Bienvenue sur ce blog de dégustation


Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération... A me faire des retours, des commentaires ou à me retrouver sur Le groupe du vin...

dimanche 29 décembre 2013

Nombreux vins dégustés avant les fêtes !

Bonjour à tous,

Nombreux vins dégustés avant les fêtes avec, dans la série Languedoc Roussillon :

Cote Roussillon Domaine du Clos des Fées VV 2007 : Un nez séduisant de cerise mûre, figue, pointe léger kirchée alcool, note léger fumé, de la profondeur sur l'amande, l'orange confite mais aussi garrigue sur un fond cacao pointe amer classe. La bouche est corpulente, belle attaque, ample, de la structure, des tanins soyeux encore un poil sauvage, belle intensité sur la cerise, le fruit rouge mûr, note orange sanguine, amande, fond cacao pointe amer. La finale est puissante, un peu marqué kirch alcool quand même mais de la fraicheur aromatique, orange confite, garrigue, sur un fond cacao classe et gourmand. Très bien fait, ça, j'aime bien car on reste dans l'équilibre alcool, maturité, matière, fraicheur avec une aromatique fruité, épice séduisante. TB-Excellent 91 (16,5)

Châteauneuf du Pape, Guigal 2006 : Un nez de fruit noir, note prune, animal et cuir, fond léger cacao et fumé. La bouche est bien équilibrée, corpulente, tanins soyeux, large, rond, sur le fruit noir, la prune, note animal, cuir, fond cacao et léger fumé. La finale est ronde, ample, pointe gourmandise, de fruit noir, prune enfin la figue, animal cuir, fond léger fumé et cacao. TB+ 90 (16)


Vosne Romanée, Les Beaumonts Rion 2002 : Un nez  avec une pointe réduc à l'ouverture, sur le fruit rouge, note sous-bois, ronce, amande, fond léger fumé, peu ouvert ou pas très complexe. La bouche est charnue, tanins soyeux à la vosne, sur le fruit, mais toujours un coté peu réduc, note ronce, sous bois, fond amande fumé. La finale est tonique, soyeuse dans son empreinte, fruit noir, ronce, sous bois, léger fumé. C'est bon mais on peut s'attendre a plus. TB 89 (15,5)

Saint-Emilion, Château Beausejour Duffau Lagarosse 1986 : Un nez évolué, style austère, cassis, note bourgeon cassis un peu marqué, encre, fond champignon, sous bois. La bouche est corpulente, léger creux en attaque, tanins soyeux, droits un peu austère quand même, sur le cassis, le bourgeon de cassis, l'encre, fond sous bois et champignon. La finale est fraiche, tonique, assez puissante, longue persistance de cassis, d'encre, de sous bois, léger champignon. Bien mais pas très rigolo et plutôt rive gauche comme style. TB 89 (15,5)

Macon-Pierreclos, Guffens Chavigne 2011 : Un nez séduisant de fruit blanc, poire, note pralin, chevrefeuille, amande, fond léger crayeux. La bouche est ronde, matière soyeuse, sexy avec une jolie touche de gras, la structure est droite qui tient la bouche, sapide sur le fruit blanc, le chevrefeuille, l'amande, note pralin fond de roche craie. La finale est ronde, sexy, belle persistance de fruit blanc, pralin, chevrefeuille, amande grillé, craie. TB-Excellent 91 (16,5)

Montlouis, Chidaine Choisilles 2010 : Un nez expressif, séduisant, de pomme, de coing, note de miel, d'ananas, d'amande, fond de craie, de roche, léger tourbé. La bouche est onde a l'attaque, puis c'est tendue, matière de belle densité, sapide sur la pomme, le coing, note de craie marquée, d'ananas, fond de roche légèrement tourbé. La finale est fraiche, bien enrobée, tonique et vive avec une belle persistance de fruit blanc, pomme, poire, note exotique ananas, pointe miel, fond salin de roche, de craie, et toujours ce côté tourbé très classe. Excellent 91-93 (16,5-17,5)

Arbois, Domaine Tissot Chardonay Les Graviers 2005 : Un nez marqué d'une réduction souffre allumette qui masque tout, secoué dans tout les sens, un peu de fruit blanc, de mirabelle, note de miel, fond fumé grillé (mais sans doute réduc). La bouche est ronde à l'attaque, petit creux, tendue, droit profond fruit blanc mais encore cette réduction type allumette (en bouche ???), un peu de miel de mirabelle. La finale est fraiche juste équilibre mais aromatique dominé par ces notes allumettes, c'est désespérant ! BOF, peu de plaisir pour ne pas dire pas. 2eme bouteille comme ça à 5 ans d'écart. J'espère que c'est seulement une erreur car sinon je ne comprends pas l'intérêt de ce type de vins.

Série retour de Bourgogne, on goutte :

Beaune, Vignes Franches Rebourgeon Mure 2011 : Un nez sur le noyau de cerise qui s'ouvre doucement avec un peu de fruit. La bouche est charnue, un peu fermée, beaux tanins pas d'une grande densité mais soyeux, encore sur le noyau de cerise, note ronce. La finale est fraiche avec une persistance honnête et qui gagne en complexité à l'aération. Clairement encore fermé, a attendre tranquillement. Bien-TB 86-89 (14,5-15,5)

Volnay, Champans Voillot 2011 : Un nez discret qui s'ouvre après 2H, joli, de cerise, de fruit rouge, pointe de ronce, note légère épice, sureau, fond avec de la profondeur sur le réglisse, et fumé classe. La bouche est charnue, large, ample, une certaine densité quand même avec des tanins soyeux et caressants, encore un peu austère, sur la cerise et son noyau, fruit rouge, note ronce, sous bois, pointe réglisse, fond profond et fumé, ça manque encore d'un poil de charme, austérité de jeunesse. La finale est profonde , toujours cette pointe d'austérité qui se tient sur sa matière, persistance honnête de cerise, fruit rouge, noyau, ronce, fond épicé réglisse et fumé classe. Excellent 91-93 (16,5-17)

Marsannay, Champs Salomon Bart 2011 : Un nez séduisant, classe, de fruit noir, note de ronce, d'épice fond léger boisé fumé classe. La bouche est ronde, corpulente, tanins soyeux, sapide sur le fruit noir et rouge mûr, note épice et ronce fond fumé. La finale est ronde, belle persistance, tout en friandise de fruit, épice, fumé.  Pas très complexe, mais très friand et bon. TB-Excellent 89-91 (16).

Amicalement, Matthieu

samedi 28 décembre 2013

Vins de Noel : Las Cases 75, Lafaurie Peyragey 97, Schlossberg Bott Geyl 08

Bonjour à tous,


Pour ce repas de Noel en petit comité, un menu simple : huitres, foie gras, saumon, salmis de faisans, fromage, tiramisu à ma façon (thé, fleur d'oranger, menthe)

Pour accompagner ce diner, après mûres réflexions :

Riesling Schlossberg Domaine Bott Geil 2008 : Un nez pointu, encore fermé à l'ouverture, sur la roche, puis les agrumes, mandarines, pointe confit, note de pierre, roche, et fleurie chevrefeuille, fond léger crayeux et après 6H plus ouvert avec un léger pétrole. La bouche attaque ample, très granitique, puis une vive acidité enrobée d'une matière un poil grasse, de la tension sur la craie, l'agrume, léger confit entre clémentine et citron, chevrefeuille, fond roche, légère sensation de sucrosité et gaz, l'ensemble s'harmonisant nettement à 24H d'ouverture. La finale est ronde, ample, puis tendue et vive, salivante, persistance honnête d'agrume mûr, de roche, de craie, de citron chevrefeuille, pointe miel sucreuse et fond qui pétrole à 24H. Un vin qui joue le grand écart entre acidité et SR à l'ouverture, mais qui devient plus harmonieux, fin, et équilibré (moins de sensation de sucre) à 24H. TB-Excellent 90 puis à 24H Excellent 92 (16,5-17)

Saint-Julien, Château Léoville Las Cases 75 : Un nez complexe, classe, de cassis, fruit noir, note encre, de vieux cuir, de sous-bois, pointe de champignon, fond fumé et épice. La bouche est large, puissante, au tanins fins et fondus, précis, soyeux a souhait, qui enrobe la fraicheur, donnant de la profondeur, sur le fruit noir mûr, note orange sanguine, sous-bois, pointe encre, fond cuir, champignon, un ensemble qui reste un peu plus austère que dans mon souvenir. La finale est fraiche, tonique, puissante, incisive quelle énergie, longue persistance de fruit noir mûr, d'encre, de cuir, fond fumé et épice. Excellent 94 (17,5). Très beau vin bien sûr mais un style plus austère que la précédente bue qui délivrait un message plus enjoué et plus ouvert.

Sauternes, Château Lafaurie Peyraguey 1997 : Un nez très séduisant, de mandarine confite, note de fruits rôtis, de cire d'abeille, d'hydromel, fond rôti et épicée, pointe mentholée. La bouche est ronde, très belle matière suave, belle acidité qui tient la bouche, très équilibré sur l'agrume confit et rôti, clémentine, mandarine, note de miel, d'hydromel, fond cire abeille, épice, mais aussi pointe fraiche végétale. La finale est tonique avec une longue persistance de fruit rôti, agrume confit, hydromel, cire d'abeille et retour fumé superbe. Excellent 93 (17)

Un bien beau dîner ! Maintenant on va se régaler des restes et préparer activement le nouvel an !

Amicalement, Matthieu

samedi 21 décembre 2013

Episode 3 : Des diners dégustations

Bonjour à tous,

Bien sûr, lors du WE, des diners dégustations en compagnie de quelques amis vignerons avec comme d'habitude de nombreuses bouteilles !


Dans mon souvenir, un Riesling Kitterle 2008, joli, un peu plus rond que le Sclhossberg Saint-Catherine de Weinbach 2002 qui bien droit était fin et délicat avec beaucoup d'élégance (Excellent 92), Le Sancerre de Mellot cuvée Génération 2009 était méconnaissable, avec un côté élevage presque caramel assez écoerant, bouteille seulement, j'espère...


Le Vouvray sec Le Mont de Huet 2005 était superbe, un vin avec de la tension, de la fraicheur de bout en bout, superbement enrobée d'une mataière suave,une longue finale salivante, citronnée, pointe de craie note terpénique. Très beau vin Excellent 94. Le Chablis Vaudésir 2000 de Droin fût un beau représentant de sa région. Je l'ai d'ailleurs identifié tant ces notes de mousserons, de coquille d'huitre dans une bouche ronde avec une pointe de gras bien soutenu par la tension et la finale aux doux aromes de girolle était typique. Excellent 93. Le Meursault Perrières 97 de Grivault après une légère réduction a eu besoin d'aération pour délivrer son message classique Murisaltien dans mon souvenir, bon vin.


Le Chassagne Morgeot 2008 de Germain était superbe. Belle attaque ample, de la tension, de la profondeur et une longue finale élégante avec une pointe crayeuse. Excellent 94. Je ne me rappelle plus du vin suivant ! On passe au rouge avec une Janasse 2005 déséquilibré entre matière, alcool, fraicheur.


Le Cloudy Bay, pinot noir 2008 est un joli vin, avec un boisé certes marqué, mais, classe, élégant sur le toasté, une bouche bien équilibré entre maturité et fraicheur, une belle finale fraiche et longue, pas une immense personnalité mais un bon vin néo zélandais TB+ 90 ! L'Hermitage Bessards 97 de Delas était un peu dissocié, les tanins d'un côté, l'acidité de l'autre. Le Bonnes Mares 2006 offert par Martin Bart fût conforme à son satnding, joli nez, bouche intense, large ample bien mûr, finale large avec une très belle persistance fruit fumé épice. Excellent 93.


Bon, a tout seigneur, tout honneur ! Cette Landonne 2004 de Guigal servie en début de repas, en a surpris plus d'un. Je l'ai servi rapidement car juste après un vin sudiste marqué d'un élevage prononcé too much pour moi, le contraste avec l'élégance de la Landonne était net. Une bouche velours certes encore marquée sur le fond par un élevage prononcé mais qui ne masquait plus le cassis, le poivre, les épices et une finale d'une persistance immense. Grande bouteille de plaisir. Excellent 95. Le Gevrey petite Chapelle de Gyillon ne m'évoque plus beaucoup de souvenir, tandis que le Zeo pointé cabernet de Loire (Chinon je crois) de type "naure" était un bon vin franc plutôt réussi même pour moi qui ne suis pas fan des cabernets ligérien.


Le Gigondas Prestige des Hauts Garrigues Santa Duc 2006 ne devrait pas me laisser de grands souvenirs sauf que c'est une blague avec Stephane Wasser ;-) qui avait beaucoup apprécié ce vin dans son club. Moi, je n'avais pas aimé le style. Dégusté ensemble, nous avons convenu que le vin sans être mauvais, n'avait rien d'exceptionnel, un Gigondas avec de l'élevage un poil trop marqué et pas très élégant, mûr, et manquant de mon point de vue de fraicheur sur ce millésime. Le Volnay Caillerets de Louis Boillot ne m'évoque pas non plus de souvenir particulier, donc un bon vin. Le Saumur Clos Rougeard 2001 était un poil violent de part son acidité un peu marqué mais un joli vin dans le contexte de son millésime.


Les 3 Bordeaux qui suivent ont tous tirés leur épingles du jeu. Le Cos d'estournel 98 présentait cette bouche onctueuse assez classique du cru, mais gardant la fraicheur. belle quille Excellent 92. le Haut Bailly 2000, avait pour lui beaucoup de profondeur dans ce millésime chaud, beaucoup d'élégance car pas de notes confites. Excellent 93. Enfin cette Mission Haut Brion 72 était encore bien vivante, avec une bouche toute fondue ample caressante, une finale certes souple mais dans ce millésime faible, quelle belle longévité, et décidément vraiment un très beau cru. Excellent 92

Enfin ce magnum de Pommard village 85 de Rebourgeon Mure en a scotché plus d'un ! Un nez classique avec une belle évolution, une bouche ronde, puissante, tanins soyeux amples et de la fraicheur. Pas de confit sur ce millésime mûr, et une finale longue avec de beaux aromes fruits noir et rouge mûrs, note sous-bois, et moka, fond de champignons, de cuir. Très belle bouteille. Excellent 93; Merci Daniel !
 
Le lendemain, pas pris de photos, mais le diner avec Jean-Pierre fût chaleureux avec dans mon souvenir : un superbe Riesling Engelberg de Mélanie Pfister 2010, l'archétype pour moi de Riesling Calcaire. Fin fleurie, grande délicatesse et pourtant du fond, de la puissance, tension superbement enrobée d'une matière sans sucrosité. très belle bouteille Excellent 94-96. Des Meursaults de Jean Pierre très classe et pure avec un Cras 2012 bien ample et crayeux, associant rondeur et tension. Et mathieu me rappelle le superbe Tessons 2007 de Buisson Charles, un Meursault, dense, plein avec une superbe persistance

Un Calon Ségur 2005 surprenant de buvabilité. Puissant et fin, de la tension, de l'énergie, ample mûr, bref un 2005, ce grand millésime annoncé se confirme à chaque dégustation. Un Gevrey de denis Mortet 2001 qui faisait 2003, chercher l'erreur ou le travail en cave. Un Fonsalette 98 ou tout le monde a identifié Reynaud mais moi ne me convainc pas. Certes l'aromatique fruit rouge mûr est très gourmande et les tanins velours caressent le palais mais l'alcool, la puissance me donne une impression de déséquilibre général et l'ensemble me fatigue rapidement, je n'ai pas envie d'y revenir ! Désolé Serge, moi ce n'est pas mon type de vin, je ne les trouve pas harmonieux.

Enfin, nous avons pu déguster un beau Champans 74, un grand Rugiens 69 mais surtout pour moi, un superbe Champans 64, tendu, avec une pointe de puissance, dynamique et une longue persistance classe complexe. Evidemment du grand art. Merci Jean-Pierre.
 
Amicalement, Matthieu

dimanche 15 décembre 2013

Episode 2 : des dégustations en cave

Bonjour à tous,

Nombreuses dégustations en cave durant ces 3 jours. Voici quelques uns des vins les plus marquants.

Chez Rossignol Trapet, cette année j'ai été subjugué par le Chapelle Chambertin qui parlait plus que le Chambertin ! Un vin magnifique d'intensité, de force tout en délicatesse. Un cru que je préfères régulièrement au Latricières  mais qui cette année joue dans la même cours que son illustre voisin Chambertin. Comme souvent, le Gevrey Etelois est une bombe que je place au dessus de la plus part des 1er crus



Chez Groffier, dégustation originale en se promenant à travers différentes années, Gevrey 09, Chambolle Sentiers 06, Bonnes Mares 08, Clos de Beze 93 mais le vin de cette dégustation et peut-être du WE c'est le Chambolle Amoureuse 2010. Pureté, tension, précision, velouté, délicatesse et persistance immense.... On est pas loin de la perfection !

Chez Bart, le Marsanay Clos du Roy commence à sérieusement challengé le Champs Salomon, je conseille vivement. Le Chambolle Veroilles est superbe tout comme le Fixin Hervelet. Le Bonnes Mares est assez classiquement intense.

Chez Chicotot, 2012 et 3013 ont apporté des changements dans les modes de vinification. Pas de vendange entière, par exemple. Des Nuits Saints Georges profonds avec des Vaucrains et des Saints Georges de haut niveau.

Au domaine Voillot, on a souffert de la grêle bien sûr, avec une 2 eme année à très faible volume. Par contre, les vins sont toujours aussi tops. Du fruit, de la précision, de l'intensité... Jean Pierre nous fait quand même goutté le Pommard Pézerolles dont il a voulu vinifié les quelques grappes qui ont pu être vendangé. Une demi-pièce cette année ! Pour ma part, j'ai beaucoup aimé le Clos Micaut et les Brouillards qui se gouttait plein et séveux en dehors des classiques Fremiets et Champans côté Volnay, et Rugiens coté Pommard.

Chez Thibault Morey Coffinet, j'ai trouvé les 2012 encore plus précis et déliés que leurs ainés. A noter tout de suite le Bourgogne Chardonay générique qui une fois de plus est absolument superbe, quel vin pour ce prix ! Meilleur que bien des villages. Dans la série des crus, cette année ce sera la gourmandise classique du Remilly, la plénitude de la Romanée, un Fairande que je goutte de moins en moins exotique au fur et à mesure des années, ce qui n'est pas pour me déplaire. Dent de Chien se gouttait bien mieux, ample et puissant dès l'attaque, que Blanchot, qui était un peu marqué de sa prise de bois mais affichait comme souvent un peu plus de délicatesse. Les Pucelles, égales à elles même, représente l'archétype du Puligny, droit, fin, ciselé et le Batard prend de plus en plus d'épaule et d'intensité. Enfin, Thibault nous a réservé une surprise, une verticale de Pucelles :-). Exercice passionnant. Pucelles 2012, superbe, comme indiqué ci-dessus (94). Pucelles 2011, on a pas la même concentration de matière (90). Pucelles 2010 : très beau vin, tendue, profond (93). Pucelles 2009 : qui a dit que 2009 n'était pas grand en Blanc ? Quelle matière, énorme, satiné, mais soutenue par une tension "minérale" incroyable qui donne la profondeur, la structure, la persistance et quelle intensité, c'est vibrant et très grand (95+). Pucelle 2008 : On revient  vers du classique, plus crayeux, beaucoup plus tendu et salivant avec une finale presque vive. Difficile de comparer, un autre style et c'est là qu'on voit que Thibault laisse parler ses vins, ils expriment autant leur terroir que le millésime ! (92). Pucelle 2007 : un peu plus enrobé/gras au touché que 08, plus ample, la finale fraiche est aussi un modèle de précision. (92). Puis une Pucelles 85 en magnum encore toute fringante, sur la morille, le cèpe, une bouche droite bien mûr, pointe de gourmandise avec une petite impression de sucrosité qui lui donne ce petit goût de reviens-y et une finale d'une très belle persistance, avec beaucoup de complexité (95). Merci Thibault.

Chez Rebourgeon Mure, tout est bon, il est donc difficile de sortir un cru tant ils sont tous d'un rapport qualité/prix extraordinaire même si cette année, le Volnay Cailleret 2010 vous met quand même une grosse claque à 25 €... Merci à Daniel pour 2 magnums, le Pommard village 85 dégusté lors du diner, est encore tout à fait fringant, complexe, vivant, il y aurait pas un peu de 1er cru là-dedans, ben non. Ou encore le Clos des Arvelets 96, impossible à placer en 96, tant la fraicheur se fait structure et superbement enrobé par une matière soyeuse. Très beau vin aussi.

Passage express chez François Mikulski, le temps d'apprécier un Santenots 2010 de très haut vol et un Meursault Charmes 2003 loin d'être lourd et pataud. Certes, de la matière, mais à l'instar de 2009, celle-ci tient le vin et la tension naturelle de ses grands terroirs fait le reste !

Enfin chez Partrick, au domaine Buisson Charles, un Bourgogne aligoté qui fait très "chenin" salivant à souhait avec de belles notes crayeuses, une VV très pure, des Cras bien crayeux, un Bouche Chères de compétition alliant densité et délicatesse, toujours ce côté aérien magnifique, là ou Goutte d'or joue le registre puissance de la matière. Un très beau Chablis Vaudésir, très chablisien dans l'activité négoce. Dégustation finie avec Jean-François Germain qui nous apporté un Perrières 2009 qui après aération pour chasser la pointe de réduction est de toute beauté ! 2eme blanc 2009 qui m'impressionne, millésime mûr, oui, mais quand il y a le terroir derrière, ça envoie lourd !!!!!

Voilà pour les dégustations en cave, reste les repas, et ils furent intenses !
Amicalement, Matthieu

samedi 14 décembre 2013

Un tour dans les vignes, vu et entendu sur 2012 et 2013

Bonjour à tous,

Notre traditionnel WE Bourguignon s'est déroulé sous un ciel bleu magnifique. Cette année, après un départ au pas de course pour enchainer les descentes en cave, nous avons finalement ralenti le nombre de vins dégustés afin de laisser du temps au temps. On est quand même en WE détente !


Concernant les visites et les dégustations, plus j'avance, plus je trouve difficile de projeter des visions sur le futur des vins. J'ai donc simplement évalué ce qui me plaisait plus ou moins et écouter les vignerons. En plus cette année, quelques vignerons nous ont préparé des surprises avec des dégustations sortant du cadre conventionnel d'évaluer les vins du millésime 2012 prêt à être embouteillé chez la plus part. Soit que celui-ci soit tout juste remonté en cuve et collé, soit par plaisir de réaliser une dégustation originale.

Par rapport à 2012, un des vignerons m'a dit c'est un petit 2010, et je dois dire que ça correspond assez à mon ressenti. De la matière, de la densité, un côté énergique, un peu moins de précision et de complexité peut-être. En tout cas c'est plutôt bon et donc on verra ce que l'avenir racontera !

Pour les quelques jus 2013 gouttés, plutôt une bonne surprise eu égard à la réputation du millésime déjà enterré par la plus part. Millésime tardif, avec du millerandage (mauvaise floraison entrainant moins de grappe), de la grêle, de l'humidité... Bref un millésime compliqué pour les vignerons avec en plus un épisode de grêle en juillet qui a ravagé les vignes entre le sud de Beaune et le nord de Meursault. Volnay et Pommard ayant été les plus touchés avec, chez certains, une perte de 50% de récolte voir plus... Les prix seront donc encore en hausses à priori.

Les jus avant malo eux se gouttaient plutôt bien, assez franc et précis, et de belle densité (la matière s'étant un peu concentré naturellement à cause du millerandage). Certains étant même superbe ! Les conventionnels ont moins souffert de l'état sanitaire que les bios, qui ont du lutter avec hardeur et traiter beaucoup. Bon, on verra leur évolution mais je ne jetterai pas le bébé avec l'eau du bain et les millésimes tardifs peuvent aussi être de beaux millésimes, comme 78 par exemple. En tout cas, ça gouttait mieux que 04 ou 07 dans mon souvenir.

Les dégustations divers et variées au prochain épisode !
Amicalement, Matthieu