Bienvenue sur ce blog de dégustation


Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération... A me faire des retours, des commentaires ou à me retrouver sur Le groupe du vin...

samedi 21 octobre 2017

Quelques bouteilles avant un rhume carabiné qui dure...

Bonjour à tous,

L'été indien aura été pavé de ses belles couleurs brunes, oranges... mais aussi d'un amoncellement de mouchoir blancs beaucoup moins romantique. Heureusement, quelques jolis bouteilles avant que les miasmes ne réduisent ma dernière semaine en un monde d'anosmie et dysgueusie.

Bandol, Domaine Tour du Bon, Saint Ferreol 2004 : Un nez expressif de cassis, myrtille, pointe animal/œuf devenu légère après 3H d'aération, note d'orange sanguine, d'épice, fraiche et séduisante, pointe kirchées cerise, fond cacao, fumé puis cuir. La bouche est robuste, dense, tanins fins et soyeux, c'est carré et frais, donnant un ensemble droit et précis, sur le cassis, la myrtille, note orange sanguine, pointe animal, fond cuir et cacao. La finale est fraiche, fine, puissante, pointe alcool, kirch mais légère, belle persistance tonique, dans un profil un peu amer, de cassis, d'orange sanguine, d'épice sur fond de cuir et de cacao. Très joli vin qui arrive à maturité. Excellent 92 (17) Manque un poil de gourmandise, et sans avoir la profondeur invitant à la méditation.

Pouilly Fuisse, Domaine La Soufrandiere La Roche 2012 : Un nez classe, marqué poire assez pure, pointe légèrement alcool, puis note exotique comme une légère oxydation, puis fleur, aubépine et fond bien intégré, léger fumé tourbé, très élégant. La bouche est droite, tendue, profonde, matière pas très dense mais bien soyeuse, délicate, gourmande mais gardant de l'élégance sur la poire, note plus sucré miel, un léger beurrée et cette pointe presque exotique (pointe oxydée), la fleur se fait plus chèvrefeuille, fond léger fumé, amande grillé, craie. La finale est fraiche, élégante, délicate, en finesse, belle persistance de poire, note de miel agrume, puis plus crayeux, sur fond fumé tourbé, manque un poil de complexité dans la finale je trouve, mais cela reste Excellent 92 (16,5+)

Hermitage, Domaine Colombier 1999 : Un nez plutôt discret mais très classe, sur le cassis, note vieux cuir noble, de bacon grillé, pointe épice poivre puis plus végétal, fleuri sans être typé violette, olive noire grecque, fond fumé tabac. La bouche est corpulente/charpentée, droite, profonde, tanins fins, soyeux, c'est frais sur le cassis, un côté acidulé du à la fraicheur, note cuir élégante puis épice poivre, fond fumé tabac très syrah évolué. La finale est fraiche, profonde, pointe amer, empreinte légèrement accrocheuse, style assez mat, voir austère comme souvent je trouve sur ce soit disant immense millésime (excellent mais un peu austère à mon gout), persistance honnête de cassis, de cuir, de poivre fond fumé. Excellent 91 (16,5) pour cette 11eme bouteille.

Beaune, Rebourgeon Mure Vignes Franches 2009 : Un nez intéressant, friand, un poil mat, sur le cassis, note noyau puis ronce, sous-bois, fond fumé. La bouche est corpulente, droite, de la profondeur, tanins soyeux de belle densité, sur le cassis, la framboise, note noyau, puis ronce, sous bois, fond fumé profil plutôt austère mais profond. La finale est fraiche (!) tonique, profonde avec de la structure et des tanins mûrs, persistance intéressante de cassis, framboise, note ronce sous bois et fond fumé plutôt classe. Pas très complexe, mais très bon, sylvia a beaucoup aimé TB 89 (15,5)

Chambolle-Musigny Amiot Servelle 2013 : Un nez expressif de framboise, note ronce sous bois pinotante, fond sureau, noyau, amande, et léger fumé. La bouche est corpulente, large, tanins fins, précis, soyeux, de la fraicheur, c'est tendre, sur la framboise, note ronce sous bois puis élevage pointe vanille/caramel légère, friande, fond noyau et amande, fumé. La finale est fraiche, persistance honnête de framboise, note sous bois, ronce, puis léger boisé vanille caramel, fond noyau. TB 88 (15+). Cela reste un joli vin à l'image du millésime tendre et frais mais manquant un peu de fond et de matière.

Amicalement, Matthieu

dimanche 15 octobre 2017

Derniers rounds avant ré-approvisionnement

Bonjour à tous,

Ce qui est bien quand on arrive au bout de sa cave "tampon", c'est qu'il ne reste que les bouteilles qui n'ont pas eu l'occasion d'être bues... Et souvent, il s'agit de bouteilles pour les grandes occasions ! On prend le même plaisir à les boire pour de plus petites occasions :-).

Saint-Emilion, Chateau Pavie Macquin 2004 : Un nez expressif, marqué de prune, style mat et élégant, puis cerise (sans kirch) note orange sanguine, pointe épice, fond amande douce et un léger fumé, c'est très élégant. La bouche est charpentée, ample, belle fraicheur tonique, dynamique, mais avec aussi de la profondeur, tanins fins précis et soyeux avec une belle densité, sur la prune, puis la cerise griotte, acidulée, note épice, orange sanguine, fond léger fumé et amande douce. La finale est fraiche, tonique, plutôt pointu, précise, fine et élégante, belle persistance même si un peu mat, sur la prune, l'orange sanguine, touche épice et fond amande. Excellent 93+ (17+). Le vin s'est vraiment assagi et a gagné en homogénéité sur cette bouteille, offrant un profil plus élégant, droit et moins baroque qu'en 2014 date de ma première dégustation.

Chambertin Clos de Beze, Domaine Bart 2011 : Un nez très séducteur, fruit rouge et noir mûr, framboise, groseille, cassis, note végétal noble ronce, sous-bois, pointe épice réglisse et fleur (pivoine) sur un fond fumé classe, la grande bourgogne... La bouche est corpulente, beaux tanins fins précis et soyeux, belle densité dans une structure fraiche mais terriblement friande, un bonbon classe, sur la groseille, la framboise, note ronce raffle, puis épice et fleur séchée, pointe amertume et fond fumé. La finale est fraiche, tonique, pleine, ample, typé queue de paon, mais pas une immense persistance de groseille, framboise, note ronce, sous bois, pointe girofle et fond fumé. Excellent quand même 93-94 (17,5-18)

Meursault, Buisson Charles Tessons 2007 : Un nez très élégant de poire, d'amande avec une fine note grillé qui devient evanescente à l'aération, sur fond de roche, craie pointe de sésame classe en diable. La bouche attaque large, puis ça se tend, c'est profond, matière ronde avec un touché séduisant parfaitement soutenu par la tension, c'est droit, profond, sur la poire, note chèvrefeuille, aubépine, la pointe sésame et le fond de craie de roche. La finale est fraiche, droite, délicate, mais pesque puissante, reprenant du peps, et une belle persistance de poire, d'amande, aubépine, pointe chrevrefeuille, fond de roche craie. Excellent vin, pas dans l'esbroufe, la densité de matière, mais dans la précision, le cristallin, avec classe et élégance. Chapeau bas, niveau 1er Cru sans question. Excellent 92 (16,5+) Dernière bouteille et la meilleure (91, 90, et donc 92)...

Haut Medoc, Chateau La Lagune 2005 : Un nez qui arrive a maturité, assez marqué par l'élevage à l'ouverture, puis cassis mûr, note cuir/animal, presque œuf, fugace à l'ouverture, puis plus épice, pointe vanille-fraise, poivron rouge grillé, fond  boisé moka, puis plus fumé tabac blond. La bouche est charpentée, droite, ample, tonique, belle structure, profonde et tonique, aux tanins fins, précis, soyeux, sur le cassis mûr, la myrtille, note épice boisé plus vanillée, pointe poivron rouge grillé, fond fumé tabac et un peu bois précieux. La finale est fraiche, tonique, presque puissante, cassis, note épice, pointe fraiche poivron rouge, fond moka chocolat et léger fumé. Excellent 91+ 16,5+ Manque un peu de personnalité de mon point de vue mais cela reste très bon.

Dégusté lors d'un repas chez des amis, notre ôte nous a servi ce vin que je ne connaissais pas en aveugle (carafe) :
Saint-Emilion, Chateau Tuileries 1998 : Un nez évolué à maturité, sur le cassis, note encre, graphite, profond, pointe poivron rouge grillé fond de cuir. La bouche est droite, presque robuste, assez dense, tanins soyeux au toucher mais pas d'une grande finesse, c'est assez carré, mais sapide sur le cassis, puis l'encre, le graphite, note poivron rouge grillé et fond de cuir. La finale est fraiche, profonde, élégante et une persistance intéressante sur le cassis, l'encre, le poivron rouge et le cuir. Pas d'une grande complexité, ce vin est très bien fait et très agréable à table. Je l'ai placé en Rive gauche, sur un Haut médoc en 2001...

Après ré-approvisionnement, et vu la déconvenue de cet été (vin très évolué/oxydé), j'ai tout de suite ouvert ce ZH :

Riesling, Zind Humbrecht Clos Windsbuhl 2008 : Un nez très séduisant, classe en diable et beaucoup moins marqué évolué que la bouteille de cet été, sur l'agrume, orange confite, kumquat, pamplemousse, pointe résine de pin, puis note tourbé, fond terpénique  cire d'abeille, pétrole. La bouche est tendue, vive, presque tranchante a cause sans doute du gaz, matière ample, dense, du volume, de la tension, de la profondeur, mais du sucre aussi qui donne de la gourmandise, acidulée, pamplemousse, puis orange confite, note tourbé/fumé classe, fond terpénique, cire d'abeille, résine de pin, pétrole. La finale est fraiche, tonique, puissante, belle persistance agrume acidulée, tourbe, résine, cire d'abeille. Sur cette bouteille rien à dire, Excellent 94 (17,5) c'est très très bon, Sylvia est aux anges...

Amicalement  Matthieu

dimanche 8 octobre 2017

De jolis diners et donc de jolis vins

Bonjour à tous,

Quelques jolis diners en cette rentrée avec des amis, de ceux avec qui on a envie de partager de beaux vins !

Côte Rôtie, Rostaing Ampodium 2009 : Un nez un peu discret mais précis, fin, subtil, friand sur le cassis, note floral fraiche violette, puis épice réglisse, pointe ronce, a l'aération pruneaux arrivent fond moka/balsamqie et léger bacon roti. La bouche est ample plutôt délicate, aux tanins soyeux, avec une structure fine mais solide, pas d'une grande densité mais belle sapidité de cassis, puis plus fruit rouge mûr, léger confiture, acidulé, note épice évoluant patchouli, pointe fraiche ronce, floral, fond léger moka, cerise krichée. La finale est fraiche, acidulée, fine et délicate avec un  regain de puissance, persistance intéressante de cassis, de fruit rouge acidulé, note épice réglisse, patchouli, toujours pointe ronce, fond léger balsamique. Excellent 91 (16,5)

Volnay, Voillot Champans 2010 : Un nez encore discret (12H), sur la framboise, la cerise noire, note ronce et sous bois, puis épice, typé réglisse, poivre, fond de noyau qui commence à se faire moka. La bouche est corpulente, large, tanins soyeux amples enrobant une joli tension, de la profondeur, un ensemble encore en retenu, sur la framboise, la groseille, note de ronce, de bourgeon de cassis, puis plus épicé réglisse, poivre, fond moka léger. La finale est fraiche profonde et belle persistance de framboise, de groseille, d'épice, fond léger moka. Pas encore prêt, a attendre car j'ai l'impression que le vin prend la direction du 90 direct, Excellent 93-95 (17-18)

Chili, Domaine Laroche Carmenere 2006 : Un nez très marqué myrtille, puis cassis, note épice poivre, pointe bourgeon de cassis fraiche, fond noyau balsamique. La bouche est robuste, dense, grosse attaque, puis ça déroule puissant, massif, avec des tanins veloutés, précis évitant de tomber dans le rustique, mais poudrant un poil en finale, sur la myrtille, mûre, léger confiture sucré, note épice poivre, pointe fraiche, bourgeon de cassis, ronce, fond noyau balsamique, et léger moka. La finale est fraiche offrant un peu de profondeur, empreinte qui poudre un peu, persistance intéressante, de myrtille, un peu liqueur, note épice toujours poivrée, fond noyau, balsamique et léger moka. Joli von dans un style puissant, balaise, un peu rouleau compresseur mais précis. TB 90 (16) à réserver pour les cuisines roboratives.

Vougeot, Domaine Clerget Les petits Vougeot 2005 : Un nez a maturité, fruit noir, assez mat, note fraiche ronce, pointe cerise noire alcool, un côté épice girofle et fond entre café et léger moka. La bouche est corpulente, droite, profonde, plutôt austère, tanins soyeux enrobant la fraicheur, sur la cerise noire, le cassis, note fraiche ronce/rafle, pointe épice légère et fond toujours entre cuir et moka. La finale est fraiche, de belle densité, empreinte soyeuse, c'est tonique mais un peu amer et surtout mat (voir terne) et une persistance intéressante mais peu complexe, sur le cassis, la ronce, légère épice et fond moka/cuir. TB 89 (15,5 )

Cote Rotie, Guigal Ampuis 2005 : Un nez classe ou le bois s'est fondu, sur le cassis, note bacon grille, puis poivre, pointe vanille, fond grillé fumé classe. La bouche est corpulente/charpentée, aux tanins fins, précis, soyeux, mais un poil rigide, sapide sur le cassis, myrtille, note plus marqué vanille puis poivre, fond  bacon grillé, fumé. La finale est fraiche, un peu brut dans son empreinte, et amer, persistance intéressante de cassis, note bacon grillé, pointe poivre, fond grillé. Cela reste Excellent 93 (17). Classe, comme attendu, presque aristocratique mais cela manque de quelque chose, un grain de folie, une personnalité...

Cote Roussillon, Domaine des Schistes Coumeille 2015 : Un nez très délicat, fleuri, pivoine, violette, sur la cerise, le cassis, note épice friande, patchouli, fond noyau et léger tourbé. La bouche est charpentée, droite, aux tanins soyeux, fins, précis, mais surtout délicats, de la fraicheur, très sapide, sur la cerise noire, le cassis, note fleurie marquée, fraiche, puis épice patchouli, réglisse, fond noyau et tourbé. La finale est fraiche presque puissante, mais reste élégante, belle empreinte tanique, et belle persistance de cerise, de cassis, note fleur varié, puis épice plus réglisse, fond noyau et un coté cacao. Très joli vin, moins rhodanien que dans mon souvenir, une certaine personnalité pour cette syrah sur schistes du Roussillon. Excellent 91 - 93 (16,5+)

Sancerre, Alphonse Mellot Moussieres 2008 : Un nez très exotique avec une pointe oxydée, sur l'ananas, note épice safran puis plus curry, fond citron. La bouche est droite, belle fraicheur, bien enrobée, sur le fruit exotique, ananas, passion, note épice safran, curry, fond agrume citron pointe végétale. La finale est fraiche, belle empreinte, de la profondeur, persistance plus qu'honnête sur les aromes du nez. une bouteille exotique, assez baroque, entre légère oxydation et exubérance aromatique, dans une structure droite et bien construite. Un peu trop exubérant pour moi TB 89 (15,5)

Volnay, Rebourgeon Mure Caillerets 2013 :Un nez plutôt discret, sur la cerise, la framboise, note ronce et sous bois, puis sureau, réglisse, fond léger moka fumé. La bouche est charpentée, large, solide, structurée avec de la fraicheur, des tanins encore jeunes mais soyeux, sur la cerise, la framboise, note ronce, sous bois puis réglisse, fond léger moka, sureau, fumé. La finale est fraiche, acidulée, sur la framboise, la groseille, note ronce, sous bois, puis réglisse, sureau fond moka, fumé. Excellent comme d'hab dans le plus pure style du pinot Bourguignon sans esbrouffe. 92 (17)

Muscat de Rivesaltes, Domaine des Shistes 2016 : Un nez très séduisant, friand, pure, de mangue, d'agrume, mandarine, note fleur blanche, fond léger terpénique typé cire d'beille et tourbé. La bouche est ronde, sucré bien sûr, mais bien soutenue par la structure et la fraicheur, très sapide, acidulée, marquée mangue, puis plus agrume confit, mandarine, note fleurie, fond cire d'abeille et tourbe, ça se tient mais c'est dessert. La finale est ronde, acidulée, gourmande, a nouveau grande pureté, et grande sapidité de mangue, d'agrume, mandarine, fond léger cire d'abeille et tourbé. TB 90 (16)

Cote Roussillon, Domaine des Schistes Coumeille 2014 :  Un nez plus marqué animal/écurie (mais qui reste acceptable, quoique limite) que la version 2015, sur le cassis, puis les notes délicates fleuries qui offrent un contraste certain, fond noyau de cerise et cacao. La bouche est corpulente, précise, tanins fins soyeux, ample et profond, très belle structure, sur le cassis, la cerise mûre, note animal moins marquée, plus fleurie et épice, gourmand, fond cacao noyau de cerise. La finale est fraiche, tonique belle empreinte tanique soyeuse, acidulée sur le fruit noir mûr, cerise noire, cassis, note fleurie et épice reviennent dans une intéressante persistance sur fond cacao et léger fumé (l'animal/gibier est léger). TB 90 16 mais du coup ce coté animal rend le vin un peu moins net.

Amicalement, Matthieu

samedi 30 septembre 2017

Les vins d'été à la soirée de rentrée du DOP

Bonjour à tous,

Classique soirée de rentrée avec les copains du DOP sur le thèmes vins d'été. Le principe c'est de faire déguster des vins découverts au cours de nos pérégrinations estivales. Mission bien remplie cette année !

Vin 1 : joli nez tranchant avec une fine note grillé (réduc ?) sur la mirabelle, note de miel, pointe acacia et fond cire d'abeille. La bouche est droite, vive, limite agressive offrant un joli compromis entre fruit blanc, mirabelle, et végétal noble, foin, fougère, acacia sur fond terpénique typé cire d'abeille. La finale enrobe bien la fraicheur, persistance honnête et élégante. TB 90 (16) Je positionne ce vin en Roussillon sur un assemblage grenache gris, vermentino, macabeu. perdu, c'est un classique Assertiko de Santorin du domaine Hatzidakis 2014. Une fois de plus, j'aime beaucoup....

Vin 2 : Un nez très surprenant, opulent, un côté baroque, sur l'ananas, le fruit exotique, des notes beurrées, voir amyliques, pointe curry, fond épice, fleur. Très muscat dans l'esprit. La bouche est ronde ample avec du gras, très fruit exotique, fleur, épice et une structure qui tient cet ensemble opulent. La finale est ronde, grasse avec une persistance honnête. Très muscat, aromatiquement, mais plus opulant, gras. TB 88 (15) Sans trop de conviction je pars sur un Viognier peut-être élevé au sud... Et bien non, plus classique, Saint Joseph, Christophe Curtat Sous l'Amandier 2014


Vin 3 : Un  nez à nouveau avec une fine note grillé réduc, sur la mirabelle, note foin, fougère très végétal noble, fond terpénique cire d'abeille. La bouche est grasse, ronde, c'est très gourmand avec une grosse structure, sur la mirabelle, le foin, les herbe sèche sur fond terpénique et toujours cette note légèrement grillé, pas envahissante. La finale est ronde, gourmande, imposante par sa structure, et joli persistance avec un côté miel en plus. TB 89 (15,5+) pour Ce 100% Macabeu 2014 de Pithon, mais je lui préfère le Lais que je trouve plus complet, plus fin, plus subtil.

Vin 4 : Un nez qui envoie, exubérant, de fruit jaune exotique, note citron puis herbacée, buis, sur fond de roche, cailloux. La bouche est droite, tendue, vive, ça pique presque, mais la matière est ronde et semble mûre, sur le citron, note fruit exotique, pointe herbacée et fond roche, cailloux. la finale est droite, tendue, puissante avec une persistance honnête sur les mêmes aromes. Je place ce vin sur un sauvignon et je suis plutôt en Touraine. Perdu pour la région, c'est un Reuilly, Les poètes 2014 TB 88 (15,5)




Vin 5 : Un nez au style plus "oxydatif" sur la noix, puis les épices safran, l'orange confite mais sans le côté sucré, sur un fond terpénique, pas le style que je préfère mais c'est joli car cela reste dans un juste équilibre. La bouche est droite, tendue, belle matière fine et précise, sur le fruit jaune un peu plus net, les notes oxydatives, de noix, safran sur fond terpénique. La finale est fraiche, tendue, vive sur l'orange confite ou le quinquina sans l'amertume, le safran et le fond terpénique. Bon, c'est bien fait, séduisant mais pas mon style, ça manque de netteté, je trouve, du fruit. TB 89 (15,5). Je situe ce vin plutôt en rapport avec son mode de production Bio/nature mais je trouve à nouveau que c'est difficile à placer. Et c'est à nouveau un vin du Roussillon, 100% grenache gris, Salveterre 2015. Un domaine que je ne connais pas du tout.

Après un vin 6 Bandol Blanc 2008 sur à la volatile, vernis et alcool, et des notes caramel au lait, signant un vin mort, on passe au rouge.

Vin 7 : Un nez de cassis, puis pruneaux, note marqué réglisse, puis plus élevage boisée vanillée sur fond grillé; La bouche est large ample puissante, aux tanins veloutés caressants très travaillés, sur le cassis, le pruneaux, toujours du bois avec un côté menthol, une finale quasi sucré mais fraiche, droite, acidulée, sur le pruneaux et écrasé par le bois, vanille fraise, réglisse... Syrah nouveau monde, grenache ? Et non Pinot !!! de la Napa valley, style "Modern international" too much pour moi :-) mais cela reste buvable B 87 (14,5) pour ce Pinot noir, Etude 2008 qui titre 14,8° Z'ont pas peur les Ricains

Vin 8 : Un nez réglisse puis encre, graphite, petit fruit rouge et fond léger fumé. La bouche est droite, tanins fins et soyeux, c'est profond, sur le fruit rouge, note réglisse, fond fumé. La finale est délicate, tendue, réglisse et persistance intéressante. Pas beaucoup d'hésitation pour positionner ce vin en Italie, du côté de la Toscane pour ce joli vin fin et élégant TB-Excellent 91 (16,5) Brunelo di Montalcino, Castel Giocondo 2010.



Vin 9 : Un nez de cassis, de mûres, note épice entre menthol et réglisse, fond amande fraiche, puis plus balsamique. La bouche est corpulente, large tanins soyeux, ample, plus marqué élevage avec de la vanille, sur le cassis, les épices réglisse, et fond moka balsamique. La finale est ronde, gourmande, bien tenu par la structure, petite pointe alcool, persistance intéressante de cassis, vanille, épice plus poivrée, fond balsamique. Cela fait sudiste, "modern International style" mais moins outrancier que le Pinot Napa, plus élégant. Sachant que c'est Alex, on part sur un vin d'Espagne, un joli Priorat pas excessif ? Et non c'est un Rioja, Remelluri Reserva 2009. Joli vin dans son style TB 90 (16)

Une bien belle soirée sympathique et intéressante avec de jolies découvertes.

Amicalement, Matthieu

dimanche 24 septembre 2017

Les vins de rentrée et une dédicace

Bonjour à tous,

Nombreux CR de retard des vins bus ces semaines de rentrées. J'en profite pour commencer avec un vin, spécial dédicace à Jean Pierre à qui je souhaite un prompt rétablissement.

Volnay, Domaine Voillot Champans 2011 : Un nez d'une grande pureté encore un peu fermé mais d'une telle élégance, précis, fin, délié, sur la cerise, framboise, groseille, note épice plutôt réglissé, pointe ronce sous bois, fond sureau, noyau touche ambré, essence de pinot superbe. La bouche est charpentée, droite, profonde, aux tanins soyeux, amples, caressants, belle densité, enrobant de la fraicheur, sur la framboise, la groseille, note épice réglisse, puis sureau, pointe ronce, sous bois, végétale noble, fond noyau de cerise, un côté ambré tourbé. La finale est pleine, fraiche, tonique, très élégante, élancée, sur la framboise, la groseille, note ronce puis réglisse fond noyau. Excellent 93 (17)

Cote Rotie, Guigal Brune et Blonde 2007 : Un nez expressif de cassis, liqueur de cassis, note bacon grillé, pointe de réglisse, fond léger balsamique moka gourmand. La bouche est large, ample, aux tanins soyeux enrobants, sur la liqueur de cassis, note bacon grillé, puis réglisse, pointe violette fond moka gourmand. La finale est puissante mais fraiche, pointe légère alcool, belle persistance de liqueur de cassis, de réglisse, da bacon grillé, fond moka et fumé. Excellent 92 (17) Un très beau millésime de B&B


Saint Julien, Chateau Lagrange 2004 : Un nez séduisant, pas super expressif, mais friand et profond, de fruit noir mûr, mûres, cassis, note fraiche plutôt végétal noble, florale, bourgeon de cassis, ronce, pointe lactée fraise vanille agréable sur un fond d'élevage bien intégré, fumé et balsamique. La bouche est charpentée, droite, profonde aux tanins soyeux, fins, un poil lâche et pas d'une grande densité, si on est très exigeant, sur la mûre, le cassis, note végétale noble, ronce, bourgeon, pointe lactée fraise vanille et fond balsamique moka. La finale est fraiche, tonique, ample, entre puissance et élégance, persistance intéressante de fruit noir, note végétal, le fond fumé et balsamique. TB-Excellent 90+ (16+)

Hermitage, Guigal 2007 : Un nez très séduisant classe, de fruit noir frais, cassis, myrtille, note épice poivre, réglisse, un cote frais ronce, fleur, fond boisé marqué tabac blond, fumé, très classe et profond. La bouche est droite, profonde, fraiche, aux tanins soyeux, fins, précis, c'est profond sans être austère, sur le cassis, la myrtille, note épice poivre et réglisse, une pointe fraiche ronce, fond tabac blond, fumé boite a cigare. La finale est fraiche, précise, puissante puis très belle persistance de cassis, de myrtille, note épice poivre et réglisse, fond tabac blond, fumé très classe. Très joli vin, très hermitage, dans l'esprit, droit, profond sans être austère. Excellent 93 (17)

Cote Roussilon, Domaine des Schistes Caune d'en Joffre 2016 : Un nez expressif, fin et puissant, très beau, même si jeune encore, sur le fruit noir à l'attaque, puis plus rouge, grenadine, note de noyau marqué, puis superbe note florale, quasi rose, pivoine, fond entre léger cacao et fumé. La bouche est charpentée, droite, belle structure marquée mais tanins fins, superbes, précis, soyeux, wahaou, sur le cassis, la grenadine, note florale rose, pivoine, fond entre cacao, chocolat, et léger fumé. La finale est fraiche, pleine, délicate, gourmande mais gardant de la profondeur, à l'empreinte soyeuse et belle persistance de fruit rouge et noir, de fleur, un côte pot pourri épice fleur séchée, fond cacao chocolat. Ce 100% Carignan sur Schistes est superbe, délicat, plein, gourmand, long... Excellent 92-94 (17)

Morgon, JM Burgaud Cote du Py 2015 : Un nez plein, déjà très friand sur le fruit rouge, cerise, framboise, note épice, bonbon anglais, pot pourri, fond noyau ambré tourbé. La bouche est charpentée, pleine, droite, de la structure, de la profondeur enrobée de tanins fins, soyeux, sur la cerise, les épices bonbons anglais, fleur séchée, rose, fond noyau, tourbé. La finale est fraiche, pleine, dense, persistance intéressante de fruit rouge acidulé, framboise, cerise, note fleur séchée, épice, fond tourbé noyau ambré. Très beau vin Excellent 90-92 (16,5-17)

Riesling, Ginglinger Drei Exa 2015 : Un nez appétant, élégant, expressif d'agrume mûr, orange, pomélos, note fleur blanche, pointe citron vert noisette, fond léger résine, pétrole. La bouche est tendue, droite, matière qui se déploie en milieu de bouche, et enrobe la vivacité, sur le citron, puis plus pomélos, note fleur blanche, noisette, fond résine et pointe crayeuse. La finale est fraiche, mais cette fois l'empreinte est certes vive, mais pas agressive, avec une belle persistance tonique d'agrume pomélos, de citron vert (noisette fraiche), note fleur blanche, fond résine/pétrole et ce cote crayeux calcaire amande. Excellent 91 (16,5)

Châteauneuf du Pape, Usseglio 2007 : Un nez plutôt discret de prune, de figue, note d'épice réglisse, puis cerise kirchées, acceptable, pointe orange sanguine fond cacao. La bouche est charpentée, large, tanins soyeux, de l'alcool, sur la cerise kirchées, la prune,  la confiture figue (sucré), note réglisse, pointe orange sanguine, fond cacao. La finale sur la structure est puissante, un peu alcool quand même, persistance honnête de prune, fruit noir, note épice réglisse pointe fraiche orange sanguine fond cacao TB 89 (15,5)

Saint-Amour Duboeuf 2009 : Un nez simple mais engageant, très bojo, sur le fruit rouge, fraise, grenadine, note épice un peu lacté, puis plus bonbon anglais, pointe ronce, fond noyau. La bouche est charnue, ronde, simple mais friande, bien construite, joli tanins ronds, de la fraicheur aussi, presque profond, sur la grenadine, la framboise, note épice bonbon anglais, fond de noyau, finale fraiche (!), à l'empreinte presque accrocheuse, droite, persistance honnête un peu amer, sur la grenadine, le bonbon anglais, les épices patchouli et fond noyau. B+ 87 (15)

Amicalement, Matthieu

samedi 16 septembre 2017

Rentrée en mode Roussillon, Collioure et autres cotes catalanes

Bonjour à tous,

Cette rentrée au climat maussade d'automne a été éclairée par les dégustations de vins rapportés de chez l'excellent caviste Vin d'auteurs à Collioure site web. Proposant une large gamme des meilleurs vignerons du coin a des prix domaines, j'en ai profité pour rapporter quelques crus des vignerons que je ne pouvais pas visité. A découvrir pour les amateurs de passage à Collioure. Généralement, bus sur les derniers repas d'été, ces vins (blancs pour la plus part) se sont montrés d'excellents compagnons de ces cuisines catalanes et méridionales.

Collioure, Domaine Madeloc (Gaillard) Trémadoc 2015 : Un nez fin, délicat, sur la peche, de pomme, note de miel, puis plus frais, florale, fougère, sur fond de fruit sec, avec une pointe cire d'abeille. La bouche est large, ample, avec une matière au toucher gras, qui présente de la structure, ça garde de la fraicheur, sur la peche, la pomme, note de miel, avec une pointe ambré/tourbé, fond cire d'abeille et tourbé. La finale est ronde, ample, qui tient sur la structure, c'est puissant, de la vivacité aussi, de la gourmandise, avec une persistance intéressante, sur la peche, la pomme, note miel, puis fougère, herbe séchée, fruit sec sur fond cire d'abeille léger. TB-Excellent 91 (16+). C'est très bon dans un style presque chaleureux, concis, mais qui garde de la fraicheur pour cet assemblage à majorité de grenache gris, et vermentino, roussane, sur schistes.

Collioure, Coume del Mas Folio 2015 : Un nez "typique" de pomme mûr, mirabelle, note miel agrume mais sans sucre, puis plus végétal de vinaigre ou poudre de riz, de fruit sec, fond ambré, cire d'abeille, pointe mentholé/anisé. La bouche est large, ample, belle matière avec du fond, profond, presque tendue, sur la pomme, les fruits secs noisettes…pointe miel, fond ambré et cire d'abeille. La finale est droite, puissante, pointe chaleureuse, belle persistance acidulée, fruit blanc, mirabelle, pomme, note fruit sec, pointe miel, fond cire d'abeille. très joli vin, Excellent 92 (17), dans un style puissant, gourmand, intense pour cet assemblage grenache blanc et grenache gris, sur schiste.

Cote du Roussillon, Domaine Gauby Calcinaires 2016 : Un nez réussi de fruit jaune peche, de fenouil, note fougère, foin, pointe miel agrume, fond cire d'abeille. La bouche est droite, a la matière ronde, c'est structurée, construit, sur la peche, pointe fenouil, puis les notes végétales nobles foin, fougère, sous bois, un côté miel agrume fond cire d'abeille. La finale est ronde avec du fond, presque fraiche, sur la peche, puis l'agrumé acidulée, citron, les notes foin, fond cire d'abeille miel et agrume. TB 89 (15,5). Joli vin (entrée de gamme) pour cet assemblage de muscat, macabeu, chardonay sur calcaire.

Collioure, La Rectorie Côte Mer 2016 : Un nez appétant de reine claude, mirabelle, note légèrement beurrée, miel agrume, pointe fenouil, fond terpénique cire d'abeille. La bouche attaque large, de la matière ronde, structurée, acidulée, tonique, sur la mirabelle, la pomme grany, note entre beurrée et miel, puis garrigue, fruit sec, pointe fenouil, fond cire d'abeille. La finale est fraiche, assez puissante, légèrement chaleureuse alcool/menthol avec une belle persistance sur la pomme, la mirabelle, note fruit sec, miel, pointe fenouil et fond terpénique cire d'abeille. TB-Excellent 91 (16,5) pour ce vin direct, plutôt délicat puis assez tranchant/ciselé, frais (pour un vin du coin) mais impossible de trouver l'assemblage pour ce blanc (même sur le site !) qui, a mon avis, contient au moins grenache gris et blanc, mais les notes fenouil me font dire que je ne serai pas surpris d'y trouver de la roussane ou du macabeu...

Cote Catalane, Domaine Olivier Pithon Lais blanc 2015 : Un nez classe, fin, subtil, de fruit blanc, mirabelle, puis fruit sec, note légère agrume, puis herbe séchée, paille, fougère, garrigue, pointe vinaigre de riz, fond terpénique plutôt cire d'abeille et un coté salin. La bouche est droite, mais ample, belle matière ronde avec une pointe de gras gourmande, enrobant une jolie structure, de la fraicheur, de la profondeur, c'est classe, sur le fruit blanc, mirabelle, note fruit sec, de paille, de garrigue, pointe miel agrume, puis vinaigre de riz, fond cire d'abeille, terpénique profil amer classe. La finale est ronde, ample, bien soutenue par la structure, et belle persistance sur les fruits sec, la mirabelle, note paille, de garrigue sèche, pointe miel mais sans le sucré fond terpénique plutôt cire d'abeille. Excellent, très joli vin, fin, précis, et surtout subtil 93 (17) pour cet assemblage grenache gris et blanc, et macabeu sur schiste.

J'en profite pour remettre en contexte cette entrée de gamme du domaine des Schistes.

Cote du Roussillon, Domaine des Schistes, Essentiel blanc 2016 : Un nez expressif, très frais au nez, sur la pomme, pointe citron, note de foin, fougère puis plus fruit sec, fond frais entre cire d'abeille, roche cailloux coquille d'huitre. La bouche est droite, tendue, toujours aussi surprenante, c'est la belle limite en maturité car la matière reste ronde, enrobante, sur la pomme presque grany, pointe citron, puis fruit sec, note fougère, foin, fond coquille d'huitre, roche cailloux et léger cire d'abeille, pétrole, terpénique quoi. La finale est fraiche, tendue, là on sent la limite du jeux qui marche bien en millésime chaud et mûr, sur la pomme grany, le citron, note foin et fruit sec et fond cire d'abeille, coquille d'huitre... Moi j'aime beaucoup TB 89 15,5 et quel rapport Q/P pour cet assemblage de vermentino, grenache gris et macabeu.

Autant je préfère généralement les parcellaires en rouge, autant je préfère les assemblages coté blanc. Si je devais résumer ces vins en un mot, je dirai :
Madeloc : concis  ; Coume del Mas : gourmand ; Gauby : frais ; Rectorie : précis ; Pithon : subtil ; Schistes : tranchant.

Pour finir, un peu de rouge :

Cote catalane, Domaine Olivier Pithon Lais rouge 2015 : Un nez typique bio, biod  avec une dominance assez marqué (trop pour moi) de réduction œuf animal, puis panier fruit noir et rouge, note épice et fond noyau. La bouche est large, ample, beaux tanins soyeux, c'est gourmand, acidulé moins marqué réduc, sur le fruit noir, puis la figue, note épice réglisse, pointe fleurie fraiche, fond noyau puis plus cacao. La finale est puissante, à l'empreinte légèrement poudrante, puissante, chauffe un peu, gourmand et acidulé avec une persistance honnête sur les fruit noirs, la prune, la figue, note réglisse, fond entre cacao, noyau de cerise. Bon, typique de son style, très bien fait, trop dominé par cette réduction qui masque quand même la typicité des terroirs et la complexité/subtilité selon moi. Après cela reste convivial, très fruit, vrai, un peu "brute" mais sympa. TB 88 (15,5) mais j'ai bu plus intéressant dans le coin sur des parcellaires. Pour les amateurs de ce style.

Amicalement, Matthieu

lundi 11 septembre 2017

Retour de vacance Part 2 et 3, ou pourquoi la balance a trahi mes abus

Bonjour à tous,


Donc, suite de notre périple estival chez Marie et Nico, en Dordogne, ou nous avons composé nos menus avec soins, en choisissant bien sûr, pour chacun, les vins qui conviennent le mieux. Par contre, pas pris de notes sur le moment, donc je vous donne mes ressentis de mémoire, ou les quelques notes écrites sur Fb, pour les plus marquants.


Une première soirée d'arrivée avec de beaux poulets rôtis, on a donc sorti les vins AOC poulets rôtis.




En apéro, le CdR Les Gendrines de Gaillard 2015 est une super entrée de gamme. Belle subtilité au nez, bouche ronde bien soutenue, arome fenouilh, garrigue, finale précise. Très joli vin TB 89 15,5.
Le Gevrey Cherbaudes de Rossignol Trapet 2011 fût un très agréable compagnon de table, sapide, gourmand en bouche, bien tenu par la fraicheur du millésime, qui, par contre ne lui a pas apporté le fond caractéristiques des grands vins TB-Excellent 90+
Le Vosne Les Barreaux 2006 d'Anne Gros ne m'a pas laissé un grand souvenir, voir était un peu décevant si je me rappelle bien (assez mutique, austère...)


Le lendemain, sur de beaux maigres cuits au bbq, service de vins AOC poisson blanc de mer. (Le maigre est proche du bar, la chair étant un peu moins ferme, nécessitant une cuisson précise)




Très joli Muscat du domaine Gross 2015, gardant finesse, structure et tonicité avec de beaux aromes classiques, floral, fruité typé pêche de vigne, et la pointe fruit exotique qui va bien.
Le Riesling Schlumberger Kitterle 2014 a tenu ses promesses. De la matière, de la droiture, c'est fin, délicat sans tomber dasn le fluide. Beaux aromes agrumes, pétrole. Excellent 91 (16,5)
Le Chassagne Boillot 2007 était oxydé, sur le caramel au lait, le curry, l'olive verte, rien a en tirer.


Sur les pizzas intégralement faites maison (surtout la pate bien sûr, avec la farine du boulanger), il fallait des vins AOC Top Pizzas



Le Faugères Clos Fantine 2011 a bien faut son oeuvre dans son style "contemporain", bio/nature, vrai, plein, dont les marqueurs (réduction) s'atténuent un peu à l'aération, sur le fruit, un peu sucré/gourmand, c'est pas un vin compliqué, mais on identifie plus facilement son mode de culture et de fabrication que son origine... TB 88 15
Le Morgon La Voute Saint Vincent de LC Desvignes 2015 est un excellent vin, joli complexité au nez, bouche dense aux tanins soyeux, précis, presque puissante et tonique, belle finale enlevé. TB-Excellent 91 (16,5)
La Cote Rotie Jamet 2007 a été égale a elle même, quoiqu'un peu moins austère que d'autres millésimes. Beau vin, droit, profond, expressif, présentant les classiques aromes cassis, épice poivre, bacon roti dans une bouche puissante dans sa finale, et offrant une très belle persistance. Excellent 93 (17)
Le Saint Nicolas de Bourgueil, Talluau VV 2005, ouvert pour surprendre Nicolas, n'a surpris personne. Le cabernet franc fut facilement identifié ainsi que l'appellation. Et le vin était agréable, bien fait, dans un style plutôt brut. B-TB 88 (15)

Après un approvisionnement maousse costaud de légumes d'été du beau André (maraicher voisin bio), il a fallu sortir les vins de crudités et légumes grillés, une appellation pas simple à trouver...


Le Muscadet Sèvre-et-Maine, Les Vignerons du Pallet Jubilation Le Pallet 2007 nous a un peu baladé. Faut dire que les notes de buis, d'acacia, la pointe citron faisait très Sauvignon, et la bouche ronde, avec un peu de gras, et cette belle tension faisait élevage typé du coin, connaissant l'ami David, on voyait bien un joli Bergerac.... perdu mais très joli vin TB 90 (16), comme quoi, il y a vraiment des pépites dans ce coin là.
Riesling Schlossberg Mann 2006. Autant vous dire que si le beau Riesling granitique a vite été identifié, je suis parti sur le Brand mais jamais je n'aurai imaginé ce vin en 2006. Complexe, droit, de la tension, bel enrobage d'une matière cristalline et longue finale agrume, terpénique très classe. Excellent 94 (17,5). Le plus grand Alsace sec 2006 bu probablement ! Quelle réussite des frères Barthelmé.
Vin de Table, Trevallon 2004 : une légère déviance serpillère (bouchon ?) nous empêchera de profiter pleinement de ce toujours très beau vin aux belles notes d'épices, d'orange sanguine sur ce fond droit, profond mais avec amplitude et tanins soyeux.
Le Montbazillac, La Robertie Vendanges de Brumaire 2011, premier liquoreux des vacances, va placer la barre très haut. Superbe nez fin et gourmand, de fruit exotiques, d'épices, pointe florale, bouche parfaitement équilibrée par l'acidité, c'est digeste, complexe, gourmand, un gout de "reviens y" redoutable, dont la bouteille vide en sera la preuve irréfutable le lendemain. Excellent 94 (17,5)

Sur l'étal du poissonnier, nous avons trouvé un superbe Saumon sauvage du pacifique, que nous avons doucement grillé sur les 2 faces en brevetant une méthode es champion pour ne pas l'abimer en le retournant. Il fallait bien sûr trouver des vins AOC Saumon mais en plus avec la mention Grillé. Pas simple.


Ce Chablis Vaudésir de Buisson Charles 2012 a bien trompé son monde concernant son origine géographique mais son géniteur a vite été identifié. Même si au nez, à étiquette découverte, on peut capter les notes coquilles d'huitre, foin, fougère, la rondeur de la bouche, le côté amande, aubépine, l'élevage classe mais discret et la finale plus crayeuse que coquille d'huitre a emmené tout le monde du côte de Meursault. Très joli vin dans un style Chablis élevé à Beaune. Excellent 92 (17)
Le Gros-Plant, La part du Colibri 2015, m'a scotché. Je ne pensais pas qu'un gros plant ça pouvait donner ce vin, classiquement tendu et droit, mais bien enrobé, belle matière ronde, précise, c'est plein sur le citron, la pomme granny, note miel acacia et un fond de roche, de cailloux, qui s'illustre dans une finale saline. TB+ 90+ 16+

Ensuite, repas royal avec l'Aloyau charollais de belle maturité. On a fait simple, on a pioché dans l'AOC Boeuf Exception pour l'occasion.

Côte Rôtie Guigal Landone 2007 : Un nez superbe, classe, distingué de cassis, d'épice, de fleur, violette, pointe bacon grillé, fond léger moka fumé. La bouche, d'une précision diabolique, est ample et profonde a la fois, dense et précise, tanins soyeux enveloppant, profondeur d'école, pfiuouf… Finale profonde, ample queue de paon et persistance immense... Le grand vin quoi 98 (19). Impossible de remettre la main sur les autres vins bus, mais celui-ci doit y être pour quelque chose....
Bon, pour la saucisse party (Chipolatas, Toulouse, Merguez), on a été direct sur les vins de saucisses.


Saint-Emilion, Chateau Figeac 2014 : Un nez délicat après 12H d'ouverture puis le boisé, sur le fumé, tabac, se fond apportant une certaine classe, laissant la prune, le cassis, puis des notes fruits rouges frais, d'épice, donne un côté gourmand, tandis que les notes de cèdres de bois précieux, de graphite, apportent la profondeur. La bouche est superbe, charpentée, ample, profonde avec des tanins fins, précis, denses, sur la prune, le cassis, note fruit rouge puis épice, bois précieux, fond fumé tabac classe. La finale est fraiche, puissante mais délicate, précise et très belle persistance de prune, de fruit noir, note épice puis bois précieux, cèdre, fond boisé fumé classe. Excellent, + pour son devenir ? 93-95 (17,5-18,5). Nico qui a dégusté à 12H a meme hésité à le placer sur un très grand Loire, tant l'élevage était bien intégré, avant de revenir sur StEm...
Le Moulis Chasse Splean 2002 a fait son oeuvre. Joli vin aux aromes de cassis, de poivron rouge grillé offrant la profondeur, et la fraicheur attendu en bouche, encadré de tanins ronds mais un peu rustique (permettant de l'identifier d'ailleurs) et a la jolie finale. Très bien dans le contexte du millésime. TB 89 (15,5)

Avec cette masse de légumes, nous sommes passés aux légumes farcis. Les vins AOC Légumes farcis ont été sélectionnés en fonction de leur Label : tomate, poivron, aubergine (même si cette dernière n'a pas eu droit à un label particulier par exemple du Rhone)


Le Volnay Cailleret Rebourgeon Mure 2010 est un super vin, profond, droit, puissant, très franc, essence de pinot pure, sur la cerise, note végétale noble, fond fumé, bouche ample droite structuré, beaux tanins fins et soyeux, denses, sur la cerise, note ronce sous bois fond noyau et léger fumé, finale droite puissante précise et belle persistance. excellent 92 (17). Pour les amateurs de pinots "purs" cherchant l'accord idéal avec la tomate farcie :-)
Margaux, Giscours 2003 est à l'image du millésime, chaud, gourmand, soyeux mais gardant une structure, une fraicheur surprenante lui donnant la digestibilité. Personne ne l'a mis en 2003, mais tout le monde était sur Margaux. Très joli vin Excellent 92 (17) et parfait sur les poivrons rouge farcis.
Le Talbot 98 s'est montré assez rigide, et austère, le millésime a vite été identifié. cela reste un bon vin mais a qui il manque de la gourmandise.
Pour Soutard 2002, qui a été bu après 6H de carafe, les notes d'évolution oxydation gâchaient un peu le plaisir même si la strcuture en, bouche gardait toute sa cohérence.

Bien sûr, nous avons aussi cuisiné des pates, ce soir là ce fût fusilli à la Puttanesca. Les vins d'AOC Puttanesca ont vite était remontés de la cave.



L'apéro au Sancerre, Monts Damnés de Boulay 2010 a été magique. Grand vin, très élégant au nez, sur le fruit blanc mûr, le citron, belle note classe de buis, d'acacia, c'est franc et frais, bouche droite, profonde et ample, matière précise, dense, cristalline, finale tonique, profonde, empreinte superbe… Excellent 93 (17)
Le Riesling Brand Boxler 2004 ne m'a pas laissé de souvenir particulier (je me demande même si elle n'a pas fait partie des bouchonnées ?)
Le Châteauneuf du Pape Charvin 2014 a été très vite identifié tant sosn profil est conforme a tout ce qu'on attend de ce vin. Beau nez pas marqué alcool mais déjà complexe, bouche gourmande mais droite et précise dans ses tanins, joli finale tonique, musclé certes (effet 2014 ?) mais offrant une belle persistance tout en élégance d'épice, et de cacao. Excellent 91-93. Et super accord avec la Puttanesca.

Pour les enfants, nous avons fait une Fajitas party avec Guacamole maison. Les vins AOC Fajitas Mexique ont été sortis de cave ou acheté pour l'occasion chez le caviste (Les sorcières)



Bourgueil, Chevalerie Bussardières 2005 : Whaou, super nez de fruit rouge, léger confiture, note épice réglisse, patchouli, pointe fraiche bourgeon de cassis, fond cacao. La bouche est l'avenant, gourmande, belle structure tanins denses soyeux, c'est rond, gourmand et la finale fraiche sur la structure garde une certaine délicatesse, finesse, tout en montrant de la puissance. Comme d'hab, j'hésite mais finit sur Chatauneuf en 2005 :-) ! Une fois de plus je suis eu. Mais ces Cabernets francs mûrs et bien travaillés j'adore. je ne les trouve pas variétaux et systématiquement je pars a Châteauneuf... Excellent vin 93 (17) et je suis bien content d'en avoir quelques unes en millésime chaud en cave.
Cote du Roussillon, Les Sorcières (Clos des fées) 2014 : un vin qui fait très bien le job. Joli nez de fruit noir et rouge, épice, fond cacao/noyau. Bouche droite, beaux tanins soyeux, c'est structuré droit, et la finale qui s'appuie sur cette structure offre un côté friand très agréable et une honnête persistance. Encore une fois, un vin qui assure chez Bizeul (mais je ne suis pas surpris, voir d'ailleurs plutôt conforté, rarement eu des déceptions sur le Clos des Fées). TB 90 (16)

Puis ce fût le déjeuner chez Isabelle et Daniel. Super repas, pas pris de notes mais quelques souvenirs. le menu concocté par isabelle (Merci !). Carpaccio multiple : noix de Saint Jacques à l'aneth, Langoustine à la vanille et Flétan au fruit de la passion. Puis Homard grillé aux sarments de vignes. Pintade rôti et cèpes. Fromage et salde de mangue. Les vins d'entrée :

Le Riesling, Rosacker de L'agapé 2010 est un joli Riesling vite identifié illustrant très bien son sol et son millésime, beau vin, matière délicate, strcuture tendu, droit, plutôt sur la finesse. Excellent 91 16,5
Le Corton Bouchard 2006, clin d'œil a de précédentes dégustation, a malheureusement un début d'oxydation empêchant d'en profiter pleinement.
Le Kintzler Osterberg 2007 s'est montré a la hauteur des attentes, voir même surprenant. Pas l'austérité attendu, mais plutôt un joli nez profond, d'agrume mûr, note florale, fond pétrole pointe tourbé, bouche droite ample, de la fraicheur et de la profondeur, mais aussi de la gourmandise presque !!!, sur l'agrume pamplemousse, orange, note citron, puis plus florale, fond de roche. La finale est fraiche, pointe acidulée mais ça goutte sec, belle persistance d'agrume, de fleur, fond de pétrole, de roche. Excellent la meilleure bue 92 (17)

Puis les rouges et les vins de fromage et dessert :


Le premier rouge m'a tout de suite positionné en rive gauche sur 2000 ou 2003. Après quelques hésitations, je finis par Pauillac Lynch Bages 2000. Pas mal mais la gourmandise et la rondeur qui n'était pas accompagné par la puissance (caractéristique de Lynch) aurait dû me guider pour identifier plutôt ce beau Pontet Canet 2000, au joli nez de cassis mûr, de tabac, de poivron rouge grillé, à la bouche soyeuse, ample gourmande et à la finale bien structurée, d'intéressante persistance. Un gout de "reviens y" encore assez redoutable 92 (17)
Sur le 2eme, je suis hésitant au départ entre rive droite et gauche mais le vin est assez discret, puis dans le verre, il finit pas libérer des fragrances de tabac, de graphite, de bois précieux qui m'emmène à Pauillac, par contre, la bouche droite, tendue, dense, très profond, à la matière encore retenue, serrée, mais précise, concentrée nous fait dire que le vin est encore à attendre et probablement un grand, et moi je suis en 96, voir en 99. Une fois acquis que c'est un grand, je dit Lafitte car c'est plus l'image que je m'en fais, mais non c'est Mouton Rothschild 2002 et j'en ai l'image inverse (rond, sexy, charmeur...). Un vin qui n'est pas encore ouvert mais qui a tout ce qu'il faut pour être grand. Merci @daniel. Excellent 91-94 même si aujourd'hui c'est plus le potentiel qui s'exprime.
Le Riesling Drei Exa Ginglinger 2010 a fait l'unanimité sur la table, moi, même avec toute l'amitié que j'ai pour Michel, je l'ai trouvé quand même très vif, la matière peinant a enrobé cette vivacité, c'est puissant et long, certes, mais un peu agressif a mon gout. TB 89 (15,5)
Enfin, ce Gewurtraminer Furstentum VV Mann 2008 est magnifique. nico à peine le nez au dessus du verre s'écrit Furstentum tandis que je suis moi juste sur un Gewurz. Le nez est génial de complexité, de gourmandise mais aussi de finesse, sur les fruit exotiques, le litchi, les épices, les fleurs... La bouche est magistrale d'équilibre entre l'acidité et la matière taffetas, les aromes exotiques, floraux sur fond de roche, salin. la finale est d'une persistance intense et longue. Excellent 95+ (18+) car le vin a encore du potentiel...

Retour aux Rivets avec Nico pour un diner avec François (de Ligneris) sur le thème andouillette AAAAA et vins d'andouillette en vue d'un potentiel mariage à l'andouillette :-).... Evidemment on a été cherché les vins AOC Andouillette et François lui a apporté des vins AOC un peu d'histoire et beaucoup d'amitié.


Vins d'apéros, le pinot blanc de Boxler et le Muscat de Ginglinger était très bien.
Le Puligny Pucelle 2007 de Thibault (Morey Coffinet) offre un nez plutôt discret, mais fin, élégant de fruit blanc, note fumé, brioche grillé, puis chevrefeuille, fond crayeux amende très séduisant. La bouche attaque ample puis c'est droit, tendue, profond, de la longueur enrobée d'une matière ciselée, la finale est fraiche, tendue bien enrobé d'une touche grasse, longue persistance délicate et aérienne. Comme je m'en doutais, un peu trop délicat et fin pour l'andouillette même AAAAA :-)


Ces 2eme Cherbaudes, Gevrey Rossignol Trapet 2006 est conforme à son pédigrée. A point, joli friandise au nez, bouche ronde large, beaux tanins soyeux et finale plus qu'honorable et très pinotante. Excellent 91 (16,5)
Le vin suivant, c'est Nico qui a trouvé le millésime, et le bouchon nous l'a confirmé. Car effectivement, ce nez très évolué de vieux Bordeaux, cette bouche acidulé mais encore bien vivace, avec du fruit, et cette finale tonique et longue se devait d'être issu d'un grand millésime ! j'étais dans les années 60 (64) mais non c'est un 59, et ce Saint-Emilion Chateau Faurie de Souchard 59 a tenu ses promesses pour qui aime les vieux vins. Merci à François. tout comme le suivant, très surprenant Graves Supérieur, La Tour de Boyron, millésime inconnu, assemblage basé sur le sauvignon, sec, avec un côté Rancio très agréable et une finale redoutable de vie encore (devait pas y aller mollo sur le souffre à l'époque :-)

Enfin pour cette dernière soirée aux Rivets, nous avons bu les vins pour eux même avec une nouvelle tradition instituée, chaque couple a choisi dans les bouteilles de l'autre ce qu'il avait envie de gouter. Après le choix d'un Pomerol Beuregard 2005 bouchonné, Marie a opté pour le Morey. Sylvia et moi avons choisi ce Santenots de BC pour aussi avoir une pensée pour nos amis et pour Filduf, figure emblématique de DC.


Le Morey Les Loups 2005 du Clos des Lambrays est très bon, la grande Bourgogne dans son classicisme "aristocratique" (meilleur que les 2 GC bus du domaine mais c'était il y a quelques années). Un nez classe sur le fruit mûr (et non confitiuré), belle note épice typé girofle, fond fumé, moka. La bouche est sphérique, corpulente, beaux tanins soyeux, pas d'une grande concentration/densité, mais cela reste tonique, pas de "surmaturité", et une jolie finale classe, de pinot de noble élevage, et de persistance intéressante. Excellent 92 (16,5+)
Le Volnay Santenots 2005 de Buisson Charles raconte une autre histoire, droit, profond aux belles notes d'évolution, cèpes, sur un fond tourbé, roche, moins marqué de son élevage, plus concentré, précis, fins, tonique, presque puissant en finale et longue persistance de fruit rouge mûr, puis les notes d'évolution complexes et un fond tourbé, fumé... Un vin plus tellurique. Excellent 93 (17) sur cette 5eme bouteille commentée.

Ensuite, départ pour le soleil, et la chaleur, enfin :-) à Perpignan.

Super visite au domaine des schistes, commenté ici.

Découverte d'un super caviste à Collioure, approvisionnement en vins de la région des domaines que je ne pouvais pas visité : Olivier Pithon, Coume del Mas, La Rectorie, Madeloc (Gaillard), Gauby, etc CR à venir bientôt.

Sinon sur place, un Lagrange 96 a son niveau, donc plutôt très bon, (mais loin de ce qu'il avait donné dans ce diner béni des dieux), à maturité, sur le cassis, note évolué cèpe sous bois et fond fumé tabac, bouche corpulente droite profonde, tanins soyeux précis, c'est profond, frais sur le cassis, note champignon cèpe, sous bois, pointe graphite, cèdre, fond tabac et fumé, finale fraiche, tonique, bien dessiné, persistance intéressante de cassis, de sous bois, de cèpe fond fumé tabac. TB-Excellent 91 (16+)

Par contre, super Crozes Hermitage Clos des Grives de Combier 2009, gourmand a souhait et gardant suffisamment de structure pour offrir une belle persistance de Syrah mûr. Excellent 92 (17)

Voilà, fin des vacances, retour Montreuil, et au prochain Numéro, CR des vins de Roussillon rapporté à la maison. Bravo à ceux qui ont eu le courage d'aller jusqu'au bout de cet article fort peu digeste...

Amicalement, Matthieu