Bienvenue sur ce blog de dégustation


Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération... A me faire des retours, des commentaires ou à me retrouver sur Le groupe du vin...

dimanche 30 octobre 2011

Pour la finale : Cote Rotie Mordorée, Rostaing, Guigal

Bonjour à tous,

Pour la finale, j'avais convoqué une assemblée de lève tôt autour d'un brunch casse croute pinard qui fût un grand moement de plaisir et de partage. Si les bleus nous ont régalé, les pinards aussi. Vincent R de passage à Paris qui fût à l'origine de cette organisation suite à une boutade sur le forum BDE a tenu promesse en nous apportant 2 Côtes Roties dignes de la finale. Mon souvenir car je n'ai pas pris de note dans le feu de l'action. Série de rouge d'abord :



Cote Rotie Rostaing 79 : Une nez superbe, racé, fond de cassis, baigné de lard fûmé, pointe épice. Bouche un peu passé certes et une petite pointe de poussière/champignon qui va s'atténuer avec l'aération, le vin re-goutté le soir, présentera une bouche ronde, charnue, certes agé, mais encore tout à fait sympathique sur fond de cassis et bacon grillé. le finale est encore pêchu sur une ligne fraiche longue et une persistance très racée de fruit noir, bacon grillé, épice et fûmé superbe. Excellent 92 (16,5)

Côte Rotie B&B Guigal 90 : Très classique de la 90, cassis mûr, bacon grillé, poivre, pointe violette. Bouche corpulente, dense, structure fraiche dynamique, tanin rond manquant sur cette bouteille d'un poil de velouté, finale longue, fraiche cassis, violette, épice poivre, fond bacon grillé et fûmé. Excellent 94 (17,5)



Haut-Medoc Chateau La Lagune 85 : Nez très élégant évolué tertaire humus, champignon, sur fond de cassis, de fruit rouge léger confit, note de tabac blond et fûmé. Bouche corpulente tanins fondus soyeux, ample caressant, avec une pointe acidulé qui donne du peps, fruit compoté, gourmands, humus, cèpe, tabac blond et fond léger fumé. Finale pointe fraicheur dynamique gourmande fruit rouge et noir, humus, cèpe et belle persistance tabac blond et fûmé. Excellent 93 (17). L'ensemble des convives le situe en Côte de Nuit !

Gevrey Chambertin, 1erC  Clos Prieur Rossignol Trapet 96 : Nez très élégant, profond, fruit rouge, ronce, note de cuir et fond léger fûmé. Bouche corpulente, tendue, tanin soyeux bien enrobant la profondeur, de l'élégance de la classe de l'équilibre, fruit rouge, ronce sous bois, cuir. Finale équilibrée ample fraiche puissante et de belle longueur, fruit rouge, sous bois cuir. Très joli vin mais un poil austère sur cette bouteille. Excellent 93 (17)

Côte Rôtie La Mordorée Chapoutier 99 : Un nez encore marqué de l'élevage mais superbe, fruit noir et rouge mûr, pointe fleurie, des épices, réglisse, un côté profond frais végétal, ronce; et un fond boisé "grand élevage classe" de grillé, toasté, pointe balsamique. Bouche corpulente aux tanins superbes veloutées, densee, précis, amples de la délicatesse, de la puissance, c'est impressionnant, sur le fruit mûr léger confit, boisé classe, de la profondeur avec un côté ronce, frais même si l'ensemble parait bien jeune, ça fait grand millésime jeune. Finale superbe équilibre entre fraicheur et empreinte moelleuse des tanins, et magnifique longueur. Excellent+ 95-97 (18-18,5). Un grand vin que nous positionons en Côte de Nuit sur Gevrey. Devant l'air rieur de Vincent, je redescend vers la Mordorée mais à C9P, un indice sur le nom bien trouvé mais l'air amusé et taquin de Vincent sur la région me fait ensuite remonter en Côte Rotie.



Pour le fromage, quelques blancs :

Riesling, Oriel Brand 2004 : Nez superbe d'équilibre et d'harmonie sur l'agrume, le fruit blanc confit, note léger pétrole, pointe fleurie, miel. Bouche ronde à l'attaque, matière suave sur structure fraiche magnifique d'équilibre (certains le trouveront un peu rondouillard) entre rondeur et fraicheur sur l'agrume, le miel, le pétrole, la fleur...Finale fraiche, très longue et persistante. j'adore ces Rieslings à l'harmonie parfaite, un tout superbement équilibré mais un peu rond/sucré (le sucre ne se sent pas, mais je dirai 10-12 gr). Grand vin  94 (17,5)

Riesling, Schlossberg Mann 2004 : nez plus évolué note pétrole affirmé, bouche plus dissocié, ronde à l'attaque puis ça s'étire et se tend tandis que la matière moielleuse enrobe cette acidité. Le sucre se font un peu plus présent car l'harmonie est moins heureuse que sur le Brand. finale pointe fraicheur et très marqué pétrole. Un joli vin qui fait plus évolué. TB-Excellent 91 (16 -16,5)

Merci à tous pour l'ambiance. Un super moment de partage et même si on a perdu, on avait de quoi se consoler !
Amicalement, Matthieu

samedi 15 octobre 2011

Pour un quart et une demi : Montus, Pontet Canet, Chambolle

Bonjour à tous,
Pour accompagner le parcours des Bleus chez les NeoZ, on a poussé avec quelques jolis quilles :

Madiran, Chateau Montus 2001 : Un nez appétant, mûr, gourmand, de fruit noir et boisé torréfié classe. La bouche est corpulente, large, avec des tanins soyeux ronds et amples dans une structure fraiche, droite, dynamique sur le fruit noir mûr, le boisé torréfie et une note de fraicheur florale, végétale bien agréable. La finale est fraiche ronde et joli longueur gourmande sur le fruit noir mûr, boisé toasté classe. Très Bien 88 (15,8)

Pauillac, Chateau Pontet Canet 2002 : Un nez discret précis de cassis, pointe poivron grillé, note boite cigare, fond graphite et léger fumé. La bouche est charpentée, puissante, droite sur un fond de fraicheur, avec des tanins ronds, un poil mordant trahissant un peu le millésime, sur le cassis, le cigare, pointe cacao, graphite encre. La finale est fraiche, l'empreinte taninnique accroche un peu, très cassis, note discrète boite cigare, encre, graphite fûmé. Un joli vin dont on sent que le millésiume n'était pas simple. Très Bien 89 (15,8)

Côte-Rôtie, Guigal Brune&Blonde 2006 : Un nez discret de cassis, note lactées, poivre, fond bacon peu complexe. La bouche attaque ronde,corpulente, tanin rond, sur le cassis, trame acidulé, pointe amer, poivre, bacon. La finale est fraiche plus expressive sur le cassis, poivre, violette, fond léger bacon fûmé. TB 88-90+ (15,5-16,5)

Chambolle Musigny, 1erC Charmes Felettig 2002 : Un nez séduisant, typique de pinot, fruit rouge mûr, griotte, note de girofle, épice réglisse, zan, pointe ronce fond léger cuir animal et fûmé qui s'impose au fur et à mesure de l'ouverture. La bouche est charnue, délicate, léger creux en attaque, tanin soyeux large qui enrobent une structure droite, pointe fraicheur, fruit rouge, girofle, ronce, sous-bois pointe cuir et fond léger fumé. La finale est fraiche, large, délicate de joli longueur sur le nez qui finit très fûmé. TB 90 (16)

Amicalement, Matthieu

dimanche 9 octobre 2011

Quelques quilles : Meursault, Pomerol, Nuits

Bonjour à tous,

Quelques bouteilles dégustées ces derniers jours dont quelques unes avec NicolasS dont celle-ci :

Meursault, Clos Mazeray Prieur 1990 : Un nez fin, complexe, de fruit blanc, poire, du tilleul, de la roche silex, craie, belles note de champignons cèpe, presque truffe, un petite pointe de grillé, fûmé fond beurrée, brioche, empyreumatique. La bouche est superbe d'équilibre, d'une matière ronde suave dans une structure allongée, tendue, profonde, beaucoup élégance dans ce fruit mûr, tilleul, fruit sec, champignons, note beurée, fumée se succéde avec grace et harmonie. La finale présente une pointe de fraicheur, dynamique et belle longueur, grande élégance et délicatesse sur les arômes du nez. Très beau vin. Excellent 92 (17)

Nuits Saint Georges, Fred Magnien Les Thoreys 2002 : Un nez de groseille, fruit rouge, ronce, verdeur, fond fumé. La bouche est corpulente sur une fraicheur marquée encadrant des tanins soyeux, large, fruit rouge, cerise, ronce, pointe fûmé. La finale est bien équilibrée, suave, longueur honete sur le fruit mûr, la ronce et fond fumé. TB 88 (15,5)

Pomerol, Chateau Rouget 1998 : Un nez expressif de cassis, cote lacté, beurrée, fruit noir mûr, note sous-bois champignon, fond torréfié fumé, pas très complexe mais séduisant. La bouche est corpulente, large, tanins soyeux, belle amplitude qui encadre une fraicheur donnant la droiture, fuit noir mûr, fûmé, graphite, torréfié pointe sous bois, simple et de bon goût. La finale présente une pointe de fraicheur, ronde, puissante, longue sur le fruit noir mûr, fumé, torréfié pas très comlexe mais bien gourmand. Très Bien 90 (16)

Amicalement, Matthieu

dimanche 2 octobre 2011

Spécial dédicace Steko : Gigondas Grand Romane

Bonjour,


Il y a quelques années, avec StéphaneC (Steko), nous avions arpenté le SVI en faisant le plein de Gigondas, appellation qui offre souvent un très bon rapport Q/P. A l'époque, séduit par la production du domaine Grande Romane 2002, millésime difficile, nous avions rempli nos "diables" de 2003, 2004 et 2005.

Les première dégustations, ici relatées, montraient un vin jeune style moderne avec un boisé classe torréfié un poil envahissant mais souvent une structure agréable pleine, dense avec des tanins soyeux, satinés quoiqu'un peu assechant selon les bouteilles.

Les dégustations réalisées il y a 2, 3 ans avaient laissées place à des vins assez grossiers, dissociés avec d'un côté des arômes empyreumatiques (torréfié), de l'autre, du fruit confit. Des bouches marqué de Kirch, voir d'alcool, des tanins évoluant vers le rustique et des finales puissantes s'exprimant plus par la chaleur que par l'équilibre. Bref grosse déception !

Je m'apprétais donc à me séparer de mes derniers flacons. Mais je voulais vérifier une dernière fois. J'ai donc commencé par 2004, millésime plutôt d'équilibre :

Gigondas, Domaine Grand Romane cuvée Prestige 2004 : Un nez de prune, de cacao, des notes typé animal viande sur un fond balsamique avec une pointe moka/caramel et kirch, légère sensation d'alcool, mais rien à voir avec mon souvenir, un jomli nez typique de la région, pas de bois outrancier, pas de confit, ça démarre bien. La bouche est corpulente, tanins veloutés, de l'ampleur en bouche sur le fruit noir mûr, le cacao, la prune, les notes balsamiques, à nouveau, sans être un modéle d'élégance, de finesse et d'équilibre, ce qui semble logique, le vin représente bien l'idée que je me fias d'un gigondas. La finale présente quand même une petite sécheresse, mais une jolie fraicheur équilibre l'ensemble bien que le côté un peu souple finisse par donner un ensemble un peu lache, la persistance se faisant assez courte sur la prune, le cacao, et le fond balsamique. Bref un joli vin TB 87 (15)

Fort de cette belle expérience, je profite du passage de NicolasS pour lui servir la version 2005, en aveugle, ouverte et non terminé la veille afin d'avoir un regard extérieur.

Gigondas, Domaine Grand Romane cuvée Prestige 2005 : Un nez agréable, typique, pas follement expressif, sur la prune, le pruneaux, fruit noir mûr, note épicée souk et fond cacao. La bouche est corpulente, large, expressive, sur la prune, la figue, pointe pruneaux, des notes épiées et fond cacao, des tanins satinés enrobant une structure vive, puissante, y'a du jus dans ce vin ! La finale est fraiche, dynamique, vive, pointe de chaleur, mais belle persistance de prune, fruit noir mûr, et fond cacao chocolat moka. TB 88-89 (15,5 - 16). Cette fois, c'est vraiment très bon, et Nicolas qui a bien identifié le Rhone acquiesse sur la qualité de cette bouteille.

Enfin, j'attaque ce WE, celle qui part avec le plus d'à priori (enfin moins après les deux dégusts précédentes), la version 2003 :

Gigondas, Domaine Grand Romane cuvée Prestige 2003 : Un nez puissant de cerise noire, cacao, pruneaux, note kirch et limite pointe volatile, un côté goudron et un fond torréfié balsamique, l'ensemble est plus marqué confit alcool sans être non plus insupportable. La bouche est corpulente, grosse densité de tanins ronds un peu assechant en finale, sur la prune, la cerise noir, le cacao, un ensemble mûr mais pas confit, pointe balsamique et note vanille. La finale est puissante et chauffe un peu, large mais longueur correcte sur le fruit noir mûr, kirch, cacao, balsamique. TB 86 (14,5). Certes, le vin est quand même marqué de son millésime mais cette 4eme bouteille 2003 dégustée est beaucoup plus harmonieuse que les précédentes et sur un plat qui convient, fait tout à fait l'affaire.

Conclusion 1 : Du coup, bien sûr, je vais garder les dernières, et Stéphane rassures-toi, finalement pour les 12 € que nous avons déboursé, nous avons de bien jolies bouteilles (surtout la 2005)

Conclusion 2 : cela m'a permis de me questionner sur l'évolution du vin. S'agit-il réellement d'une évolution incroyable du vin sous verre, ou bien d'une évolution du dégustateur ? Mes gôuts, les moments ou je déguste, les contextes sur le long terme, ma propre évolution sensorielle et expérimentale, peuvent-elles modifier à ce point ma perception. Je me questionne !

Amicalement, Matthieu

samedi 1 octobre 2011

Passage à vide pourtant bien accompagné : Vosne, Gevrey, Pouilly, Crozes

Bonjour à tous,

Un mois de septembre peu dense en articles et publications. Après mes questionnements de cet été sur l'utilité de la publication de mes CR dans la sphère vin, les quelques messages de soutien LPVien m'avaient redonné un peu de peps en Aout. Et suite à quelques discussions intéressantes sur les vins dégustés, j'étais à nouveau satisfait car enfin ma motivation était récompensée : échanger, partager avec quelques amateurs que j'apprécie.
Car enfin de compte, c'est bien cela que je recherche en publiant dans la sphère vin. Mon blog ne me sert que de "base de données" en ligne.
Mon problème demeure où publier : DC n'est quasiment plus un forum, à mon grand regret, plus aucun échange. LPV, c'est presque l'inverse, tout est discussion, et les mécaniques humaines basées sur des égos ou des postures est fatiguante et mon étiquette DCiene me catalogue. Enfin BDE, qui reste actuellement, le forum sur lequel je me sens le mieux mais qui n'a pas une forte activité.

Du coup, tout cela fait que même mon habitude et plaisir à commenter les vins s'est un peu essouflé mais pas complètement quand même. Et c'est ainsi que quelques bouteilles forts belles méritent d'être exposées au dela de mon fichier XL. Ainsi :

Pessac Leognan, Chateau Carbonnieux 2007 : Nez typique aigue mais gourmand de fruit jaune mûr, pointe ananas, note de buis, fond léger boisé, cèdre, pin, pointe vanille. La bouche est tendue, enrobée d'une matière suave, ronde, gourmande qui encadre une structure avec de l'allonge, fruit jaune, coing, pin, cèdre, buis. La finale est fraiche, tonique, joli longueur sur le fruit jaune, pointe ananas mûr et les boisés, buis, pin, cèdre et pointe fumé. Un vin très équilibrée, très belle facture. TB-Excellent 89-91 (16-16,5)

Pouilly Vinzelles, La Souffrandière, Les Quarts, Millerandée 2006 : 2eme tentative après une déception sur la première bouteille probablement oxydée. Un nez discret à l'ouverture mais élégant, fin, de poire, pointe agrume, mirabelle, note amande, fruit sec, fleur blanche, fond crayeux et beurrée. La bouche présente un équilibre d'école entre une matière ronde, suave et une structure fraiche, longue, droite,sur la  poire, fleur, note beurrée, fond de craie. La finale est fraiche, longue sur le nez. TB+ 91 (16+). Après quelques heures et le lendemain, les notes d'oxydation dominent nettement, dommage, mais dans l'ensemble, je trouve la cuvée non millerandée beaucoup plus intéressante, fine et profonde.

Vosne-Romanée Domaine Rion 2007 : Un nez ouvert de framboise, cerise, note ronce, fond leger cèdre. La bouche est charnue, tanins soyeux, belle présence fruit rouge, ronce, pointe épice. La finale est fraiche dynamique sur le fruit rouge mûr, la ronce, réglisse, pointe boisée cèdre et léger fûmé. TB 88 (15,5)

Gevrey Chambertin, Rossignol Trapet Clos Prieur 2001 : Un nez complexe, gourmand, de fruit noir, aux notes de réglisse, marqué zan, pointe kirch, de champignon, sous-bois sur un fond délicatement fumé. La bouche charnue est sapide mais la structure est vive et les tanins, soyeux, manquent un peu de chair, d'ampleur, l'ensemble est un peu austère, sur le fruit noir, champignon, pointe kirch, réglisse et fumé. La finale est fraiche, vive, belle longueur sur le fruit macéré, champignon, réglisse, zan, et fond fumé. TB+ 91 (16+). Un clos prieur d'un millésime qui ne donne pas les profils de Bourgogne que j'aime. Cela reste austère et ça manque de rondeur, de chair, de mon goût.

Crozes-Hermitage, Delas Le Clos 2003 : Un nez de cassis, note de viande à l'ouverture, puis bacon, pointe poivre, un coté leger lacté, des fleurs pivoine, violette et un fond moka vanille dans un ensemble riche mais manquant d'harmonie. La bouche est corpulente, tanin rond un peu sec, sapide sur le fruit noir mûr, note de violette, de vanille, toujours coté lacté, fond moka balsamique. La finale  est ronde, pointe de fraicheur qui évite une souplesse excessive longueur honete  sur le cassis, violette, léger vanille moka. Mieux dégusté jeune, le vin semble entre 2 états, qui se traduit oar un manque d'harmonie, une impression d'un ensemble légèrement dissocié. Je finairai la série dans 2 àu 3 ans. TB 87 (15)

 Amicalement, Matthieu