le "travail".

Sur un Tiramisu des mers, un Riesling Pfersigberg 2009 de Ginglinger va parfaitement convenir. Son côté "demi-sec" accompagnant très bien le mascarpone pomme, endive, roquefort.
Un nez expressif d'agrume confit, note florale, pointe d'encaustique. La bouche présente une belle matiere, longue, droitre, bien enrobée avec une grande sapidité d'agrume confit, encaustique. La finale sur une pointe de "sucré" se déroule longue et complexe ou s'exprime l'encaustique, l'agrume confit, les épices. Très Bien + 89-91

Pour les magrets fûmés, pomme graisse de canard et haricot "asiatique", deux rouges :

Hermitage, Domaine Remizieres Emilie 1999 : Un nez mûr de cassis, un peu lacté, poivre, note de suie, fond boisé toasté (moins présent que sur les précédentes quilles). La bouche est charpentée, large a l'attaque, sur le cassis mûr, le poivre, le fumé, de jolis tanins soyeux, doux puis ça s'allonge sur une belle fraicheur en s'affinant. La finale reprend de l'amplitude, légère pointe amer, rattrapé par le côté mûr, doux, cassis, poivre, et fond boisé toasté. Très beau vin, plus "chaud" et "doux" que le suivant. Excellent 91

Saint-Julien, Chateau Lagrange 1996 : Un très beau nez classique sur le cassis, boite à cigare, note bougeon cassis et fond fûmé, graphite. La bouche est corpulente, bien équilibré, des tanins fins et soyeux, cassis mûr, fruit rouge, boite a cigare, pointe amertume. La finale est fraiche, longue, profonde, cassis mûr, cigare, graphite, bourgeon cassis. Grand classique, bien fait, beau millésime, la classe. Excellent 91. Un poil de plus en complexité, mais un poil de moins en gourmandise et donc un peu moins facile que le précédent !

Amicalement, Matthieu

vendredi 24 septembre 2010

Dégustation en aveugle : Haut Brion Mouton Rotschild

Bonjour à tous,


Toujours dans cette soirée inaugurale FAV, une dégustation de 5 vins en aveugle était proposée. Un exercice qui m'amuse beaucoup.

On me sert le premier vin. Au nez, on sent un Bordeaux jeune ambitieux avec un nez mûr léger kirch, du fruit sur un fond boisé fûmé classe, note de tabac. La bouche est superbe, corpulente, tanin soyeux amples, c'est bien mûr mais ça garde de la droiture et de la finesse. La finale est longue complexe sur le fruit, le tabac, très belle persistance.

Lorsque que le préposé revient serveir le 2eme vin, je m'aventure pour tester : "le premier c'est un Bordeaux ambitieux année jeune et souple, genre 2007. Le gars me regarde avec un air d'évidence, finit de me servir et repart vers d'autres testeurs.

Vin 2 : a nouveau, un Bordeaux jeune, avec un nez plus marqué par le boisé fûmé assez typique de Pessac. La bouche est corpulente, moins de finesse que le précédent ça passe plus en force, mais les tanins amples et soyeux donne de la gourmandise. Moisn de profondeur jusque dans la finale, large marqué d'un boisé classe mais moins persistant et complexe mais ça reste très joli.

Au retour du préposé pour me servir le 3eme vin, je lance "on est toujours à Bordeaux sur un millésime souple". Cette fois, le regard d'évidence se teinte de gêne comme si ce que je disais était d'une telle banalité. Au fond de moi, je commence à me dire que l'ensemble des invités présents ce soir, doivent être beaucoup plus doués que les discussions entendues sur les différents ateliers m'ont laissé entrevoir ! C'est à ce moment qu'il m'annonce :"mais vous a-t'on dit le principe de la dégustation. Il s'agit de 5 bordeaux 2007 et le but est de reconnaitre les 2 premiers crus" ! Tout s'explique.

Vin 3 : Cette fois le nez est vraiment dominé par un élevage classe très modern style. La bouche tout en largeur est limite velouté sur le fruit rouge et le bois. la finale ample large jour sur le même registre. Y'a beaucoup plus de merlot là dedans, le type acquiesse.

Vin 4 : Nez de fruit ultra mûr, confit sur un fond d'élevage. Bouche grosse matière astringente, c'est souple et la finale est marquée de cette matière qui sèche un peu sur des arômes coinfits. C'est limite vin du sud et les quelques notes fleuries m'évoquent plutôt un vin Italien.

Vin 5 : Le nez fait très cabernet rive gauche mûr. A nouveau on retrouve de la complexité avec un élevage maitrisé sur du fruit noir, des notes tabac, graphite, pointe vanillée. La bouche est dense, complexe, profonde, mûr et s'étire avec des tanins tyaffetas. La finale est persistante mais les aromes type caramel, vanille rende l'ensemble moins élégant. ça fait très premier cru, je pense Pauillac et des 3, le côté caramel, me fait dire Mouton.

Au finale après une longue hésitation entre le 1 et le 2 (je trouve que le 2 fait très pessac mais pour Haut brion ça manquerait de complexité). Je finis par donner le 1 en Premier Pauillac (et je dis Latour plus que Lafitte mais au hasard). Je place le 2 à Pessac, le 3 à Pomerol, le 4 vin italien et donc le 5 mouton.

Résultat : 1 Haut Brion, 2 Cote de Bourg Labadie (9€, super rapport Q/P en 2007), 3 Lalande Pomerol, Jean de Gue, 4 Grand Vin de Reignac (;-) 5 Mouton

Finalement, je m'en sors pas trop mal !

Amicalement, Matthieu

dimanche 19 septembre 2010

Mini verticale Cos d'Estournel

Bonjour à tous,


Invité à la soirée inaugurale des fav Leclerc, il était proposé une mini-verticlae de Cos D'estournel, Saint Estephe que je connais très peu. Dans l'ordre proposé :

2001 : nez séduisant de cassis, fruit noir sur un fond boisé torréfié aux notes empyreumatiques marquées avec une pointe de bourgeon de cassis très Bordelaise. Bouche corpulente, a l'attaque ronde avec des tanins soyeux, structure droite, homogène, bien construit sur le chocolat, les épices; la finale séche un peu, tout en rondeur avec une belle persistance de cassis sur un fond boisé toasté Excellent 90-92.

2000 : nez superbe, expressif, mûr sur les fruits rouges et noirs, cerise burlat, myrtille, mais surtout de belles notes fleuries et épicées, réglisse, un fond moka bien intégré et un côté kirch léger. La bouche est souple et ronde à l'attaque, puis ça de dévelloppe, corpulente avec une belle amplitude, des tanins gras encore un poil jeune, cassis mûr, fleur, pointe épicée, fond chocolat café, c'est très élégant tout en étant très gourmand. La finale est ronde, ample, un peu alcool quand même, et longue pêrsistance gourmande sur les arômes du nez. Excellent+ 94-96. Dans un style mûr, élégant, aérien à la fine musculature.

2003 : Nez explosif fruit noir mûr, cassis, mûre, notes épicées réglissées sur un fond boisé moka. La bouche est charpentée, grosse matière soyeuse à l'attaque puis ça devient astringent jusque dans une finale qui garde une trace agressive des tanins tandis que le vin s'étire en longueur avec un côté gras et souple sur le réglisse, le fruit mûr, le moka. Très surprenant cette acidité et cette agressivité de fin de bouche... c'est dommage car sinon le vin est superbe. Si les tanins se fondent et que l'agressivité disparait, le vin sera magnifique 93-95+ mais je crains que celle-ci ne soit du genre qui ne disparait pas...

1995 : nez assez plat dominé par une note d'écurie peu gracieuse, sur le fruit rouge et fond boisé fumé. La bouche est droite, corpulente avec des notes de poivron, de graphite et des tanins un peu rigides et fermes, finale droite mais assez élégante sans grande complexité. TB 89. Un vin avec beaucoup moins de relief que les précedents, plus austère. La deuxième bouteille était moins marquée animal mais reste toujours assez austère et droit ex 91.

Au final, j'ai été assez surpris de l'élégance de ce vin. On est loin de la puissance brut véhiculé par l'appellation. 2000 a été la bouteille de cette soirée ou pourtant j'ai dégusté une 30aine de vins dont Haut Brion et Mouton.

Amicalement, Matthieu

samedi 18 septembre 2010

Mis en retraite 2 : Madiran Montus Bandol Fregate Vosne Noellat

Bonjour,
Cette période de rentrée agitée m'a encouragé à tester la durée de cotisation plus que l'age de la retraite d'ailleurs pour mes bouteilles en fonction de leurs origines, bien sûr :


6 ans pour un Bandol, Domaine de la Frégate 2004 : Un nez très mûr marqué au kirch sur le chocolat et déjà un fond de champignon, de cuir. La bouche charpentée est dense, large avec des tanins ronds costauds et qui poudrent, laissant entrevoir en fin de bouche du chocolat et de la cerise. La finale, large, reste marqué d'un léger séchant et se présente mûr, sur la cerise confite, le chocolat, des notes poivrées et épicées. Pas mal, mais assez brut de décoffrage. Bien + 85-87. A mon avis la retraite à 6 ans ne convient pas, trop jeune.


22 ans pour un Madiran, Montus Prestige 88 : Un nez superbe de fraise des bois mûr, des notes de cèdre, de pin, de graphite, un fond de tabac blond, de cuir. La bouche est charpentée, longue, dans un style aristocratique que ces cousins Bordelais ne lui renierait pas, avec des tanin soyeux mais un poil rigide, c'est puissant en restant élégant, et ça envoie le fruit rouge mûr, le tabac blond, graphite, pin, cuir. La finale tout en rondeur et surtout ample et longue, persiste superbement sur le fruit rouge mûr, et les notes de tabac blond, de cèdre, de graphite. Superbe vin encore une fois. Pour la amateurs de vin droit et très aristocratique. Excellent 91. Et la retraite à 22 ans lui va très bien !



14 ans pour un Vosne Romanée, (Michel) Noellat & fils 96 : Un nez dominé par le champignon, le fruit rouge acidulé et un coté alcool éthéré qui fait passé. La bouche est charnue, acidulé voir acide, et les tanins pointues et un peu agressif manque de gras pour arrondir un ensemble sur le champignon, mais aussi le fruit rouge. La finale présente bien l'acidité du millésime sur un beau bouquet de fruit rouge et un fond humus, champignon. Un village qui a vécu, une de mes premières acquisitions qui m'a ouvert la voie vers les grands Bourgogne. Depuis j'ai évolué... Cette bouteille a dépassé l'age de la retraite.


Amicalement, Matthieu

samedi 11 septembre 2010

A la retraite : Pouilly Bret Brothers, Chambolle Amiot, Morgon cote du py Jadot

Bonjour à tous,
Sifflé avec plus ou moins de justesse :

Pouilly Vinzelle, La souffrandière, les Quarts, millerandée 2006 : Un nez sur-muri fleurie, sur un fond de banane cuite, peu élégant, des notes curry limite oxydée (ce qui me fait dire que la bouteille n'est pas forcéménr nette). La bouche est large à l'attaque puis une structure droite, friache avec ces notes curry et une finale large mais dominé d'un caramel au lait peu gracieux ! Pas le style de la maison Bret alors bouteille flingué ou cuvée millerandée pas mon style.
Chambolle-Musigny, Amiot Servelle 2007 : Un nez de framboise mûr, fraise des bois, note sous bois et un fond boisé moka très aguichant. La bouche est charnue, sapide, large bati avec une pointe d'amertume et des tanins délicats, fins et soyeux comme on les trouve sur Chambolle, dégageant de la framboise mûr et des notes moka fûmé. La finale est large, belle amplitude, on sent que c'est bien mûr et toujours cette pointe amer classe sur le fruit rouge, moka, note de sous-bois, et une persistance fleurie. De la belle ouvrage, le vin est prêt et se boit très bien à mon goût. Très Bien+ 88-90

Morgon, Cote de Py, Chateau Les Lumières, Jadot 2005 : vu la relative déception de la précédente bouteille, je voulais remettre ça, j'ai bien fait. Un nez gourmand de fruit rouge mûr, de framboise, de groseille, un côté cerise confite, pointe de pain d'épice sur un fond fûmé. La bouche est ample, corpulente, ou je retrouve des tanins soyeux et denses et qui ne sèchent pas. Fruit rouge mûr, fûmé, pain d'épice, se retrouve jusque dans la finale large, puissante et avec une belle persistance. Très Bien-Excellent 90-92


Amicalement, Matthieu

mardi 7 septembre 2010

Les 2003, ça se boit bien : la Lagune et Sotanum

Bonjour à tous,
Dégusté sur la fin des vacances, et à raison :

Haut Medoc, Chateau la Lagune 2003 : Après la fort belle impression des 2003 avec les copains Parisiens, j'ai voulu confirmer. et bien, je confirme, 2003 ça continue à se boire TRES bien. Un nez gourmand de cassis mûr, fruit noir, sur un fond boisé vanillé/fumé marqué mais bien intégré et une pointe de bourgeon de cassis qui apporte la fraicheur. La bouche est charpentée, mûre, mais pas confite, sur le fruit noir, le cassis, la mûre, une pointe vanillé, un fond de fûmé cigare, le tout encadré de tanins soyeux et amples, c'est plein, intense et très gourmand. La finale est large, ample, dynamique, très mûr limite confit mais pas écoerante, et ça persiste longuement sur le nez avec en fond une pointe de bourgeon de cassis qui assure la fraicheur. TB-Excellent 90-92.

Enfin, pas de bonnes vacances sans une petite syrah et cette fois ce sera un vins des collines Rhodanienes, Sotanum, les vins de Vienne, 2003 : Un nez de cassis, de poivre, avec des note de terre, humus, et un fond moka/café. La bouche est charpentée, large aux tanins soyeux, belle sapidite de cassis, de violette, de poivre et le fond café. La finale est large, ample, acidulé sur le fruit noir mûr, la mûre et les notes moka, poivre, fûmé, typique d'une syrah à élevage "moderne". La structure fait assez Côte Rôtie, il manque un je ne sais de quoi de profondeur, de sensualité, de matière pour être l'égal des grandes Cotes Roties. Excellent 91-93

Amicalement, Matthieu

dimanche 5 septembre 2010

Découverte allemande : Wiengut Arndt Kobelin Pinot noir et Muskateller

Bonjour à tous,
Découverte organisée par mon ami allemenand via transporteur pour cette dégustation de deux cépages que je n'avais jamais goutté issu d'allemagne :

Allemagne, Wiengut Arndt Kobelin Pinot noir 2008 : Expérience étonnante que ce pinot noir qui se présente au nez avec un boisé marqué, toasté, moka dans le plus pur style vin international. Dérrière ce pourrait aussi bien être de la syrah que du merlot ou du pinot. En bouche par contre, une fois la grosse attaque passé, le vin devient mince presque fluet avec une acidité marquée et des tanins agressifs, c'est que le bois n'a jamais remplacé le soleil et la chaleur, la finale brule jusqu'à l'estomac, heureusement, cela s'arrête à ce niveau là ! Très honnetement, à part pour la culture générale, plutôt désagréable que plaisir, mais par contre très interessant pour se forger une idée de ce qu'on peut faire d'un pinot.

Allemagne, Weingut Arndt Kobelin Muskateller Trocken 2009 : c'est tout autre chose. Un nez explosif de rose, de pivoine, d'agrume mûr, beaucoup de finesse et d'élégance. La bouche présente une matière ronde avec une pointe de gras sur une ligne droite, beaucoup de délicatesse à nouveau, un poil de perlant donne du dynamisme à ces fragrances de rose, de fleur, des notes menthol, et des épices, cardamone... La finale est ronde mais un peu courte et on aurait aimé une persistance plus grande et en faire un grand vin. Enfin cela reste très bon, Très Bien 88

Après cette première expérience, je demande à revoir un pinot noir allemand mais dans un millésime mûr !
Amicalement, Matthieu