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Le vin, ça se partage ! c'est comme le bonheur... Le bonheur simple d'une dégustation de grand vin de Bourgogne ou d'une belle syrah ! Alors n'hésitez pas à consommer ce blog sans modération... A me faire des retours, des commentaires ou à me retrouver sur Le groupe du vin...

dimanche 15 avril 2018

Nombreux rouges ces derniers temps

Bonjour à tous,

Des diners consistants et des amis plutôt adeptes des rouges m'ont poussé à ouvrir pas mal de rouges ces derniers temps.

Châteauneuf du Pape, Domaine Beaurenard Boisrenard 2004 : Un nez discret mais élégant, complexe, dense, sur la prune, l'orange sanguine, note épice réglisse, pointe garrigue fraiche, herbe séchée, fond cacao. La bouche est charpentée, droite, à la structure marquée un peu carrée stricte, mais profond, avec de jolis tanins soyeux, sur la prune, le fruit rouge, acidulé, framboise, note épice réglisse, puis orange sanguine, pointe herbe sèche, fond cacao. La finale est puissante, léger alcool, kirch, fraiche, tanins accrochent encore un peu (a garder), persistance intéressante de prune, d'orange sanguine, d'épice et ce fond cacao chocolat. Excellent 91-92 (16,5 - 17)

Saumur Champigny, Germain Marginale 2006 : Un nez de framboise, de grenadine assez marqué, note végétal bourgeon de cassis, puis plus épice patchouli, bonbon anglais, une pointe légère viande, animal, voir écurie, fond léger encre. La bouche est corpulente voir charpentée, joli tanins fins, soyeux et précis, c'est droit, frais mais bien enrobée, sur la grenadine, la framboise, note plus épicée patchouli, puis végétal bourgeon de cassis, poivron rouge, une pointe plus encre qu'animal. La finale est fraiche, bien enrobée, plutôt délicate, persistance honnête de framboise, de grenadine, d'épice, bonbon anglais, note poivron, bourgeon de cassis, fond teintée encre. TB 89 (15,5)

Volnay, Voillot Fremiets 2010 : Après 4H d'aération, un nez expressif, élégant, gourmand, de framboise, note pain d'épice, amande, puis épice poivre, pointe fraiche ronce, sous bois, fond fumé, pain grillé. La bouche est corpulente, large, tanins fins précis soyeux, puis de la tension qui dynamise, sur la framboise, puis groseille, note sureau puis pain d'épice, fond noyau, amande, pain grillé. La finale est fraiche, fine, délicate, tonique et pleine, persistance intéressante de framboise, de groseille, note pain d'épice, amande, pointe ronce et sous bois, fond noyau et pain grillé. Excellent 92 (17)

Vosne Romanée, Rion Les Chaumes 2010 : Un nez aguicheur de framboise mûr, cerise mûre, presque chaud, note épice réglisse, souk, pointe fraicheur quand même typé ronce, fond amande grillé, et moka. La bouche est large, ample, tanins pas très dense mais bien soyeux, l'ensemble est bien tenu, avec une structure droite, sur la framboise mûr, la cerise griotte, c'est gourmand, note épice poivre, souk, girofle, pointe ronce fraiche, fond moka, amande grillé. La finale est ronde, ample, gourmande, mais de la fraicheur aussi qui la maintient tonique, belle empreinte soyeuse, et persistance plus qu'intéressante sur la framboise, la cerise griotte, note épice réglisse, poivre, girofle, toujours la pointe ronce, fond moka. Excellent vin, meilleur millésime de ce cru auquel 2010 convient très bien, dynamisant le coté alangui, aguicheur de ce cru. Excellent 92 (17)

Saint Julien, Chateau Gloria 2005 : Un nez plus expressif qu'en jeunesse, sur la cerise, note épice, puis chocolat, un côté foret noire, pointe poivron, fond cacao. La bouche est charpentée voir robuste, musclée, puissante, de la fraicheur, des tanins denses, grosses mailles, sur le cassis, la cerise plus noire, note épice réglisse, pointe poivron rouge, fond cacao. La finale est puissante, plutôt artillerie lourde, fraiche et persistance intéressante sur le cassis, la cerise, note épice réglisse, puis forêt noire avec le fond cacao. TB 89 (15,5)

Bourgogne, Buisson Charles Hautes Coutures 2015 : Un nez élégant, pure, très marqué peche de vigne, de poire, puis note amande, aubépine, pointe gourmande frangipane, fond léger sésame fumé classe. La bouche est droite, ample, joli matière concentré au toucher soyeux, de la fraicheur, sur la poire William, la peche de vigne, note aubépine, amande, pointe plus mentholé, fond de craie. La finale est fraiche harmonieuse, délicate et persistance intéressante de poire, de peche de vigne, cette pointe mentholée et fond de craie. TB+ 90+ (16+)

Amicalement, Matthieu

dimanche 8 avril 2018

Derniers diners avant ravaitaillement

Bonjour à tous,

Voici les dernières quilles dégustées avant d'aller au ravitaillement.

Vouvray, Chidaine Argiles 2008 : Un nez de pomme, légèrement cuite, note marqué de miel, de fruit confit, fond entre cire d'abeille et craie. La bouche est large à l'attaque puis tendue, profonde, matière ronde, sur la pomme cuite, un poil oxydé, note marquée de miel, d'épice safran, fond cire d'abeille. La finale est fraiche, tendue, du volume, pomme cuite, acidulée, note de miel, pointe épice safran, fond cire d'abeille. TB 89 (15,5) mais je l'avais trouvé bien meilleure en jeunesse (93).


Saint Julien, Chayeau Léoville Poyferre 2006 : Un nez gourmand de cassis, note d'épice réglisse puis boisé vanillé, pointe fraiche végétale, bourgeon de cassis, poivron rouge, fond moka fumé. La bouche est charpentée, large, ample, bien structurée par la tension, tanins soyeux, pleins, belle densité, sur le cassis mûr, un coté acidulé, note épice, puis poivron rouge plus marqué, ce qui donne une dominante végétale, fraiche, fond moka fumé. La finale est ronde, un peu abrupte, stricte (ce qui ne ressemble pas a poyferre), puissante et belle persistance de cassis, végétal, poivron, fond fumé. Excellent 92 (17) plutôt frais et profond mais gardant un coté aguicheur propre au cru très séduisant.

Gigondas, Guigal 2014 : Un nez encore discret puis à l'agitation ça prend vie, sur la cerise noire, la prune, note d'épice réglisse, souk, pointe garrigue herbe séchée, fond cacao. La bouche est corpulente, large, jolis tanins soyeux, c'est droit, tendue voir frais, sur la cerise noire, la prune, note épice réglisse souk, la pointe garrigue et le fond cacao. La finale est fraiche, acidulée, pas super dense mais de persistance intéressante sur la prune, la cerise, les épices et le cacao. TB 90 16 un classique conforme à ce que j'attends.

Gevrey Chambertin, Rossignol Trapet Clos Prieur 2011 : Un nez gourmand, de framboise mûr, de groseille, note réglisse, pointe ronce sous bois, fond boisé fumé épice. La bouche est corpulente, large, pleine, tanins soyeux, amples, c'est acidulé, gourmand, sur la framboise, la groseille, pointe ronce sous bois, note épice réglisse, girofle, fond boisé fumé pointe moka. La finale est fraiche, tonique, pleine, sur la framboise, la groseille, note épice réglisse, fond fumé. Excellent 92 (17) Pas la profondeur des grands millésimes, mais le plaisir d'un excellent Bourgogne.

Pauillac, Chateau Pontet Canet 2002 : Un nez expressif, de cassis, de mûre, note graphite, puis épice boite à cigare, fond tabac fumé. La bouche est charpentée, droite, plutôt ample à l'attaque, tanins soyeux mais un peu stricte, dans une structure fraiche qui se referme, pointue, sur le fruit noir, puis un coté frais/vif donne un côté fruit rouge, note épice typé boite à cigare, puis poivron limite rouge, fond tabac fumé. La finale est fraiche, droite, stricte, persistance honnête sur le fruit noir puis rouge, note boite à cigare, puis poivron, profil plus amer dans ce fond fumé tabac qui devient austère. TB 90 (16)

Châteauneuf du Pape, Janasse 2007 : Un nez puissant, opulent sur le fruit confit, le pruneaux, note d'épice patchouli, un côté banane, mais aussi vanille, fond fumé et balsamique avec un coté vernis, bref, too much, trop de tout, sucre, alcool… La bouche est charpentée, large, ample, puissante, sur l'alcool, tanins soyeux certes mais très vite du sucre, un côté vernis, note épice patchouli, puis banane, vanille fond balsamique mais ce coté vernis désagréable. La finale est ample, glycérinée, puissante, sur l'alcool, fruit confit, le kirch, les épices patchouli, fond balsamique. Plus du tout de mon gout, ces vins qui envoient au dela du raisonnable, avec un alcool évoluant vernis... Mieux après 8H d'aération, AB 85 (14) mais sur cette bouteille, pas une belle évolution par rapport à sa jeunesse (89) sur cette bouteille en tout cas.

Margaux, Chateau Malescot Saint Exupéry 1996 : Un nez de cassis un peu marqué d'un côté cuir/animal, note de poivron rouge grillé puis boite à cigare, fond tabac, fumé. La bouche est charpentée, droite, tanins soyeux, c'est frais et profond, sur le cassis, note encre puis poivron rouge grillé, fond fumé tabac mais le coté animal/viande fraiche manque un peu d'élégance (Daniel aurait mis la bouteille à l'évier ;-). La finale est fraiche, presque puissante et belle persistance de cassis, de poivron rouge grillé, puis épice typé boite à cigare, toujours le côté animal/cuir, encre fond fumé. TB 90 (16) car effectivement le côté animal manque d'élégance même si à l'aération cela passe en arrière plan.

Sancerre, Vincent Pinard Grand Chemarin 2012 : Un nez classe, expressif, de citron, pointe citron vert noisette, note de buis, d'acacia bien intégré, profond, fond de roche, de pierre. La bouche est droite, tendue, profonde, belle matière enrobant, ample, précise, cristalline, sur le citron, le citron vert, note de buis, d'acacia, pointe fruit exotique, fond de roche, de silex, presque huitre. La finale est fraiche, puissante, tendue profonde, mais bien équilibrée, sur le citron vert, note de buis, d'acacias, pointe ananas, fruit exotique qui donne la friandise, fond de roche, silex, profond. Très beau vin. Le sancerre comme j'adore. Excellent 93+ (17+) vrai potentiel

Amicalement Matthieu

dimanche 1 avril 2018

On arrive au fond de l'armoire, y'a plus que du lourd quasiment !

Bonjour à tous,

L'armoire se vide, on atteint les piles du dessous, là ou se cache les belles étiquettes... Alors on ouvre du lourd, même pour un simple diner ! une période que j'aime bien :-) Mais faudra quand même passé au ravitaillement rapidement avant de se retrouver avec uniquement une LaLaLa pour accompagner les pates Bolos.

Saint-Julien, Chateau Leoville Barton 2008 : Un nez discret de mûre, cassis, note d'encre, puis graphite, pointe vanillée, fond entre cuir et fumé. La bouche est charpentée, tendue, profonde aux tanins soyeux, c'est frais quand même, sur le cassis, la mure, note épice légère vanille, puis encre, pointe de cuir,  fond fumé. La finale est fraiche, voir vive, manque de matière, de densité pour enrober, persistance intéressante sur la mûre, cassis, épice, note d'encre, de cuir et fond fumé. TB 90 (16) moins séduisant qu'en jeunesse !

Volnay, Buisson Charles Santenots 2009 : Un nez ouvert, gourmand, framboise mûr, amande, note épice réglisse, pointe ronce, fond moka classe. La bouche est charpentée, large à l'attaque, puis profonde, tendue, un Santenots quoi, fin, délicat, tanins précis, soyeux, sur la framboise, la myrtille, note épice, puis plus amande, les épices réglisse, fond moka classe. La finale est ample, ronde, voir puissante et très belle persistance de framboise, myrtille, note épice réglisse, ce coté amande, fond moka, voir cuir. Excellent 93-95 (17)

Riesling, Bott-Geyl Schlossberg 2008 : Un nez classe, complexe, de mirabelle, d'agrume mûr, note pain d'épice puis orange, pointe amer, fond pétrole léger terpénique. La bouche présente un léger gaz, ample, puis se tend, profonde, matière précise ronde et fine, sur la mirabelle, puis le pamplemousse (pointe amer classe), note d'orange sanguine, de pain d'épice, fond terpénique pétrole cire d'abeille. La finale est fraiche, voir vive, un peu marqué, sur la mirabelle, un côté acidulé (quelques sucres) mais qui n'enrobe pas complètement l'acidité, note pamplemousse, orange, fond terpénique, pétrole, cire d'abeille. Excellent 92 (16,5)

Margaux, Chateau Giscours 2005 : Un nez entre 2 eaux, du fruit encore vif, cassis mûr, myrtille, mais très vite, un début d'évolution, note champignon, cèdre, pointe de cuir, fond boisé bien intégré entre fumé, cacao et épice vanille. La bouche est corpulente, droite, tonique, tanins fins et précis, belle densités, du fond, de la profondeur, sur le cassis, la myrtille, note d'épice, de cuir, de cèdre, fond fumé et léger cacao (pointe amer). La finale est fraiche, tonique, puissante, et belle persistance de myrtille, cassis, note de cèdre, de champignon, d'épice fond fumé et cacao (amertume noble). Excellent 91 - 93 (16,5)

Marsannay, Huguenot P&F 2008 : Un nez classe, séduisant, de chardonay à point, sur le fruit blanc, note cire d'abeille, un coté ambré, puis floral aubépine, pointe sésame, fond amande et un coté truffe. La bouche est droite, fraiche, tendue, bien enrobée d'une matière soyeuse, c'est élégant sur le fruit blanc mûr, note plus chèvrefeuille, puis ce coté ambré, sésame, fond amande voir craie et cire d'abeille, évoluant truffe. La finale est fraiche, bien équilibrée, tonique, un coté leger acidulé gourmand, persistante intéressante de fruit blanc, d'aubépine, de chèvrefeuille fond évoquant la truffe. Sylvia adore aussi. Excellent 92 (16,5+) Très belle évolution pour cette dernière bouteille bue.

Pessac Léognan, Chateau Marlartic Lagravière 2004 : Un nez typique du cru, profil séduisant, de framboise, note fraiche de bourgeon de cassis, puis plus tabac blond, fond fumé, profond, bien intégré. La bouche est charpentée, tanins fins et soyeux, c'est profond, dans un style droit mais pas austère, sur la framboise, puis plus fruit noir, bourgeon de cassis, note épice plutôt boite à cigare, tabac blond, fond fumé. La finale est fraiche, en équilibre, pointe amer classe, et persistance intéressante  de framboise, de tabac blond, d'épice boite à cigare, et fond fumé. TB-Excellent 91 (16,5)

Pommard, Voillot Rugiens 2008 : Un nez frais, séduisant, de fruit rouge, groseille, cerise, note de ronce, de sous-bois, pointe épice fond élégant entre moka et amande grillé. La bouche est corpulente, plutôt délicate aux tanins précis et soyeux mais pas très denses, dans une structure fraiche, tendue, sur la groseille, la cerise rouge, note plus épicée typé girofle, puis ronce, sous-bois, fond moka bien intégré, classe. La finale est fraiche, fine, tonique voir puissante, pleine, belle empreinte soyeuse et belle persistance de groseille, d'épice girofle, de ronce, pointe carroube, fond moka. Joli vin qui correspond à son millésime frais, à la juste maturité. Excellent 91-92 (16,5-17)

Châteauneuf du Pape, La Mordorée Reine des Bois 2008 : Un nez expressif, de prune, de cerise noire, note chocolat (ça donne un coté foret noire), pointe épice, fond cacao. La bouche est charpentée, pleine, tanins denses un poil accrocheurs et strictes, sur la cerise noire, la prune, note épice poivre, fond cacao chocolat. La finale est puissante, un peu chaleureuse, persistance honnête de cerise, prune, poivre, sur un fond cacao. Puissant et un peu chaleureux TB 89 (15,5).


Amicalement, Matthieu

dimanche 25 mars 2018

Dans la chaleur des Nuits Saint Georges

Bonjour à tous,

Soirée Nuits Saint Georges avec le DOP, qui ne m'a pas tellement éclairé. Mais grand plaisir de retrouver Stéphane Chevasus qui nous a longtemps régalé au Vieux Chaine.

Vin 1 : Un nez de cassis, pointe d'encre, marqué d'un boisé réduction grillé, avec des épîces et le côté pinotant de la ronce sous-bois sur un fond d'élevage fumé. La bouche est corpulente, aux tanins soyeux, c'est doux, amples, sur la framboise, note entre réduc et boisé, pointe fraiche ronce, fond fumé cacao. La finale se présente dans un profil légèrement amer, un peu chaleureux alcool, maid joli délicatesse et persistance intéressante de framboise, d'épice, de ronce, fond fumé, amande grillé. TB-Excellent 90+ (16+) que ce Nuits Les Boudots Jean Grivot 2011

Vin 2 : Un nez de framboise, note grillé (fine réduction ?) puis plus pinotante ronce, sous-bois, pointe réglisse, fond fumé. La bouche est plus structuré, corpulente, tanins soyeux, fins, précis mais pas très denses, c'est tendue, droit, plein, sur la groseille, la framboise, note épice réglisse, pointe sous-bois, fond fumé. La finale est fraiche, presque puissante, et une persistance intéressante de framboise, groseille, épice, ronce et ce fond fumé. Moins gourmand mais plus précis, structuré. Excellent 91 (16,5) que ce Nuits Vignes Rondes Rion 2010.


Vin 3 : Un nez de framboise, plus épicé, marqué du clou de girofle, pointe fugace animal/oeuf puis fleurie pivoine, rose séchée, fond plutôt cacao. La bouche est corpulente, large, gourmande, tanins soyeux un peu lâche, structure fraiche évoluant amer sur la framboise, note girofle, puis fleur fond cacao amer. La finale présente une amertume trop prononcée, avec une persistance intéressante sur la framboise, les notes de girofle aristocratique et le fond cacao. TB 89 (15,5) pour ce Nuits Clos de la Marechale Mugnier 2007.


Vin 4 : Un nez plus viandeux, plus évolué, sur la cerise, pointe plus encre que cuir, puis note kirchée, épice réglisse, fond moka. La bouche est charpentée, tanins précis, plus denses, c'est frais, droit, un peu austère, mais puissant, sur le fruit rouge, pointe ronce, un côté sauvage, brut. La finale est droite, puissante, profonde, sur le fruit rouge, note ronce un côté animal, fond moka. Pas encore prêt, pas très complexe, le vin a du pourtant du répondant, mais ne s'exprime pas encore. Un profil un peu austère pour ce Nuits Gouges 2005. TB 89 (15,5)

Vin 5 : Un nez de prune, léger alcool, plus évolué, note épice réglisse, fruit confit, fond moka et jus de viande. la bouche est large ample, charpentée, tanins un peu stricte, structure fraiche, sur la cerise, léger kirch, note tabac, puis épice réglisse, fond moka et champignon cèpe. La finale est fraiche, un peu stricte, sur la prune, le fruit confit, acidulé, cerise noire, kirch, fond moka, champignon, cèpe. Un vin à boire agréable TB 88 (15) pour ce Nuits VV de Dom Laurent 2002.


Vin 6 : Un nez plus évolué, de belle complexité, cassis mûr, note sous-bois, champignon, cèpe, pointe cuir, fond moka et fumé. La bouche est charpentée, ample, tanins soyeux, pleins, denses, précis, sur le cassis, puis la cerise noire, note champignon, cèpes grillée, fond moka. La finale est puissante, pleine, acidulée et belle persistance de cassis léger confit, épice, champignon cèpe, fond moka. Excellent 92 (16,5-17) que ce Nuits Les Saints Georges Gouges 2004

Au final, une joli soirée, de très bons à excellents vins mais pas de révélation en ce qui me concerne !

dimanche 18 mars 2018

Anniversaire et grosse série de diners

Bonjour à tous,

Sylvia a fêté son anniversaire et quelques diners arrosés nous ont fait ouvrir quelques jolies bouteilles.

Bonnes Marres Castagnier 2006 : Un nez complexe, de cassis, de fruit noir, note d'épice réglisse, girofle, puis de cuir, pointe sous bois, fond fumé classe. La bouche est charpentée, droite, presque tendue, tanins fins, précis, manque d'amplitude, de rondeur, et de gourmand pour être très grand, un poil austère en quelque sorte, mais complexe sur le cassis, la cerise, note épice réglisse, girofle, puis plus ronce, sous-bois, voir floral pivoine, fond de cuir et fumé classe. La finale au profil amer, est un peu austère, droite, plus acidulée, avec une belle persistance de cassis, de cerise acidulée, note épice réglisse, pointe ronce sous bois fond fumé et cuir classe. Excellent 93 (17) mais attention, droit, amer et donc un peu austère.

Pomerol, Chateau Rouget 2008 : Un nez séducteur ou le boisé commence à se fondre sur le fruit rouge mûr, note un poil crémeuse de fraise des bois, pointe vanille puis plus profonde cèdre, de menthe fond tabac, fumé et léger balsamique. La bouche est corpulente, large, ample, aux tanins soyeux, sur le fruit rouge mûr, fraise, framboise, note boisée fondue gourmande, léger cremeux chupa chups fraise vanille puis plus profond, cèdre, graphite voir début de cuir, fond léger menthol et fumé tabac. La finale est fraiche, tonique, acidulée, plus végétal menthol persistance intéressante de fruit rouge acidulé, toujours cette pointe vanille fraise, fond tabac, fumé et cuir. Moi j'aime beaucoup ce type de vin, un style aguicheur certes, mais pas vulgaire. Excellent 91 (16,5)

Toscane, Angelo Gaja Ca’Marcanda Promis 2008 : Un nez appétant, subtil, droit, sur le fruit noir, la mûre, puis les épices, l'orange sanguine, belles notes de cuir, sur un fond cacao chocolat classe. La bouche est droite, ample, profonde, aux tanins soyeux, un brin austère dans sa structure mais bien équilibré par une sapidité de fruit noir mûr, mûre, myrtille, note épice, orange sanguine fraiche, fond cacao et chocolat, élégant. La finale est fraiche, droite, tonique, puissante et une persistance intéressante de mûre, d'orange sanguine, d'épice, fond de cuir et de cacao, noble. Très jolis vins, Sylvia aime beaucoup, Excellent 92 (16,5+) et s'est bonifié en 4 ans.

VdP, Domaine Trévallon 2009 : Un nez très séduisant, classe, complexe, gourmand, fruit noir, cassis mûr, cerise, puis olive noire grecque, note d'épice réglisse, pain d'épice, souk, pointe végétal noble qui donne du frais, fond fumé cacao et léger balsamique. La bouche est charpentée, pleine, aux tanins précis, soyeux, presque fins, c'est ample mais aussi de la profondeur, bien tenu, intense de bout en bout, sur le cassis, la cerise confite, léger acidulé friand, note réglisse, pain d'épice fond cacao, fumé et ce coté balsamique acidulée. La finale est presque fraiche, puissante mais précise bien dessinée, belle empreinte tanique soyeuse, et belle persistance de cassis, de cerise noire, les notes d'épices, la pointe végétale noble, le fond cacao, fumé et l'acidulée du balsamique. Excellent 93-95 (17,5-18,5) et peut-être même plus dans 10 ans. Très beau vin, j'adore. Classe sans austérité, gourmand sans lourdeur... J'ai regardé les notes, à part Bettane (17), les autres critiques sont plutôt entre 16 et 16,5, ils devraient le re-gouter :-)

Sparte, Tetramythos Rotidis nature 2016 : Toujours aussi surprenant avec ce nez opulent, gourmand, sur l'abricot mur, la pêche, note exotique fruit de la passion, litchi. La bouche est ronde, ample, grasse mais une certaine tension maintient la structure droite, sur l'abricot, note exotique passion, presque litchi. La finale est ronde, grasse mais un fond frais, vif, persistance intéressante d'abricot, peche, note exotique fruit de la passion. Toujours cette impression d'un assemblage de viognier, de muscat et de gewurz (l'exotisme, la vivacité). TB 89 (15,5). 2eme bouteille et toujours du plaisir même si le vin n'est pas très complexe. A bien fonctionné avec un poulet thai coco.

Vouvray, Chidaine les Argiles 2014 : un nez avec des notes évoluées limites oxydées, qui ne sont pas ce que je préfère et plutôt rare chez Chidaine, pomme cuite, pointe kirch, un côté chaud...manque de frais. La bouche est droite, avec de la matière, bien faite mais aromatique moins profonde, fraiche, qu'habituellement sur cette cuvée. La finale est ronde sur la pomme limite cuite. B 87 (14,5). Une bouteille qui a évolué très, trop vite à mon avis. j'ai vérifié la précédente et première dégustée ressemblait plus au classique cru que j'adore habituellement.

Chambolle Musigny, Bart Les Veroilles 2013 : Un nez de framboise, groseille, puis plus mûres, note fraiche de ronce, de sous-bois, pointe épice réglisse, fond noyau cacao et fumé. La bouche est corpulente aux tanins fins, délicats, précis, c'est frais, droit, tendu mais bien enrobé, sur la groseille, la framboise, note ronce, sous-bois, pointe épice réglisse, fond de noyau, léger cacao et fumé. La finale est fraiche, tonique, précise, délicate, et belle persistance groseille, épice, fond cacao et fumé. Excellent 91 (16,5) Conforme à l'idée que je me fais de ce millésime friand, manquant un poil de fond et peut-être de matière. Un petit 2002 ?

Santa Barbara, The Ojai Vineyard Syrah 2002 : Un nez plutôt discret, cassis mur, note de poivre, pointe mentholé réglisse, fond bien intégré (pas écrasé par l'élevage) balsamique, moka et fumé, assez classe. La bouche est charpentée, droite, tanins fins précis et soyeux, de la profondeur, sur le cassis acidulé, c'est plus gourmand qu'au nez, note d'épice poivre, puis eucalyptus, fond moka balsamique plus marqué, mais cela reste très équilibré et surtout pas trop sucré et démonstratif pour un californien... La finale est fraiche, puissante, ample, et persistance intéressante de cassis, de réglisse, de poivre, de menthe sur le fond balsamique. Excellent vin 92 (17) et j'aurai pu tout à fait être sur une Syrah de l'Hermitage ou de la Cote Rotie.

Amicalement, Matthieu

samedi 3 mars 2018

Beaucoup de 2008 ces derniers temps

Bonjour à tous,

Et oui, très classiquement, j'ai rapporté beaucoup de 2008 de la cave, 10 ans obligent. Millésime frais par excellence, on sent que le travail à la vigne et à la cave était fondamental pour obtenir de jolis vins.

Riesling Ginglinger Drei Exa 2016 : Un nez séduisant fin, presque délicat d'agrume (pamplemousse, orange…), de fleur (chevrefeuille citron), pointe amande douce et fond de roche, léger cire d'abeille. La bouche est droite, tendue, voir vive bien enrobée d'une matière pleine, soyeuse, sur le citron, le pamplemousse mûr, note florale, puis plus épicée, pointe amande douce, aubépine, et fond de roche, léger cire d'abeille. La finale est saline, salivante, un gout de reviens-y redoutable, pamplemousse, citron, pointe plus frangipane qu'amande, fond de roche, de cire d'abeille. TB-Excellent 90+ 16+

Hermitage Blanc, Guigal 2011 : Un nez très séduisant, gourmand, fruit blanc et jaune, note miel puis frangipanne, pointe chevrefeuille, meringue, fond herbe séchée, foin. La bouche est ample, ronde, au beau toucher presque gras, belle structure qui tient le vin, sur le fruit jaune, la peche, note de miel, de frangipane, pointe élevage plutôt sésame, classe, fond herbe séchée, foin. La finale est ample, puissante presque, basé sur la structure plus que la vivacité, belle persistance de fruit jaune, puis frangipane, de foin, de sésame grillé, d'herbe séchée. Excellent 92 (16,5+)

Pommard, Voillot Epenots 2008 : Un nez expressif, plaisant, sur la groseille, le petit fruit rouge, note fraiche végétale, ronce, puis noyau, fond moka et fumé. La bouche est charnue, droite, tendue, voir vive, matière enrobant tout juste la fraicheur, pas très dense, mais le tanin reste rond, presque soyeux, sur la groseille, le fruit rouge juste mûr, note ronce, sous-bois, puis noyau de cerise, pointe épice, plutôt girofle, fond fumé et léger moka, ensemble léger, vif et délicat mais juste. La finale est fraiche, tonique, tout juste équilibrée mais à la belle persistance de groseille, de petit fruit rouge, plus épicé girofle et fond léger moka et fumé. TB-Excellent 91 (16,5) A boire à mon avis avant qu'il ne se décharne...

Gigondas, Guigal 2007 : Un nez séduisant, expressif, de prune, cassis, note légèrement kirchée,  cerise eau de vie, puis épice typé pain d'épice, fond léger moka, cacao. La bouche est corpulente voir charpentée, puissante, tanins soyeux, c'est ample, mûr, mais cela reste droit, presque frais, sur la prune, léger pruneaux et kirch, épice réglisse, pain d'épice, fond léger moka. La finale est ronde, ample, puissante, tanins accrochent un poil, belle persistance de prune, pruneaux, pointe kirchée, cassis mûre, épice, fond moka et cacao. Excellent 91 (16,5) Un très beau millésime pour ce Gigondas, en moyenne juste en dessous du 2010.

Terrasses du Larzac, Mas Jullien 2008 : Un nez fin, de fruit noir, note olive grecque, presque tapenade, d'épice, pointe végétale plutôt rafle ronce qu'herbe séchée, fond fumé, cacao, noyau. La bouche est charpentée, tendue, de la profondeur, tanins soyeux, bien travaillés, qui enrobent une fraicheur un peu marqué, sur le fruit noir, note rafle, ronce fraiche, légere épice, fond cacao. La finale est puissante mais équilibrée empreinte tanique douce, persistance de fruit noir, de ronce, rafle, pointe épice, fond cacao et noyau. Excellent 91 (16,5)

Côte Rôtie, Guigal Brune et Blonde 2005 : Un nez "ente 2 eaux", encore très jeune du faite de ce côté dominant de la liqueur de cassis, note d'épice réglisse, poivre, fond avec le cuir classe qui arrive et un léger fumé. La bouche est charpentée, voir robuste, grosse structure, tanins un poil accrocheur, de la fraicheur, voir vivacité, c'est tendue tout juste enrobé, puissant, une bouche qui fait jeune encore sur le cassis, la liqueur de cassis, note épice réglisse, poivre, fond moins cuir, plus fumé moka balsamique. La finale est fraiche, droite, tendue, l'empreinte tanique manque de soyeux, c'est un peu rigide avec une belle persistance de cassis, liqueur, épice réglisse et fond balsamique. TB 90 (16). Entre 2 eaux, ni jeune, ni vieux..; Et je suis surpris, je me rappelle des B&B 90 bue au début des années 2000, elles faisaient plus évoluées, plus complexes avec ses belles notes de cuir... Effet millésime (2005 pas un grand millésime pour moi, trop frais, rigide, matière pas au summum de la maturité...) ou changement de style sur la B&B... ???

Gevrey Chambertin, Rossignol Trapet, Clos Prieur 2008 : Un nez ouvert, très pinot classique, frais, de framboise, de groseille, note épice réglisse puis végétal ronce sous bois, fond fumé, classe tout ce que j'aime :-). La bouche est corpulente, structure droite, fraiche, pas une grosse matière mais des tanins soyeux, c'est sapide, léger acidulé, de framboise, groseille, note épice réglisse, puis ronce sous bois, fond fumé. La finale est fraiche pour le coup, mais équilibrée, pointe amertume classe, et persistance intéressante de framboise de groseille, puis réglisse, ronce sous bois, fond fumé classe. Moi c'est la bourgogne que j'aime, Excellent 92 (16,5+)

Cote Rotie, Cuilleron Terres Sombres 2008 : Un nez fin, séduisant, de cassis acidulé, note de poivre, de réglisse, pointe fugace œuf, fond bacon grillé puis moka et fumé. La bouche est charnue, voir corpulente, large, aux tanins pas très denses mais soyeux, très sapide, acidulée, friande, fraiche mais bien enrobée, sur le cassis, note florale plutôt violette, puis épice poivre, réglisse, fond bacon grillé et moka, c'est très séduisant avec ce coté friand, acidulé, mais équilibré. La finale est fraiche, tonique, bien enrobée, belle persistance tout en friandise de cassis, épice, poivre et réglisse, fond moka, bacon grillé. Excellent 92 (16,5+)

Amicalement Matthieu

dimanche 25 février 2018

Savoie, une soirée interessante

Bonjour à tous,

Savoie et Jura, longtemps que j'avais proposé ce thème à mes petits camarades... Enfin la semaine dernière, nous avons centré le diner sur la Savoie, à la cantine de mémé dans le 17eme (merci à eux). Et ce fut une bien intéressante soirée.



Vin 1 : Un nez très fruité, fruit jaune et blanc, abricot, pêche, des notes florales aussi, pas très complexe mais très séduisant. La bouche est ronde, avec une légère fraicheur la rendant suffisamment tonique avec sa pointe de gaz aussi, sur le fruit jaune pêche, abricot, pointe fleurie et fond de miel. la finale est ronde, sur la matière, pointe amer et persistance honnête sur le miel et la cire d'abeille. TB 88 (15) que ce Chignin, Odette 2015 de Berlioz.

Vin 2 : Un nez séduisant de pomme granny, note ambré miel, pointe de résine, fond terpénique, cire d'abeille. La bouche est ample, belle matière au toucher gras, du volume, qui tient sur une structure imposante, sur la pomme, le coing, note miel, pointe amer pamplemousse qui rafraichit, fond terpénique cire d'abeille, limite pétrole. La finale est ronde, souple, grosse matière, mais pas molle, avec une persistance honnête et friande avec un retour sur le pain d'épice . TB 89 (15,5) que ce 100% Altesse, Domaine des Ardoisières, Quart 2016.

Vin 3 : Un nez peu avenant à l'ouverture, fermentaire, croute de fromage... Puis avec l'aération arrive le fruit blanc, note d'herbes séchées, de foin, pointe florale, fond miel, cire d'abeille. La bouche est ronde, ample, joli matière, plus fine et précise que le précédent, pointe de perlant qui tonifie, c'est gourmand, sur la reine claude, la mirabelle, puis note abricot, pêche, miel, fond cire d'abeille. La finale est ronde mais avec de la profondeur, et offre une persistance honnête sur la cire d'abeille, le champignon et un retour pain d'épice séduisant. Plus précis, profond que le précédent mais moins gourmand. Et le côté fermentaire manque d'élégance. TB 89 (15,5) que ce Chignin Bergeron, Domaine Jean Vullien, Harmonie, 2015.

Vin 4 : Un nez fruit rouge, note d'épice, de bonbon anglais, ça fait très macération carbonique du Bojo. La bouche est à l'avenant, beaucouop de frutoi c'est sûr, mais le côté banane, bonbon anglais manque d'élégance à mon gout, même si les notes de poivre tiennent la route. La finale  est acidulée, fruit rouge, bonbon, toujours cette pointe banane. Ouias, bof pas mon truc, un bojo au poivre, vin plus typique de son mode de vinif que de son origine, enfin pour moi... AB 85 (14). Mondeuse Louis Magnin Brova 2012.

Vin 5 : Un nez fruit noir, note d'épice, poivre, mais aussi réglisse, pointe noyau olive noire, fond fumé et boisé léger caramel. La bouche est charpentée, tanons soyeux, c'est assez dense et structuré, sur le cassis, pointe fleurie, note épice réglisse, poivre, fond fumé et caramel. La finale est fraiche, persistance honnête sur le fruit noir, la réglisse, et ce fond boisé fumé. Joli vin, bien fait, TB 89 (15,5). Moi, je ne suis pas en Savoie mais une syrah Rhone nord. Et Serge le coquin confirme, Syrah Curtat 2015. Ah, le vieux singe, il connaît la grimace :-)



Vin 6 : Un nez exubérant à nouveau, sur le fruti rouge, le bonbon mais pas de banane cette fois, plus épicé poivre mais des note fermentaires, typé bière. La bouche est corpulente, ronde, tanins ronds, sur' la liquer de cassis, le bonbon anglais, le poivre, ça devient acidulée dans la finale, puis amer avec une persistance honnête mais ça part dans tous les sens. Ouaip, à nouveau pas mon truc... Par contre, a mon avis plus de potentiel, faut juste que le vin s'assagisse 85-87 (14-15) pour ce Domaine des Ardoisières Améthystes 2016

Vin 7 (mon apport) : Un nez de cassis, belles notes de poivre puis plus cèdre, presque menthol, camphre, fond de cuir classe. La bouche est corpulente, tanins soyeux, pas très denses, mais précis, bien tenus par la structure, sur la framboise, le cassis, note de poivre, de cèdre avec cette pointe quasi menthol, fond de cuir. La finale est ronde, fraiche avec une persistance intéressante cassis, poivre, cuir, cèdre... Joli complexité, un vin à point, à boire. TB 90 16 que cette Mondeuse de Dupasquier 2006.

Vin 8 (encore moi) : Un nez discret de champignon, fruit rouge pointe épice fugace, bref ça parle pas beaucoup. La bouche est mince, sèche, les tanins astringents jusque dans la finale, astringente, mais fraiche, presque puissante, sur le fruit rouge, le champignon, mais acide. Bof, je voulais faire Savoie et Jura, alors j'ai apporté cet Arbois Poulsard 2005 de Puffenay. Pas une bonne idée.

Vin 9 : Un nez de cassis, note épice réglisse, poivre, fond au boisé marqué moka. La bouche est droite, puissante, charpentée aux tanins fins, précis et soyeux, sur le cassis mûr, note réglisse, poivre, fond moka, balsamique. La finale est acidulée, et offre enfin une belle persistance sur le cassis, la réglisse, le poivre, et ce fond moka. TB-Excellent 91 (16,5). Un vin avec de l'ambition, à l'élevage marquée (effet de série je pense, car les vins précédents ne devaient pas voir beaucoup de bois) que je situe en Cote Rotie, je vois même Guigal Ampuis 2008, jusqu'à ce que Fabrice le place en Hermitage et je me range à son avis, un petit côté austère. A tort, car il s'agit bien d'une Cote Rotie Jamet 2006.

Vin 10 (dessert) : Un nez complexe, de fruit exotique confit, note de thé bergamote, fond pain d'épice, fruit sec. La bouche est riche, concentrée, de la liqueur, beaucoup de sucre mais bien équilibré par l'acidité, sur les fruit exotiques confit, le pamplemousse, note bergamote, pain d'épice, fond d'orange confite. La finale est sucré puissante, mais reste dans les limites de l'équilibre et offre une belle persistance. TB+ 90+ (16+) que cette Cote de Bergerac, Chateau Les Tours de Verdots L'Excellence 2001.

Au final, une soirée intéressante, allez on fera bien une spéciale jura, hein Serge ;-). En attendant la prochaine, on honorera, de Nuits, le Saint-Georges !

Amicalement, Matthieu

dimanche 18 février 2018

Les Graves blancs, c'est bon aussi

Bonjour à tous,

Voici les dernières bouteilles dégustées :

Grave, Clos Floridene 2009 : Un nez expressif très sauvignon mûr, mélangeant l'ananas et les notes végétales buis, acacia, une pointe de vanille signant un élevage bois, fond foin, herbe séchée. La bouche est ronde, ample, soyeuse, gourmande mais bien équilibré par l'aromatique végétale fraiche de buis, acacia, sur l'ananas un peu rôti, pointe vanille, et un fond herbé séchée. La finale est ronde mais pas molle, qui tient sur la belle maturité de cette structure plutôt gracieuse, et une persistance intéressante d'ananas, note végétale buis, acacia, fond herbe séchée. Très joli vin dans son style assez caractéristique. TB-Excellent 91 (16,5)

Chablis, Droin 2013 : Un nez expressif de fruit blanc, pomme granny, note de foin, mousseron, sous-bois typique, pointe typé ananas moins typique mais gourmande, fond de roche, terre. La bouche est droite, nerveuse, fraiche voir vive, traçante, sur la pomme granny, puis plus citron, note foin, mousseron, ananas disparu, fond de roche, craie, terre. La finale est fraiche, tendue, vive mais bien enrobée et belle persistance sur le citron, la pomme granny, note foin et fond de roche avec cette fois la pointe iodée. TB-Excellent 90+ (16+)

Chambolle Musigny, Amiot Servelle 2013 : Un nez frais de framboise, note ronce sous bois, fond sureau, noyau et léger fumé. La bouche est corpulente, tanins fins et précis pas d'une grande densité, de la fraicheur, sur la framboise, note ronce, sous bois, fond noyau et fumé. La finale est fraiche, persistance honnête de framboise, note sous bois, ronce, puis un léger boisé vanille apparaît, fond noyau. B-TB 87 (15). Un classique représentant bien ce millésime tendre et frais qui fait actuellement un bon compagnon de table.

Vougeot, Clerget Les Petits Vougeot 2006 : Un nez expressif de joli complexité, bien que mat, effet millésime, sur la framboise, note d'épice réglisse, pointe sous-bois champignon, fond fumé classe. La bouche est charpentée aux tanins soyeux, pas très denses mais bien structurés, c'est droit, de la profondeur, sur la framboise, les épices, poivre, réglisse, note sous-bois, champignon, fond de vieux cuir classe. La finale est plutôt fraiche, en tout cas tonique, mais dans un profil mat, framboise, réglisse, fond de cuir. TB -Excellent 90 (16+) Mais Sylvia trouve le vin très amer, moi je ne l'ai pas senti.

Coteaux du Languedoc, Domaine Montcalmes 2008 : Un nez plutôt avenant mais de vin "travaillé" âgé, sur le pruneau, note de réglisse puis vanille, pointe kirchée de vin évolué, fond moka. La bouche est corpulente, ample, tanins soyeux mais un poil fluide, pas très denses mais bien tenues par la fraicheur, sur le pruneau, le fruit noir confit, puis acidulé par la fraicheur, note épice réglisse, puis marqué kirch, cerise eau de vie, evolué, fond moka. La finale est fraiche, acidulée, un peu agressive manquant un peu de chair, persistance honnête de pruneau, cerise kirch, moka. Oui c'est bon mais je lui trouve un côté vin évolué technique que je trouve pas d'une grande élégance même si cela reste friand, sucré, acidulé. TB 88 (15) A nouveau, je l'ai préféré dans ces premières années (Juin 2011) et mes notes le confirment (91 - 88 - 90 - 90 - 91 - 88)

Amicalement, Matthieu